L’innovation collaborative, un processus durable

Cognistreamer suit chaque projet d'innovation

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Un contexte économique difficile et une pression concurrentielle intense obligent les entreprises à ancrer l’innovation dans leur ADN. CogniStreamer les y aide en leur fournissant des plateformes logicielles et des services qui facilitent le processus d’innovation. Un entretien avec le CEO Hein De Keyzer sur le comment et le pourquoi de l’innovation en tant que processus durable.

Qu’est-ce que l’innovation collaborative ?
Hein De Keyzer
: Nous voulons donner à des personnes motivées, qui partagent une vision, la technologie adéquate pour innover ensemble en échangeant des idées, des informations et des travaux. L’innovation peut naître spontanément, mais elle demande du temps. Vous pouvez intensifier le processus d’innovation si vous parvenez à le cibler. Pour favoriser ce ciblage, nous avons d’abord étudié les interactions humaines qui mènent aux innovations. Ensuite, nous avons recherché une technologie à même de faciliter ces interactions. Internet et les médias sociaux offrent des outils fantastiques pour approfondir et élargir la collaboration. C’est à partir de ces conclusions que nous avons développé nos plateformes logicielles.

Incrémentielle ou de rupture

Existe-t-il plusieurs types d’innovation ?
Hein De Keyzer
: Pour simplifier les choses : l’innovation incrémentielle consiste à mieux faire les choses, alors que l’innovation de rupture (disruptive innovation) consiste à faire de meilleures choses. Si vous ne visez que l’innovation incrémentielle, vos concurrents vous dépasseront sur le long terme. À un moment donné, vous devez sortir de votre zone de confort et proposer des innovations de rupture. Mais ce sont des processus très différents.

Comment facilitez-vous ces différents processus ?
Hein De Keyzer:
Innover, c’est fondamentalement mettre des connaissances en relation, et ces connaissances se trouvent dans le cerveau des gens. Vous devez donc faire en sorte que différentes idées puissent se croiser de manière structurée. Notre logiciel permet par exemple de mettre tous les collaborateurs au défi d’apporter de nouveaux éléments pour résoudre un problème défini ou une question donnée.
Lorsque vous invitez vos collaborateurs à imaginer des innovations incrémentielles, vous pouvez obtenir assez rapidement un certain nombre d’idées concrètes, parce que vous travaillez à l’intérieur de leur zone confort. Le logiciel vous permet notamment d’attribuer un score aux idées et de classer les participants selon leur niveau d’expertise et leur intérêt. Vous canalisez ainsi les idées et les collaborateurs vers l’innovation. L’innovation de rupture exige plus de précautions, par exemple en demandant d’abord des intuitions, des suggestions. Dans ce cas, on obtient des réponses du type : « Consultez ce site Web, voyez ce professeur, lisez cet article ». Avec le temps, elles donneront naissance à des fragments d’idées que nous appelons sparks. Si tout se passe bien, ces sparks vont interagir pour former des concepts utiles. Ce processus peut prendre beaucoup de temps, mais il est nécessaire de l’entretenir si l’on veut qu’il porte ses fruits.

Pouvez-vous mesurer le résultat de ces processus ?
Hein De Keyzer
: Avec notre plateforme logicielle, nous surveillons précisément la phase dans laquelle se trouve chaque trajet d’innovation, la manière dont il est alimenté, la qualité de l’apport, les contributeurs aux différentes phases, la quantité de feedback positif et négatif. Cette vue globale permet d’apporter les impulsions requises au moment adéquat, de donner plus d’oxygène à un projet d’innovation ou de l’arrêter net. L’expérience que nous avons accumulée avec nos clients nous apprend que ces critères sont des indicateurs de performance utiles. Ils permettent de transformer le renouvellement en un processus continu. Car c’est notre objectif : introduire la durabilité dans l’innovation vue comme un processus.