La Belgique reste attrayante pour les investissements immobiliers

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Bruxelles, le 15 janvier 2013 – Il ressort d'un nouveau rapport européen publié aujourd'hui par EY que le marché immobilier belge reste très attrayant pour les investisseurs. Selon le ‘Trend Indicator Real Estate Assets Investment 2013’, pas moins de 95 % des personnes interrogées estiment que notre pays est un lieu très attrayant pour des investissements immobiliers, soit une hausse de pas moins de 11 % par rapport à 2012 (84 %). Fait notable, Namur, Liège et Mons sont clairement davantage dans les bonnes grâces des investisseurs que précédemment. Le mouvement de rattrapage des villes wallonnes entraîne par conséquent un nivellement des préférences d'investissement entre les villes belges.

Entre novembre et décembre 2012, EY a interrogé, comme chaque année, plus de 500 entreprises actives dans le secteur immobilier, réparties dans 14 pays européens (dont la Belgique), quant à leurs attentes en matière d'investissements immobiliers en 2013. Il ressort de cette étude que la Belgique obtient un score exceptionnellement élevé en tant que pays d'investissements immobiliers. Une majorité écrasante de personnes interrogées (95 %) considère la Belgique comme un pays attrayant pour y investir dans l'immobilier. Mieux encore, 85 % des répondants estiment que notre pays est bon à très bon en comparaison avec d'autres pays européens. Ce chiffre n’était que de 58 % en 2012. Autre fait marquant : contrairement à l’année précédente, les personnes interrogées en 2013 se montrent cette fois optimistes quant aux volumes de transactions. Quelque 65 % prévoient une hausse du volume des transactions en 2013, contre à peine 19 % en 2012.

Les investissements immobiliers essentiellement stimulés par la crise de l’euro et la crainte d’une inflation élevée

La hausse prévue des investissements immobiliers s'explique par différents facteurs. Ainsi, 80 % des personnes interrogées pensent que la crainte d'une inflation élevée stimulera la demande immobilière. Selon 80 % des sondés, la poursuite de la crise de la dette européenne explique également pourquoi les investisseurs font preuve d'un intérêt croissant pour les investissements immobiliers. Pourtant, en 2012, 65 % des personnes interrogées estimaient encore que la crise de l'euro constituait un frein aux investissements immobiliers. Enfin, les normes écologiques dans le secteur de la construction restent pour la majorité des personnes sondées (75 %) un stimulant important pour consentir des investissements supplémentaires.

Selon 80 % des répondants, la disponibilité restreinte des crédits sera le principal frein aux transactions en 2013. Ils prévoient davantage de réticences lors de l'octroi de crédits pour des projets immobiliers. Ce chiffre n’était que de 50 % en 2012. Un autre frein important réside dans le fossé croissant entre les acheteurs et les vendeurs lors de la détermination de la valeur des biens immobiliers (75 % en 2013 contre 46 % en 2012).

« Le nouveau cadre réglementaire, tel que les normes Bâle III et la directive Solvabilité II, a nécessité beaucoup de travail alors que ses conséquences pour l’année 2013 ne sont pas encore totalement connues, explique Tristan Dhondt, associé Real Estate & Infrastructure chez EY. En effet, les personnes interrogées ne s'accordent pas sur l'impact généré par les nouvelles règles sur le marché immobilier ».

Les prix de l'immobilier en Belgique restent généralement stables

Une grande majorité des personnes interrogées (60 %) table sur une hausse des prix de l'immobilier de bureaux dans des lieux exceptionnels en 2013. Les prix pratiqués sur le marché des bureaux dans des lieux secondaires et périphériques devraient se stabiliser. Sur le marché du détail, les sondés (55 %) prévoient une hausse des prix dans des zones secondaires.

Le prix des bâtiments résidentiels n’évoluera pas. Il est toutefois possible de constater une hausse de prix de l’immobilier résidentiel dans des zones périphériques. Les prix de l'infrastructure hôtelière et de l'immobilier à usage industriel resteront stables, quelle que soit leur zone d’implantation.

En 2013, l'intérêt des investisseurs immobiliers continuera essentiellement à se concentrer sur le marché de détail et de bureau. Il est toutefois intéressant de noter que l'intérêt pour ces deux types de biens immobiliers a sensiblement diminué en comparaison avec 2012. L’immobilier résidentiel sera également moins prisé par les investisseurs en comparaison avec l'année écoulée.

Plus aucune préférence tranchée entre les villes belges

Les centres urbains flamands dominaient encore largement le marché immobilier en 2012. En 2013, on ne notera toutefois plus qu’une faible différence dans les préférences d'investissement entre les différentes grandes villes belges.

« La Flandre ne domine plus le marché immobilier, poursuit Tristan Dhondt. Des villes wallonnes telles que Liège et Namur ont clairement gagné en importance auprès des investisseurs et quasiment réduit à néant le fossé avec la Flandre, et ce tant dans l'immobilier de bureau que dans l'immobilier résidentiel ».

Malgré une diminution de 23 % par rapport à 2012, Bruxelles continue comme de coutume à dominer le marché de bureaux (35 %), mais Namur et Liège (30%) occupent aujourd'hui la place d'Anvers (25 %) dans le classement des pôles d'attraction pour les investisseurs dans les immeubles de bureaux.

En ce qui concerne les investissements sur le marché de détail, les investisseurs se tournent en premier lieu vers la métropole anversoise (30 %). Dans ce secteur également, Bruxelles et Namur s'en sortent bien (25 %) tout comme Gand (25 %). Il est étonnant de constater que les différences géographiques dans le marché de détail sont quasiment aplanies par rapport aux années précédentes.

Gand reste attrayante pour les investissements dans l'immobilier résidentiel (30 %), mais est désormais talonnée par Namur, Liège et Mons (25 %). Autre fait notable : à peine 5 % des investisseurs prédisent encore un avenir au marché résidentiel à Bruxelles en 2013.

« Comme prévu, les principaux acheteurs de biens immobiliers en 2013 resteront essentiellement les compagnies immobilières résidentielles suivies par les sociétés de participation qui se montreront beaucoup plus actives. Les compagnies d'assurances, les compagnies immobilières résidentielles et les banques sont considérées comme les investisseurs les plus actifs en 2013 », conclut Tristant Dhondt.

 

Concernant l’étude

Le ‘Trend Indicator Real Estate Assets Investment 2013’ a ciblé plus de 500 entreprises européennes actives sur le marché immobilier. L’enquête concernait leurs attentes et intentions pour l’année à venir. Elle s’est déroulée simultanément dans 14 autres pays européens.