L’immobilier belge à nouveau prisé par les investisseurs en 2014

La majorité des investisseurs prévoient une hausse du volume des transactions

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Bruxelles, le 13 janvier 2014 – Il ressort de l’étude européenne réalisée par EY que la Belgique est à nouveau prisée pour les investissements immobiliers. Selon le ‘Trend Indicator Real Estate Assets Investment 2014’, 80 % des personnes interrogées estiment que notre pays est un lieu attrayant pour des investissements dans l'immobilier. Il est intéressant de noter que la durabilité et l’écologie occupent une place de plus en plus importante dans le marché immobilier. Les investisseurs misent en outre sur une diminution de prix de notre immobilier. Le mouvement de rattrapage amorcé par des villes wallonnes telles que Namur, Liège et Mons en 2013 se confirme également en 2014.

Entre novembre et décembre 2013, EY a interrogé plus de 500 entreprises actives dans le secteur immobilier, réparties dans 15 pays européens, sur leurs attentes en matière d'investissements immobiliers en 2014. Une grande majorité des personnes interrogées (80 %) considère encore la Belgique comme un pays attrayant pour y investir dans l’immobilier, mais l’optimisme diminue en comparaison avec 2013. À l’époque, 95 % des répondants étaient encore enthousiastes face aux perspectives des investissements immobiliers belges.

Le marché de l’immobilier de plus en plus ‘vert’

Fait marquant : les personnes interrogées en 2014 sont encore plus positives que l’année dernière quant aux volumes de transactions. Pas moins de 83 % d’entre elles prévoient une hausse du volume des transactions en 2014, contre 65 % en 2013. Cette augmentation s’explique en partie au retour d’investisseurs qui sont prêts à prendre davantage plus de risques (internationaux) mais également en grande partie grâce au ‘verdissement’ de notre marché immobilier. D’une part, pas moins de 90 % des personnes interrogées mentionnent les normes de construction écologiques de plus en plus sévères comme incitant majeur pour des investissements supplémentaires dans l’immobilier. D’autre part, on enregistre depuis un certain temps une demande plus importante de bâtiments écologiquement durables.

D’autres éléments qui peuvent expliquer la hausse attendue des investissements immobiliers sont :

  • La prévision (85 %) d’une hausse des transactions dans l’immobilier commercial.
  • La crainte d'une inflation élevée stimulera plus avant la demande immobilière (74 %).
  • 65 % estiment que les transactions immobilières seront en moyenne plus importantes que l’année dernière.
  • En 2014, davantage d’investisseurs étrangers semblent vouloir jeter leur dévolu sur le marché immobilier belge (63 %).
  • Plus d’investisseurs familiaux semblent vouloir être actifs en 2014 sur le marché immobilier belge (83%).
  • 56 % des personnes interrogées pensent que des risques plus importants seront pris dans les investissements immobiliers cette année.

Le financement et la transparence restent de grands défis pour le marché immobilier

Avec 80 % des répondants qui estiment que l’immobilier belge est attractif, nous affichons en 2014 une baisse de pas moins de 15 % par rapport au score de 95 % enregistré en 2013.

Les principaux motifs de ce recul sont la transparence limitée des informations (seuls 52 % estiment que notre marché immobilier est transparent) et la disponibilité limitée des crédits et des financements. Il existe en effet encore un fossé important entre les acheteurs et les vendeurs lors de la définition de la valeur immobilière, ce qui engendre des problèmes en termes de financement (75 %). Le fait que, selon 89 % des personnes interrogées, les taux d'intérêt des prêts immobiliers augmenteront cette année ne rend pas la situation plus réjouissante. C’est justement pour cette raison que pas moins de 90 % des participants à l’étude pensent que des sources alternatives de financement gagneront sensiblement en importance cette année. Des compagnies d’assurance, des fonds de pension ou de crédit se profileront de plus en plus souvent comme organisme prêteur pour l’immobilier.

