De plus en plus d’entreprises optent pour la facturation électronique

  • Share

View this page in Dutch - English 

Les entreprises belges donnent le ton en Europe

Bruxelles, le 26 avril 2012 – D’après le CFO Barometer, une enquête menée à l’initiative de CFO Magazine et d’EY auprès d’un échantillon représentatif de directeurs financiers belges dans des moyennes et grandes entreprises, 36 % des entreprises belges pratiquent d’ores et déjà la facturation électronique. Par ailleurs, 35 % supplémentaires projettent de l’instaurer dans les deux ans à venir. La nouvelle réglementation européenne sur l’e invoicing a incontestablement joué un rôle favorable en assouplissant les recommandations en matière de TVA et les règles relatives aux formats électroniques et aux systèmes imposés. Pour les entreprises, le défi est aujourd’hui de convaincre les clients et les fournisseurs des avantages mutuels de la facturation électronique. 

La facturation électronique en pleine progression
La montée de la facturation électronique, que l’on devinait depuis un certain temps, vient d’être confirmée par une enquête réalisée par EY en collaboration avec CFO Magazine. Mieux encore, le récent CFO Barometer indique que la Belgique compte parmi les meilleurs élèves de la classe européenne. Quelque 36 % des entreprises belges ont en effet recours à la facturation électronique, alors que la moyenne européenne se situe entre 20 et 30 %. Selon le baromètre, le choix des entreprises belges est fondé sur trois raisons : l’augmentation de l’efficacité, la diminution des coûts et la réduction de l’empreinte écologique. « La réflexion des entreprises ne se limite pas à la recherche d’économies de coûts en situation de crise », précise Marc Joostens, associé chez EY, qui dirige le centre d’excellence pour la facturation électronique au sein de la structure EMEIA. « Leur approche est beaucoup plus positive, et axée sur l’amélioration et l’automatisation des processus. D’autre part, le renforcement du contrôle du processus de facturation et l’efficacité de l’archivage influencent clairement leur choix. »

La facturation électronique, un choix judicieux
« Le rendement d’un investissement dans la facturation électronique reste néanmoins un sujet délicat pour les CFO “obsédés” par les chiffres », affirme Sarah Heuninck, rédactrice en chef de CFO Magazine. Pour un quart des entrepreneurs interrogés, l’investissement est rentabilisé assez rapidement. Si l’horizon temporel du return on investment dépend inévitablement du contexte, il est généralement possible de rentabiliser la facturation électronique dans un délai de 3 ans, voire 1 an dans certains cas. Singulièrement, près de 31 % des CFO interrogés avouent ne pas savoir si leur investissement est rentabilisé. Il est pourtant essentiel qu’ils adoptent une approche réfléchie et méthodique. « Souvent, la vue d’ensemble est négligée au profit d’une vision assez fragmentée, ce qui entraîne des retards importants dans l’analyse et la mise en œuvre de la facturation électronique. Le plus souvent, une réflexion approfondie permet de cerner rapidement les avantages », explique Marc Joostens.

Sarah Heuninck : « Il faut l’admettre, il n’est pas toujours évident de calculer le ROI en pratique. Les choses sont relativement simples pour les factures clients mais il n’en va pas de même pour les factures fournisseurs car il faut effectuer plusieurs analyses. » Ce qui explique peut-être la différence relative dans l’utilisation de la facturation électronique : sur les entreprises qui ont opté pour la facturation électronique, 72,1 % y ont recours pour la facturation clients et seulement 58,1 % pour la facturation fournisseurs.

Une nouvelle directive européenne pour faire changer les choses ?
Bien que l’Union européenne cherche depuis longtemps à encourager la facturation électronique, la législation existante ne permettait pas d’atteindre le but recherché. Ainsi, il est apparu que les entreprises parvenaient difficilement à maîtriser la situation en raison de la multiplicité et, parfois, de la rigidité des obligations à respecter, a fortiori dans un contexte international. Une nouvelle directive, qui doit être transposée pour le 1er janvier 2013, crée un cadre plus souple qui devrait permettre de dissiper de nombreux doutes. Marc Joostens la considère comme « un nouveau catalyseur potentiel en vue d’une percée définitive de la facturation électronique… à condition que les États membres ne l’interprètent pas chacun d’une manière différente. »

