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Construire un monde qui fonctionne mieux

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La mondialisation est une réalité évolutive et complexe avec laquelle les chefs d’entreprise doivent composer chaque jour. L’ouverture d’esprit, la diversité, la préséance donnée à l’équipe et l’analyse et l’interprétation de toutes les données sont dès lors des qualités essentielles pour les futurs entrepreneurs, affirme Rudi Braes, managing partner chez EY. « Avec notre Vision 2020, nous voulons également y contribuer. »

Àmaints égards, entreprendre ne sera pas tellement différent dans le futur. Les chefs d’entreprise tiennent déjà compte de la mondialisation, de l’essor des pays et des marchés émergents, du vieillissement de la population et des évolutions technologiques rapides. « La grande différence ? Le monde sera de plus en plus globalisé, deviendra plus complexe et exigera davantage d’interconnectivité », explique Rudi Braes, managing partner chez EY et membre de l’EMEIA Executive Comittee. « Les chefs d’entreprise devront être présents dans les pays émergents pour réussir, en particulier compte tenu de la taille réduite de notre pays. La Belgique est la quatrième économie la plus ouverte du globe. Pour grandir, les entreprises doivent penser à l’internationalisation. »

En outre, les entreprises ne peuvent échapper à l’évolution technologique. « En 1994, une personne sur mille possédait un téléphone mobile », explique Rudi Braes. « À présent, on en dénombre 5 milliards. C’est une hausse incroyable. Cela signifie que les entreprises doivent apprendre à fonctionner autrement, mais aussi qu’elles collectent et doivent interpréter beaucoup plus d’informations. » Ces dernières années ont également été marquées par un durcissement de la réglementation. « C’est aussi un facteur dont doivent tenir compte les entreprises. »

« La mondialisation n’est pas un phénomène nouveau, mais elle change de caractère », ajoute Jan Grauls, senior advisor chez EY. « La complexité et la vitesse sont les principaux défis des entreprises, aujourd’hui et à l’avenir. Pour les entreprises, cela signifie qu’elles doivent redoubler d’efforts pour suivre toutes les évolutions. Chaque entreprise est obligée de s’adapter en permanence aux marchés étrangers. Le comportement du consommateur ne cesse de changer, lui aussi. Le consommateur asiatique, par exemple, présente un autre modèle de comportement que son homologue occidental. Les entreprises doivent non seulement adapter leur offre de produits, mais aussi leur circuit de livraison. »

Il sera important de comprendre les marchés locaux pour réussir à l’avenir. « Bien entendu, votre organisation pourra utiliser votre réseau, mais vous ne devez pas oublier d’être bien connecté au marché local », explique Rudi Braes. « Il faut combiner une vision globale à une autonomie locale. » En outre, il est indispensable de comprendre les informations. Quelle que soit la quantité de données dont il dispose, il importe avant tout que le chef d’entreprise soit capable de les interpréter au mieux. C’est pourquoi nous attachons une grande d’importance à l’analyse des données, à la fois au sein de notre organisation et pour nos clients. » En outre, les partenariats avec les entreprises établies dans les régions émergentes sont cruciaux. « Il sera difficile de survivre si vous ne pouvez pas faire appel à des partenaires fiables », indique Jan Grauls.

Diversité

Non seulement entreprendre est donc de plus en plus complexe, mais tout s’est accéléré. Ce qui exige différentes compétences. L’ouverture d’esprit et la diversité sont deux caractéristiques essentielles, selon Rudi Braes. « Idéalement, on veillera à ce que le conseil d'administration soit composé de personnes de différentes cultures, avec un bagage sociologique et technologique aussi varié que possible. Une entreprise qui veut réussir doit également intégrer une culture de l’innovation. Ce renouvellement sera parfois déclenché par l’arrivée d’une nouvelle génération qui communique d’une manière totalement différente. » Vu la complexité d’un monde en évolution permanente, les chefs d’entreprise devront également mieux estimer les facteurs ambiants. Jan Grauls: « C’est pourquoi il est primordial que les chefs d’entreprise se fassent conseiller pour être certains d’agir de manière adéquate. La fonction de conseil gagne en importance. L’idée est de commencer par solliciter des conseils de qualité, puis de décider soi-même. » Jan Grauls voit la société s’écarter de plus en plus du modèle d’autorégulation. « On constate une tendance au durcissement de la régulation. Non seulement dans notre secteur, mais aussi au sein des administrations publiques et des institutions financières. L’Europe développe des instruments destinés à imposer certaines règles déontologiques aux entreprises et aux organismes financiers. »

Une régulation accrue va bien entendu de pair, non seulement avec une plus grande complexité, mais aussi avec plus de durabilité et moins de volatilité. L’entreprise durable, et plus précisément l’entreprise socialement responsable, est aujourd’hui l’une des priorités de nombreuses entreprise. « Je remarque que les chefs d’entreprise attachent de plus en plus d’importance à la durabilité. Pas uniquement à des bénéfices et à une croissance durables, mais également à un profit durable pour la société dans laquelle opère l’entreprise. Si nous pouvons renforcer et consolider cette tendance, c’est une bonne chose », estime Jan Grauls. « La durabilité est souvent assortie d’un label écologique, mais elle va beaucoup plus loin », ajoute encore Rudi Braes.

« Elle inclut également la durabilité des résultats. Il ne faut pas uniquement s’intéresser au trimestre suivant, mais aussi aux exercices futurs. Cette continuité est importante. »

Vision 2020

EY contribue à cette évolution avec Vision 2020. « Cette vision prend sa source dans le regard que nous portons sur la société et l’idée que nous nous faisons des éléments qui sous-tendent la défiance vis-à-vis de la situation économique. » Dans sa Vision 2020, EY a défini le rôle qu’elle pouvait jouer pour la société et ses ambitions.

« La société attend de nous que nous participions à la création de confiance, que nous mettions nos connaissances à sa disposition et que nous cherchions à former des collaborateurs compétents. Nous motivons et inspirons nos collègues afin qu’ils prodiguent les meilleurs conseils à nos clients. Nos collaborateurs bénéficient d’une formation pointue dans les hautes sphères du monde entrepreneurial et politique. Ils sont formés pour participer à la construction de ce monde meilleur. S’ils quittent malgré tout notre entreprise, nous espérons avoir créé des futurs leaders. » Avoir de nombreuses compétences en interne permet d'augmenter la qualité de l'audit. « La croissance et les compétences ne sont pas incompatibles avec la fonction d'auditeur », affirme Rudi Braes. « Au contraire: ces atouts relèvent le niveau de qualité de l'audit parce que davantage de connaissances peuvent être sollicitées. Or, la qualité et la fiabilité doivent toujours constituer une priorité. C'est pourquoi l'analyse approfondie de données revêt également une telle importance.

En rassemblant et en analysant intelligemment les données, on parvient à en apprendre davantage et on offre un surcroît de qualité et une valeur ajoutée à la société. Nous nous concentrons sur l'exceptional client service en sollicitant les équipes les plus performantes, partout dans le monde. »