L’Eurozone Forecast prédit un taux de chômage d’environ 8 % en Belgique pour 2013.

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Bruxelles, le 12 juillet 2012. La formation d’un nouveau gouvernement en Grèce a quelque peu dissipé les craintes d’un éclatement de la zone euro. L’édition d’été de l’EY Eurozone Forecast (EEF) souligne néanmoins que la santé de l’économie européenne va probablement décliner au cours des six prochains mois avec, dans le meilleur des cas, une timide relance pour 2013. La croissance de la zone euro est estimée à 0,4 %. L’EEF pronostique une croissance minimale du PIB en Belgique (0,1 %) pour 2012 et une remontée vers 0,8 % à peine pour 2013. Vu l’importante surcapacité et la création minimale d’emplois parmi les entreprises, nous escomptons un taux de chômage d’environ 8 % en 2013.

L’Eurozone Forecast part du principe que le programme d’économie grec sera poursuivi et que d’autres pays de la zone euro tels que l’Espagne et l’Italie parviendront à éviter de nouvelles catastrophes financières. En vertu de ce scénario, l’actuelle aversion des marchés financiers, des entreprises et des familles envers les risques refluera progressivement d’ici la fin 2012, bien qu’un recul de 0,6 % de la production soit escompté cette année pour l’ensemble de la zone euro. Si une relance doit se profiler en 2013, elle sera en tous les cas modeste, vu les nombreux facteurs négatifs minant la zone euro. La croissance est estimée à 0,4 %. À mesure que la discipline budgétaire s’assouplira et que l’économie mondiale remontera la pente à partir de 2014, l’EEF s'attend pour la zone euro à une croissance de 1,7 % en 2014 et de 2 % en 2015 et 2016.

La croissance de la zone euro est loin d’être homogène, comme en témoigne le fossé grandissant entre les pays phares, généralement dans le nord de la zone euro, et leurs voisins méridionaux. Alors que certains des principaux pays de la zone euro éviteront une récession cette année et connaîtront une croissance raisonnable l’année prochaine, l’EEF ne prévoit pas de croissance dans les pays périphériques d’ici 2014.

La hausse du chômage continue à peser sur l’activité économique
Le maintien des disparités entre les performances économiques dans la zone euro a accentué les écarts sur les marchés du travail. Le taux de chômage a atteint près de 25 % en Espagne, 22 % en Grèce et 15 % au Portugal, soit une augmentation de 3 à 4 % sur chaque marché depuis six mois. En Allemagne et aux Pays-Bas, le chômage se maintient sous la barre des 6 %. En Belgique, il affiche 7,5 % en 2012.

La dégradation du marché du travail, la faible croissance des salaires et l’incertitude envers l’avenir de la monnaie unique minent la confiance des consommateurs. À l’exception de l’Allemagne – où, d’après de récentes enquêtes, les ménages sont relativement optimistes – la confiance des consommateurs dans la zone euro a encore reculé ces derniers mois.

Vu l’importante surcapacité et la création minimale d’emplois dans les entreprises, nous escomptons un taux de chômage d’environ 8 % en 2013. Les consommateurs maintiendront donc probablement leur méfiance en 2012, d’où une croissance minimale de la consommation réelle.

Rudi Braes, managing partner d’EY Belgique : « Pour 2013, les perspectives seraient un peu plus favorables. La Belgique possède une économie très ouverte, de sorte qu’une reprise du commerce européen et mondial stimulera assez rapidement l’activité. En supposant que la crise de la zone euro ne s’aggrave pas, nous escomptons une relance de 2 à 3 % des exportations et investissements, ce qui devrait encourager quelque peu les dépenses de consommation ».

L’Eurozone Forecast est un rapport économique trimestriel d’EY et Oxford Economics intégrant les prévisions économiques et financières au sein de la zone euro.  Les rapports ‘EY Eurozone Forecast’ complets peuvent être téléchargés à l'adresse www.ey.com/eef