Le Tax Director, Business Partner

Nouvelles tendances en matière de fiscalité

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Les fonctions fiscales ont énormément évolué ces dernières années. Le Tax Director n’est plus un expert technique, mais un véritable partenaire d’affaires. Un aperçu des grandes tendances qui sous-tendent cette évolution.

1. Un autre profil pour le Tax Director

L’image d’un expert technique isolé ne correspond plus du tout au Tax Director contemporain. Après les économies de crise, les entreprises qui réussissent se concentrent à nouveau sur la croissance et les nouveaux marchés. Tout comme les autres responsables financiers, le Tax Director est non seulement invité à faire plus avec moins de moyens, mais surtout à soutenir le processus de croissance en tant que Business Partner à part entière, et à tirer lui aussi l’entreprise vers l’avant. Ce n’est possible que par une communication intense avec les managers de toutes les branches de l’entreprise. Outre son bagage traditionnel, le Tax Director doit donc disposer de toute une série de compétences : il doit avoir l’esprit d’équipe et savoir communiquer, posséder des aptitudes en gestion humaine, comprendre les possibilités qu’offre un support technologique adéquat et être attentif à la gestion des risques.

2. La politique fiscale

Avec des budgets nationaux sous pression et des administrations fiscales qui communiquent de mieux en mieux entre elles, la politique fiscale et les activités de préservation relèvent de plus en plus du coeur d’activité de l’entreprise. Les entreprises qui comprendront trop tard l’impact de cette tendance seront plus rapidement confrontées à des contrôles plus intenses et plus fréquents des administrations fiscales. Il est crucial de se montrer proactif et de mettre la vision du département fiscal en adéquation avec la stratégie de l’entreprise.

3. Optimalisation fiscale

Au sein du département fiscalité, les entreprises délaissent de plus en plus le respect des oblications fiscales au profit de l’optimalisation fiscale. Ceci n’est possible que si les différents processus de tax-compliance sont suffisamment automatisés et sous contrôle, qu’ils s’opèrent en interne ou qu’ils soient sous-traités. Ce n’est que dans ces conditions que le Tax Director disposera du temps et de l’énergie requis pour analyser de manière proactive l’ensemble de la chaîne logistique ou mettre sur pied un projet permettant d’accélérer par exemple la récupération des crédits TVA.

4. Gestion des risques

Avec la régulation et la globalisation croissantes, la pression en faveur d’une définition et d’une documentation claires des processus se fait de plus en plus sentir. Les Tax Directors doivent jouer un plus grand rôle dans la gestion des risques et sont de plus en plus impliqués dans l’élaboration et le contrôle des processus. Souvent, le Tax Director va identifier de manière proactive les domaines à risque en concertation avec les autres fonctions au sein de l’entreprise.

5. Mesure de performance

Nous sommes confrontés au besoin croissant de quantification et de benchmarking de la performance du département fiscal. Il s’agit d’évaluer non seulement ses membres et son organisation, les mandats, la technologie et les données, mais également les processus fiscaux. De telles analyses permettent à l’entreprise de réorganiser son département fiscal de manière rationnelle.

6. Durabilité

La réorganisation de département fiscal n’est pas uniquement centrée sur une gestion efficace des coûts. La priorité est l’alignement de la politique fiscale (et de gestion des risques fiscaux) sur la vision stratégique générale de l’entreprise. Dans ce processus, les parties prenantes internes doivent définir le profil fiscal visé pour l’entreprise dans un langage clair. C’est indispensable pour garder durablement sous contrôle les différentes facettes du département fiscal. Le rôle du Tax Director et de son département fiscal a beaucoup évolué et cette évolution n’est pas terminée. Il ne suffit plus de se concentrer sur le passé. Pour être un Business Partner efficace et pouvoir maîtriser des risques complexes de manière durable dans un environnement dynamique, le Tax Director doit également se concentrer sur le présent et l’avenir. Ce n’est que de cette façon qu’il pourra répondre aux véritables besoins des activités opérationnelles. Conséquence ? Il jouira d’une plus grande estime au sein de l’entreprise, tant dans son rôle traditionnel d’expert technique que dans son nouveau rôle de Business Partner.