La Belgique détient une fois de plus le record de la taxation du salarié moyen.

Le 8 août est le jour de libération fiscale en Belgique

En 2013, le salarié moyen belge travaillera jusqu’au 8 août pour financer les dépenses publiques

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Bruxelles, le 7/8/2013 – L’Institut économique Molinari, grâce à des données calculées par EY et la collaboration de New Direction Foundation, publient le calendrier des jours de libération fiscale et sociale des 27 pays de l’Union européenne (UE, hors Croatie).

La 4ème édition de cette étude montre que :

  • Le salarié belge ne sera libéré de ses obligations fiscales et sociales qu’à partir du 8 août 2013, soit 3 jours plus tard qu’en 2012.
  • La Belgique est le pays pays taxant le plus les salariés moyens.

Jours de libération fiscale et sociale 2013

Mars Avril Mai Juin Juillet Août
        1 Roumanie  
      4 Portugal    
      6 Danemark    
      7 Slovénie    
          8 Belgique
        10 Italie  
      12 Pologne
12 Espagne
   
    13 Royaume-Uni   13 Allemagne  
14 Chypre     14 Estonie    
        16 Hongrie  
      17 Grèce    
    18 Bulgarie 18 Lituanie    
      19 Finlande
19 Rép. Tchèque
   
      20 Slovaquie    
      22 Suède    
        23 Autriche  
  24 Irlande        
    25 Luxembourg      
        26 France  
      27 Pays-Bas
27 Lettonie
   
  29 Malte        

Principaux enseignements

Les prélèvements sur les salariés moyens continuent de croître sous l’effet des politiques d’austérité fiscale

Le taux d’imposition réel du salarié moyen est désormais à 45,06% en 2013. C’est 0,95% de plus que l’an passé et 1,07% de plus qu’il y a 3 ans.

La population active européenne représente moins de la moitié de la population au sein de l’UE. Les personnes retraitées, les jeunes, les enfants, représentent ainsi 54,5% des citoyens. Le poids qui repose sur les épaules des travailleurs est donc très lourd d’autant plus que depuis 2010 la proportion des personnes inactives a augmenté de 0,2%.
Par rapport à l’an passé, tous les pays de l’UE ont augmenté la fiscalité pesant sur le salarié moyen à l’exception de la Bulgarie, l’Irlande, la Lituanie, le Luxembourg, la Slovaquie. Sur 3 ans tous les pays de l’UE ont augmenté la fiscalité sauf la Bulgarie, le Danemark, la Hongrie, l’Irlande, le Royaume-Uni et la Suède. C’est la conséquence pratique des politiques de hausses de charges et d’impôt, mises en place par les États européens suite à la crise financière de 2008-2009 et à la montée des inquiétudes consécutive à la détérioration des comptes publics.

Le salarié belge est le plus fiscalisé de l’Union européenne

Comme l’an passé, le champion de la fiscalisation est la Belgique. Les prélèvements obligatoires y représentent 60,25% avec une libération fiscale et sociale le 8 août 2013.

Suivent ensuite la France, l’Autriche, la Hongrie, l’Allemagne et l’Italie. Les taux de prélèvements obligatoires y varient entre 56,61% et 52,12% et les jours de libération fiscale s’y échelonnent entre les 10 et 26 juillet.

« Le salarié moyen belge – à la fois l’un des mieux formés et l’un des plus productifs au monde – touche un salaire net qui le place au 10ème rang des pays de l’UE. Il est pourtant le plus cher à embaucher » explique James Rogers co-auteur de l’étude. « Par conséquent, si les employeurs quittent la Belgique, ce n’est pas parce que les salariés y sont trop chers mais parce que les taxes et charges sociales y sont les plus élevées d’Europe. »

« La récente introduction d’un impôt complexe complémentaire, la « fairness tax », pour les plus grandes entreprises internationales, alors que la Belgique dépend beaucoup des investissements de ce type d’entreprises, indique que les politiciens ne suivent pas la bonne piste de réflexion. En effet, seul un climat fiscal plus sûr sur le plan juridique et concurrentiel peut garantir la croissance et l’emploi dans un pays qui dépend autant des investissements internationaux. Il faut privilégier les économies structurelles au lieu d’augmenter les impôts structurels. » , commente Herwig Joosten, managing director Tax EY Belgique

« Tout se passe comme si les pouvoirs publics pensaient réellement pouvoir résorber les déficits en augmentant la fiscalité. Or, les hausses d’impôts dépriment l’activité et retardent encore plus les perspectives de retour à l’équilibre des comptes publics. La solution durable à la crise actuelle réside dans une baisse de dépenses, avec une remise à plat des politiques publiques, à l’image de ce qu’ont fait avec succès plusieurs pays», commente Cécile Philippe, directrice de l’Institut économique Molinari.

Le jour de libération fiscal et social est le jour où le salarié moyen recouvre la liberté d'utiliser, comme il veut, son pouvoir d'achat. Les données reflètent le cas d’un salarié moyen célibataire sans enfant de chaque pays de l’Union européenne. Toutes les assiettes sont adaptées à ces salariés moyens, ce qui garantit la cohérence des résultats.

L’étude est écrite par James Rogers, Nicolas Marques et Cécile Philippe de l’Institut économique Molinari (Paris et Bruxelles) en collaboration avec New Direction Foundation, à partir de données publiées par Eurostat et l’OCDE. Les calculs des charges sociales et d’imposition sur le revenu ont été faits par EY Belgique.

L’étude 2013 est disponible ici :

FR : http://www.institutmolinari.org/IMG/pdf/fardeau-fiscal-belgique-2013.pdf
EN : http://newdirectionfoundation.org/documents/public/attachments/TaxLiberationDays2013.pdf

L'Institut économique Molinari (IEM) est un organisme de recherche et d'éducation qui vise à entreprendre et à stimuler l'approche économique dans l'analyse des politiques publiques. Il s'est fixé comme mission de proposer des solutions alternatives et innovantes favorables à la prospérité de l'ensemble des individus composant la société.

New Direction - The Foundation for European Reform est un think-tank créé à Bruxelles en 2010. Son but est de proposer des idées innovantes et d’encourager des réformes en Europe. En collaboration avec divers think-tank en Europe, il produit des travaux de recherches sur des thèmes variés : croissance économique, concurrence, taxation, défense, politique agricole, etc.