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Les investissements étrangers en Belgique sont en baisse

Dans le dernier « Baromètre de l’Attractivité belge » d’EY, la Belgique conserve sa sixième place au classement des pays européens d’investissement les plus attrayants. Mais tandis que les investissements étrangers ont en moyenne augmenté de 4 % en Europe en 2011, ils ont diminué de 4 % chez nous sur cette même période.

Traditionnellement, la Belgique cède la priorité aux grandes économies occidentales, comme le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et l’Espagne. Dans le nouveau Baromètre, les Pays-Bas passent eux aussi devant. « Les investisseurs interrogés estiment que la Belgique n’est plus un concurrent réel des Pays-Bas », explique Herwig Joosten, Managing Director Tax chez EY. « Notre pays doit d’urgence inverser la tendance pour suivre ses voisins du nord. » Les politiques doivent comprendre que les investisseurs étrangers restent le coeur de notre innovation et de nos exportations.

Pays-Bas - Belgique : 1-0
Quelque 27 % des chefs d’entreprise interrogés indiquent avoir des projets concrets de mise en place ou d’extension d’un site aux Pays-Bas, contre 21 % en Belgique. On doit désormais compter avec les Pays-Bas, qui pratiquent une politique de promotion des investissements continue. Les Pays-Bas font la différence grâce à leur régime fiscal et à l’Innovatiebox, une série de mesures très attrayantes pour les entreprises étrangères. Sans parler des nombreux projets écologiques. Il s’agit à 79 % de nouveaux projets, pas d’extensions de projets existants. En Belgique, ces nouveaux projets représentent 65,4 % de tous les investissements, ce qui est positif. Avec 100 projets écologiques sur 153 investissements directs étrangers, notre pays reste relativement bien placé. Il dépasse, par ailleurs, toujours les Pays-Bas en matière d’expertise dans des secteurs spécifiques comme la chimie, la pharmacie et l’industrie automobile.

Pilier bruxellois
Les résultats de Bruxelles sont, en outre, positifs. Ces excellentes performances de la capitale permettent à la Belgique de limiter les dégâts. Le nombre d’investissements étrangers y est passé de 20 à 40 en 2011. Bruxelles enregistre ainsi un score historiquement élevé et dépasse la Wallonie qui n’affiche qu’une légère hausse par rapport à la mauvaise année de 2010. Le Hainaut en particulier attire les investisseurs en passant de 12 à 21 projets d’investissement. Liège progresse quelque peu (de 6 à 9). Le Brabant wallon passe de 11 à 7 projets. Namur et le Luxembourg restent stables. En Flandre, la forte croissance de l’an dernier n’a pas été consolidée. A Anvers, les investissements ont même diminué de plus de moitié : de 55 à 25. Le Limbourg (de 13 à 5) et la Flandre orientale (de 17 à 11) essuient également un revers. Seuls le Brabant flamand (de 15 à 21) et la Flandre occidentale (de 8 à 12) ont vu le nombre d’investissements étrangers augmenter

Intérêt croissant des BRIC
Les Etats-Unis et nos voisins représentent 58,8 % de tous les investissements directs étrangers en Belgique. Les Américains sont comme toujours en tête de la liste des investisseurs étrangers dans notre pays. Mais en 2011, les investissements américains ont retrouvé leur niveau de 2008, passant de 50 à 38 investissements. L’Allemagne (11 investissements) et les Pays- Bas (10 investissements) sont aussi en baisse, mais restent importants. La France (17 investissements) et le Royaume-Uni (13 investissements) manifestent un intérêt accru. Autre aspect positif : la part de l’investissement des pays BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) ne cesse d’augmenter. Ils représentaient en 2011 11,8 % des investissements étrangers. Un beau score au niveau européen. La Chine et l’Inde sont les principaux investisseurs du groupe BRIC avec 8 et 6 projets. La Russie montre elle aussi un intérêt grandissant. Nous sommes passés de 1 projet en 2010 à 4 en 2011.

Création d’emploi en baisse
Alors que les investissements directs étrangers assuraient il y a 2 ans la création de 4 010 nouveaux emplois, ils n’en ont assuré que 3 599 en 2011, soit une baisse de 10 %. Un chiffre remarquable au vu de l’augmentation de 15 % de la création d’emploi grâce aux investissements étrangers partout ailleurs en Europe. « C’est logique : si les investissements diminuent, la création d’emplois en fait autant », explique Herwig Joosten. « Mais un nouveau projet d’investissement ne crée chez nous que 23 emplois, contre 40 en moyenne en Europe. Le coupable ? Les charges salariales. Toutes les statistiques des organisations internationales indépendantes affirment que la Belgique présente les charges salariales les plus élevées d’Europe. Notre enquête de perception montre aussi que les investisseurs étrangers considèrent les charges salariales et sociales comme un problème dans notre pays».

Même si les résultats belges déçoivent, l’Europe occidentale maintient sa position mondiale en termes d’attractivité. La Chine reste le pays d’investissement le plus attrayant pour 44 % des investisseurs. Le fossé avec l’Europe occidentale, classée deuxième avec 33 %, ne cesse de se creuser.

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