La Belgique se hisse de la 6e à la 4e place dans le classement des économies les plus ouvertes

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Bruxelles, le 23 janvier 2012 – À la veille du Forum économique mondial de Davos, EY dévoile son indice de globalisation annuel. La Belgique obtient des résultats particulièrement élevés et grimpe de la 6e à la 4e place dans le classement des économies les plus ouvertes. Dans le top 4, on retrouve donc Hong Kong, l'Irlande, Singapour et la Belgique. Malgré ces résultats positifs, tant les autorités que les entreprises doivent tirer des enseignements de ce rapport et prendre des mesures afin de veiller à une croissance durable. L'indice de globalisation annuel d'EY mesure l'ouverture des 60 plus grandes économies mondiales sur la base de critères répartis en 5 catégories : l'ouverture au commerce international, les mouvements de capitaux, les échanges de technologies, la mobilité de la main-d'œuvre et l'intégration culturelle. En comparaison avec les chiffres de 2010, la Belgique s'est améliorée à presque tous les niveaux. Rudi Braes, Managing Partner d'EY Belgique, s’en explique : « La Belgique s'est toujours très bien positionnée dans l'indice de globalisation, ce qui est logique au vu de la taille de notre pays et de l’importance de l’exportation et des investissements étrangers en Belgique pour notre prospérité et notre économie. Mais cela signifie aussi que les perspectives économiques belges dépendent dans une large mesure de l'évolution de la situation mondiale. » 

Les entreprises internationales ne voient pas l'avenir d'un bon œil

Cet indice de globalisation démontre qu'après un creux en 2009, les plus grandes économies poursuivent tout de même leur globalisation. Pourtant, un sondage effectué à l'échelon mondial auprès d'un millier de chefs d'entreprise révèle que plus de 50 % d'entre eux pensent que l'économie sera de nouveau en proie à une récession fin 2012. Pour une petite économie ouverte comme celle de la Belgique, il s'agit là de mauvaises nouvelles, étant donné qu'elle dépend largement de développements macroéconomiques sur lesquels elle n'a que peu ou pas de prise. Cet éventuel deuxième choc économique impose une stratégie adaptée de la part des entreprises et du pouvoir politique.

Il est également frappant de constater que 74 % des chefs d'entreprise interrogés se disent encore convaincus de l'importance vitale des marchés émergents pour les perspectives de croissance futures. Mais le modèle opérationnel est en train de changer. « Etre présent sur les marchés en expansion avec des processus globaux standardisés ne suffit plus. Il est crucial de trouver le bon équilibre entre la connaissance locale et la coordination mondiale pour réussir. Une meilleure connaissance des comportements des parties prenantes en termes d’investissements sur les marchés à forte croissance est essentielle. La concurrence vient en effet de plus en plus de nouveaux acteurs qui sont apparus sur le marché cible. Pour ces investissements, la discipline financière prend également plus d’ampleur, puisque ces derniers sont de moins en moins financés par le marché domestique. Pour ce faire, il est primordial d'avoir une connaissance approfondie du marché local », avertit Rudi Braes. « Un des plus grands défis pour les entreprises qui veulent évoluer sur ces marchés à forte croissance consiste à enrichir une stratégie d'entreprise globale d'un contenu régional. La souplesse est dès lors d’une importance capitale pour les entreprises. »

La crainte du protectionnisme

Le sondage révèle également que près de 90 % des personnes interrogées craignent qu'en cas de récession à double creux, les responsables politiques prennent davantage de mesures protectionnistes afin d'assainir à nouveau les finances publiques, ce qui aurait une influence négative sur les bénéfices futurs des entreprises. « Le climat économique houleux et les déficits publics béants poussent de plus en plus les dirigeants politiques à adopter une approche protectionniste », poursuit Rudi Braes.

La Chine, amie ou ennemie ?

L'étude présage également un important réaménagement des relations économiques mondiales. Les économies émergentes tentent de s'affranchir quelque peu des marchés traditionnels, dont fait partie la Belgique, en accordant une plus grande attention à la demande intérieure. Malgré cela, la grande majorité des entreprises considèrent ces pays comme cruciaux pour la croissance future. A noter que 46 % des personnes interrogées pensent que la Chine connaîtra un dramatique repli économique dans les 5 prochaines années. Un tiers des répondants émet le même jugement en ce qui concerne l’Inde et le Brésil.

Indice des pays :

  1. Hong Kong
  2. Irlande
  3. Singapour
  4. Belgique
  5. Suède
  6. Danemark
  7. Pays-Bas
  8. Suisse
  9. Finlande
  10. Hongrie