Les prix de l’immobilier devraient diminuer cette année

En ce qui concerne le marché des bureaux, où les prix dans des lieux exceptionnels sont habituellement en constante augmentation, à peine un tiers pense que les prix continueront à augmenter alors qu’ils étaient encore 60 % à tabler sur une hausse des prix l’année dernière. Une baisse des prix est même prévue dans les lieux secondaires et périphériques. Les prix sur le marché de détail, quel que soit le lieu, devraient selon toute attente diminuer, ainsi que les prix de l’immobilier résidentiel. On table également sur une diminution de valeur de l’infrastructure hôtelière et des bâtiments industriels.

« Bien entendu, le prix de l’immobilier varie fortement selon le type, le segment et le lieu, mais les investisseurs semblent prévoir une diminution de valeur pour presque tous les types de biens immobiliers », déclare Tristan Dhondt, associé Real Estate & Infrastructure chez EY.« La période durant laquelle la valeur financière de l’immobilier augmentait année après année semble définitivement révolue. »

Le choix de la durabilité réduit les différences en termes de préférence d’investissement entre les villes

Alors que les centres urbains flamands dominaient traditionnellement le marché immobilier dans le passé, les villes wallonnes ont gagné en importance l’année dernière. La différence en termes de préférence d’investissement entre les villes belges est par conséquent à peine perceptible. Ce mouvement de rattrapage se confirmera en 2014.

Le choix de la durabilité joue ici aussi un rôle prépondérant. Dans le passé, des investisseurs préféraient centraliser leurs activités dans les grandes villes. Aujourd’hui, des aspects liés à la durabilité les incitent toutefois à une délocalisation ce qui renforce à nouveau l’importance des bureaux régionaux.

Cette tendance est également visible dans le marché des bureaux. À Bruxelles, on note à nouveau une diminution – cette fois de 5 % - de la préférence d’investissement dans l’immobilier de bureau. Comme le veut la tradition, Bruxelles continue malgré tout à dominer le marché des bureaux (30 %). Le marché régional des bureaux de Gand, Anvers et Mons jouissent d’une attention continue des investisseurs.

En ce qui concerne les investissements sur le marché de détail, les investisseurs se tournent en premier lieu vers les deux villes wallonnes que sont Namur (15 %) et Mons (10 %). Pour le reste, l’intérêt des investisseurs est plutôt également réparti entre Anvers, Gand, Liège et Louvain. Les différences géographiques dans le marché de détail sont quasiment aplanies par rapport aux années précédentes.

Pour conclure, Bruxelles reste attrayante auprès de nombreux investisseurs (35 %) en ce qui concerne les investissements dans l'immobilier résidentiel, mais la capitale est talonnée par Liège (20 %), Gand (20 %) et Anvers (15 %).

« Il semble que les principaux vendeurs de biens immobiliers en 2014 resteront essentiellement les fonds internationaux, les sociétés de participation et les sociétés immobilières résidentielles. Les compagnies d'assurances et les fonds de capital d’investissement sont considérés comme les investisseurs les plus actifs en 2014 », conclut Tristan Dhondt.

- FIN DU COMMUNIQUE DE PRESSE –

À propos de l’étude
Le ‘Trend Indicator Real Estate Assets Investment 2014’ a ciblé plus de 500 entreprises européennes actives sur le marché immobilier. L’enquête concernait leurs attentes et intentions pour l’année à venir. En Belgique, 20 entreprises actives sur le marché immobilier ces dernières années y ont participé. L’enquête s’est déroulée simultanément dans 15 autres pays européens.

À propos d’EY
EY est un chef de file mondial des services d’audit, de fiscalité, de services transactionnels et de services consultatifs. Partout dans le monde, nos 167.000 professionnels associent nos fortes valeurs communes à un ferme engagement pour la qualité. Nous faisons la différence en aidant nos collaborateurs, nos clients et tous nos interlocuteurs à réaliser leur potentiel.