La remontée de la confiance mondiale relance les projets d’embauche des entrepreneurs

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  • 76 % des entrepreneurs prévoient d’engager cette année, contre 31 % des CEO de grandes entreprises
  • La technologie stimule la création mondiale d’emplois et accroît la réserve de talents
  • Les entrepreneurs de la région EMEIA sont les plus confiants et les plus susceptibles d’engager à l’étranger

Bruxelles, le 4 juin 2014 - Quelque 76 % des principaux entrepreneurs mondiaux prévoient d’augmenter leurs effectifs de 19 % en moyenne dans le courant de l’année à venir. Leur motivation résulte en grande partie de la croissance de la demande mondiale de biens et de services et des progrès technologiques. Telles sont les conclusions de la troisième enquête sur la création mondiale d’emplois menée par EY (EY Global Job Creation Survey) auprès de presque 250 finalistes de l’EY World Entrepreneur of the Year (WEOY) depuis 2000. La publication de ce rapport aujourd’hui coïncide avec la cérémonie de remise des WEOY Awards 2014 programmée pour cette semaine à Monaco.

Les entrepreneurs sont le moteur de la création mondiale d’emplois


D’après une étude EY Capital Confidence Barometer récemment publiée [voir notes], les entrepreneurs jouent un rôle plus actif que les CEO de grandes entreprises dans la création mondiale d’emplois. Seuls 31 % des CEO interrogés déclarent en effet qu’ils prévoient d’embaucher au cours de l’année à venir. L’analyse suggère que cette réticence pourrait être due à des inquiétudes géopolitiques, mais aussi aux pressions exercées par certains actionnaires militants en vue de la réduction des coûts.

En revanche, les répondants à la Global Job Creation Survey déclarent que leur motivation première pour recruter au niveau national (option privilégiée par 88% d’entre eux) est la volonté d’exploiter la croissance du marché des biens et des services. À cet égard, il faut noter que 61 % des entrepreneurs se disent confiants envers les perspectives de leur marché national. Le deuxième facteur réside dans les progrès apportés aux entreprises par la technologie et l’innovation.

« Les résultats de notre enquête annuelle font passer un message cohérent : les entrepreneurs, en tant que moteur d’innovation de l’économie mondiale, sont des créateurs d’emplois. Ils montrent également une aversion pour le risque nettement moins importante que les CEO de grandes entreprises lorsqu’il s’agit d’embaucher de nouveaux travailleurs », dit Stefan Olivier, associé d’EY Belgique.

La technologie est créatrice d’emplois et accroît la réserve mondiale de talents


La technologie est un facteur essentiel de création d’emplois pour les entrepreneurs. Ils sont plus de la moitié (51 %) à s’accorder sur le fait que les investissements technologiques ont modifié leurs effectifs et 8 sur 10 (81 %) d’entre eux déclarent qu’ils les ont incités à engager. L’enquête montre que cette évolution est essentiellement due à deux effets positifs de la technologie: l’amélioration de la compétitivité des coûts (53 %) et la possibilité d’accéder à une réserve plus vaste de travailleurs plus qualifiés grâce aux nouveaux modes de communication et au travail mobile. Pas moins de 55 % des entrepreneurs prévoient d’embaucher à l’étranger, contre 44 % les deux années précédentes.

Stefan Olivier: « Les entrepreneurs adoptent un point de vue de plus en plus mondial. Ils tirent parti des opportunités que la technologie leur apporte pour accéder à la réserve mondiale de talents et s’attaquent ainsi aux pénuries de compétences sur leur marché national. Ce changement est en grande partie le fruit des nouvelles possibilités technologiques qui autorisent le travail mobile. D’après notre enquête, les femmes entrepreneurs sont particulièrement nombreuses à considérer cela comme une tendance significative. »

Augmentation des emplois de début de carrière


L’examen des travailleurs engagés par les entrepreneurs en 2013 a permis d’observer un glissement vers le bas de l’échelle. Les recrutements de « non cadres expérimentés » ont été moins nombreux en 2013 qu’en 2011 et 2012, tandis que les postes situés au bas de l’échelle, en particulier lorsqu’ils nécessitaient un diplôme ou un diplôme universitaire supérieur, ont enregistré une hausse par rapport aux deux dernières années. Les postes qui ne nécessitaient pas de diplôme, par contre, sont restés stables.

Stefan Olivier: « De par leur dynamisme, leur souplesse et leur flair pour les opportunités de croissance, les entrepreneurs ont un rôle essentiel à jouer dans la croissance économique et la création d’emplois au niveau mondial. Cette enquête montre qu’ils sont à la hauteur des attentes. Si 7 entrepreneurs sur 10 prévoient d’embaucher, bon nombre d’entre eux déclarent en outre qu’ils le feront à l’étranger pour étendre leur marché, ce qui révèle bien leur mentalité internationale caractéristique. Il est encourageant de voir qu’ils sont nombreux à rechercher des travailleurs en début de carrière. C’est de bon augure pour les jeunes du monde entier, qu’ils soient qualifiés ou non. »

Perspectives économiques mondiales : les entrepreneurs de la région EMEIA sont les plus confiants


La confiance envers l’économie mondiale est excellente : 47 % des entrepreneurs se disent confiants, très confiants ou extrêmement confiants et 46 % se disent plutôt confiants. Les entrepreneurs de la région EMEIA sont les plus confiants (63 % sont confiants, très confiants ou extrêmement confiants). Ils sont en effet 65 % à déclarer qu’ils engageront à l’étranger, contre 53 % aux Amériques, 33 % en Asie-Pacifique et 52 % dans le monde.

Stefan Olivier : « Alors que la reprise économique mondiale s’installe de façon durable, les entrepreneurs de toutes les régions cherchent à embaucher. Dans la région EMEIA, nous avons noté une réelle volonté d’exploiter les compétences disponibles à l’étranger, peut-être en réaction à des pénuries sur le marché national. Cette volonté, ainsi que la facilité de recruter au niveau mondial sont des éléments importants dont les gouvernements locaux doivent tenir compte pour rester en tête de la course mondiale aux talents. »