Baromètre 2013 de l’Attractivité belge

Le temps est venu de passer à l’action

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L’Europe et la Belgique ont connu une année 2012 très difficile. Les chefs d’entreprise ont dû se battre pour protéger leurs bénéfices, mis à mal par les mesures gouvernementales d’austérité, l’incertitude mondiale chronique et le faible niveau de confiance des consommateurs.

Les décideurs politiques européens, pour leur part, se sont efforcés de préserver l’identité d’un continent en proie à la récession tout en se débattant avec le ralentissement économique, le chômage massif et la flambée de la dette publique.

Si certaines mesures politiques importantes ont été adoptées, leur impact reste limité et il reste beaucoup à faire.

Le baromètre Europe de cette année montre que les difficultés actuelles n’ont pas réduit à néant la confiance des investisseurs dans le vieux continent. Les investisseurs étrangers semblent raisonnablement confiants quant à la capacité du continent à surmonter cette période difficile et à en ressortir plus fort. En attendant, les pouvoirs publics européens reconnaissent le rôle essentiel des IDE pour créer de l’emploi et booster leurs économies.

Le baromètre montre que la Belgique obtient d’excellents résultats en matière d’investissements directs, mais une fois ces chiffres analysés dans le détail, on aboutit à une image plus nuancée de l’attractivité du pays :

1 Plus de projets, moins d’emplois

En 2012, la Belgique est devenue le cinquième principal bénéficiaire des projets d’investissements en Europe. Avec 169 projets (+ 10,5 %) le pays atteint son meilleur score depuis 2007. L’Europe enregistre quand à elle une chute de 2,8%.

Pourtant les bénéfices en termes de création d’emplois en Belgique sont médiocres. On observe une forte diminution (18%) alors que le nombre d’emplois moyen en Europe augmente de 8%. Il s’agit du plus mauvais score jamais enregistré en termes de création d’emploi. La Belgique disparaît ainsi du top 15 en matière d’emploi.

Investissements directs étrangers par pays

Investissements directs étrangers par pays

2 Services aux entreprises, vente et marketing secteurs préférés des investisseurs étrangers.

Cette année, ces deux secteurs représentent 72 à 75 projets d’investissements. Les entreprises actives dans l’industrie alimentaire, les produits chimiques, les machines et équipements, le plastique et le caoutchouc et les instruments scientifiques ont également augmenté  leurs investissements. Le nombre de projets de l’industrie manufacturière a fait un bond de 83,9 % pour atteindre 57 projets. Il s’agissait cependant principalement de projets d’expansion et non de projets greenfield. Cependant, la création d’emploi moyenne fut importante : 1.359 emplois sur 2.939 au total.

3 Projets greenfield en augmentation

La Belgique a connu une nouvelle hausse du nombre de projets sur site vierge (greenfield) passant de 100 en 2011 à 107 projets sur 169 au total en 2012. La majorité des projets greenfield a été réalisée en Flandre (51 ou 48 %), viennent ensuite Bruxelles (35 ou 33 %) et la Wallonie (21 ou 20 %).

4 Les Etats-Unis restent le plus gros investisseur en Belgique

Avec 41 investissements sur 169, les États-Unis restent le plus gros investisseur en Belgique. Les pays limitrophes restent également responsables d’une part conséquente des investissements directs étrangers en Belgique : France (21/169), Allemagne (16/169), les Pays-Bas (11/169) et le Royaume-Uni (9/169).

Le nombre d’investisseurs émanant des pays BRIC et du Japon diminue en Belgique, ce groupe de pays représente désormais 8%  des investissements contre 12% en 2011.

5 La Flandre reste la 1ere région d’investissement

En 2012, la Flandre remporte 80 investissements sur 169 (47 %), la Wallonie en compte 52 (31 %) tandis que Bruxelles en a 37 à son actif (22 %).

6 Perspectives d’avenir

Les investisseurs estiment que pour rester dans la course, la Belgique doit définir une vision à long terme et prendre des mesures structurelles sur divers fronts : réduire les charges salariales (46 %), relâcher la pression fiscale (35 %), soutenir les industries high-tech et innovantes (23%), faciliter le fonctionnement des petites et moyennes entreprises (19 %) et continuer à améliorer le système d’enseignement et de formation (17 %).

Pour en savoir plus, téléchargez le rapport complet (pdf, 3mb).