Le succès de la facturation électronique dépendra dans une large mesure de l’entente entre les entreprises et l’administration fiscale. Sur ce plan, les entreprises devront veiller à mettre en place des processus et des contrôles internes performants, offrant les garanties nécessaires en termes d’authenticité, d’intégrité et de lisibilité des factures. Chaque entreprise (avec ou sans aide extérieure) sera responsable de la transparence du processus de facturation dans son ensemble. En cas de contrôle par l’administration fiscale, l’entreprise devra pouvoir prouver qu’il ne s’agit pas de factures fictives, par exemple en documentant la procédure de facturation et d’archivage. D’après le CFO Barometer, 35,4 % des entreprises misent déjà sur la sécurité et font appel à un conseiller externe pour vérifier la conformité de leur processus de facturation électronique par rapport aux règles de la TVA.

Entreprises, clients et fournisseurs : même combat ?
Le degré d’acceptation du nouveau processus par les clients et/ou les fournisseurs fait partie des principaux facteurs de réussite d’un projet de facturation électronique. Les entreprises ont encore un défi important à relever dans ce domaine car l’enquête révèle que les appréhensions sont fréquentes chez les uns comme chez les autres. Si les fournisseurs se montrent plus confiants que les clients, chaque partie craint notamment que la récupération de la TVA ne soit menacée par un manque de conformité aux règles de la TVA. Marc Joostens insiste sur l’importance de la communication : « Il est essentiel d’instaurer une communication ouverte et ponctuelle avec les parties externes. Il faut leur donner une bonne vue d’ensemble sur le processus et la conformité à la TVA pour les rassurer. » Enfin, le CFO Barometer a également montré l’importance de disposer d’un trajet correctement balisé et d’impliquer tous les membres de l’entreprise dès le départ. Pour réussir, le projet doit remporter l’adhésion de l’organisation tout entière.

À propos du CFO Barometer
Le CFO Barometer est une initiative de recherche indépendante menée par la rédaction de CFO Magazine en partenariat avec EY. Chaque mois, un questionnaire portant sur un thème actuel en rapport avec la gestion financière est soumis à un échantillon représentatif composé d’environ 200 directeurs financiers belges d’entreprises moyennes à grandes, dont certaines sont des multinationales. Dans la mesure où le CFO Barometer se caractérise par une portée locale, ses résultats sont particulièrement représentatifs du marché belge et il constitue un outil de benchmarking efficace pour les CFO actifs en Belgique.

Tous les résultats du CFO Barometer sont également disponibles sur la version tablette de CFO Magazine et sur www.cfobarometer.be

À propos d’EY
EY est un leader mondial en matière de services professionnels dans les domaines de l’audit, la fiscalité, la comptabilité, les transactions et le conseil. Nos 152.000 collaborateurs, répartis dans le monde entier, partagent un ensemble de valeurs communes ainsi qu’un engagement inébranlable à offrir des services de haute qualité. Nous faisons la différence en aidant nos collaborateurs, nos clients et, plus largement, la société qui nous entoure à atteindre leur potentiel.

À propos de Financial Media
Financial Media est le seul éditeur multimédia indépendant de connaissances et d’expertise pour les directions financières. L’organisation est étroitement liée aux départements financiers des moyennes et grandes entreprises, mais aussi aux grands organismes publics et à but non lucratif. Avec CFO Magazine, Financial Media touche à la fois les directeurs financiers et leurs principaux collaborateurs (contrôleurs de gestion, Treasury Managers, Credit Managers, experts-comptables, etc.). Des recherches indépendantes montrent que chaque numéro de CFO Magazine est lu par 4,3 personnes en moyenne au sein d’une même entreprise. En complément de l’édition imprimée traditionnelle de CFO Magazine, Financial Media propose également un kiosque pour tablettes, qui publie la version interactive de CFO Magazine et du contenu supplémentaire.

À part CFO Magazine, Financial Media mise surtout sur des formations et des événements ciblés sur le contenu. L’éditeur conçoit en permanence de nouveaux événements en fonction des besoins des CFO et de leurs collaborateurs, sur la base de l’actualité qui les concerne. Grâce à l’association de CFO Magazine, de CFO E-zine (diffusé chez plus de 8.000 professionnels de la finance), du CFO Barometer, de l’application et des publications pour tablettes, du site internet, de divers (sub)community events et de formations, Financial Media est le premier fournisseur de savoir et de savoir-faire pour les directions financières.