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Nous nous sommes entretenus avec M. Beach alors qu’il relevait son dernier défi, soit d’assumer le poste de chef des finances à TimberWest, la plus importante société fermée de gestion de bois d’oeuvre et de terrains de l’Ouest canadien, après avoir été directeur de l’exploitation de la société de capital d’investissement Golden Gate Capital.

À Golden Gate, M. Beach se consacrait à approfondir et à mettre au point des stratégies visant la rentabilité des placements de la société.

Il soutenait les entreprises récemment acquises, notamment des secteurs des technologies de l’information, des logiciels et de la technologie, et les aidait à atteindre leurs objectifs opérationnels et leur potentiel d’investissement.

Toujours au fait des dernières technologies, Warren Beach reconnaît l’importance de tisser des relations durables et de se maintenir à jour dans une conjoncture de marché évoluant rapidement.

«En travaillant au rapprochement de deux entreprises, j’ai compris qu’il est important de respecter les particularités de chaque entreprise afin de créer une stratégie commune solide, affirme M. Beach. Si deux entreprises sont menées par une équipe de direction solide, formée de dirigeants compétents, et sont farouchement indépendantes, il leur faut trouver des points communs et tendre vers un équilibre qui permettra aux gens, et à l’entreprise issue du regroupement, de prospérer.»

Gérer le changement

Les changements de vitesse n’ont rien de nouveau pour Warren Beach.

Au début de l’année 2012, il s’est joint à Golden Gate Capital en qualité de directeur de l’exploitation, après avoir été vice-président directeur et chef des finances de la société de services de TI de Vancouver Sierra Systems Group Inc. durant six ans.

À titre de chef des finances à Sierra Systems, M. Beach a su profiter de l’élan provoqué par la révolution technologique et faciliter la transition de la société — qui emploie plus de 1 000 personnes et est implantée sur douze sites en Amérique du Nord — de société ouverte cotée à la Bourse de Toronto à son acquisition en 2007 par Golden Gate Capital.

Préalablement à l’acquisition de Sierra, M. Beach s’était attaqué à corriger la perception de la société par le marché, surtout auprès des investisseurs potentiels et des banques. Par ses interventions, il est parvenu à faire comprendre aux analystes financiers que la croissance à long terme était prioritaire pour l’entreprise, et que cette dernière ne visait pas uniquement des résultats à court terme.

«Du moment qu’il était évident que le succès de la société passait par une vente privée, nous avons repensé l’image stratégique de Sierra, déclare M. Beach. Une entreprise doit toujours se soucier de l’opinion des intervenants externes, peu importe qu’elle soit cotée en Bourse ou privée. Mon travail de sensibilisation auprès des analystes financiers et des banques a vraiment porté ses fruits lorsqu’est venu le temps de renégocier nos ententes de financement et de vendre.»

Paver la voie vers la réussite

Selon le principal intéressé, son parcours au bureau de Vancouver d’EY, où il a débuté en tant que stagiaire pour être promu finalement à l’échelon comptable senior, a jeté les bases de ses objectifs professionnels et personnels. Dans un environnement de travail offrant une gamme de services si vaste, il a acquis des connaissances précieuses, noué des relations durables avec plusieurs chefs d’entreprise et, surtout, établi des relations personnelles solides.

«EY a bonifié ma compréhension du monde des affaires et m’a inculqué le sens de la discipline dont je suis si fier aujourd’hui, affirme-t-il. En fait, de manière générale, le titre de CA élargit considérablement les possibilités professionnelles et permet de faire une différence réelle. Son détenteur n’est pas confiné qu’à un seul secteur.»

M. Beach s’est engagé à former des équipes solides et diversifiées dans les entreprises où il travaille. «Les services des finances peuvent faire bien plus que pondre des rapports et des états financiers, indique-t-il. J’impose des délais serrés à mes équipes, ce qui libère du temps qui est consacré au perfectionnement et à la croissance des gens au sein de l’entreprise. Cette stratégie est indispensable à la réussite professionnelle individuelle et à la réussite de l’entreprise dans son ensemble.»

Sans aucun doute, M. Beach privilégie un équilibre sain entre le travail et le répit. «Tout est une question d’équilibre — un environnement équilibré maximise la productivité des gens», souligne-t-il.

Apparemment, M. Beach suit son propre conseil. «Le bonheur est au centre de mes intérêts — non seulement dans ma vie professionnelle et dans mes activités sportives, mais aussi dans ma vie familiale.»

Son implication dans la communauté et au sein d’activités caritatives, dans le cadre du soutien de longue date de la société envers Centraide, est sans doute le souvenir le plus vif qu’il garde de son passage chez EY.

Resserrer les liens avec la communauté

Pour M. Beach, l’implication communautaire est la plus belle des récompenses. Il a siégé au cabinet de la campagne de Centraide pour le Lower Mainland durant les cinq dernières années, dont une à titre de coprésident.

Il s’implique aussi dans le programme de recherche Human Early Learning Partnership de l’Université de la Colombie-Britannique et participe au cyclo-défi contre le cancer Enbridge Ride en tant que membre de l’équipe cycliste Wedgewood Cycling Team. Concrètement, dans le cadre de cet événement cycliste de deux jours, il a contribué à amasser plus d’un million de dollars au profit de la recherche sur le cancer en formant une équipe de professionnels diversifiée, roulant de Vancouver à Seattle au mois de juin dernier en compagnie de milliers de cyclistes.

Dans ses temps libres, M. Beach réserve du temps pour rouler à vélo, nager et skier, s’échappant régulièrement à Whistler avec son épouse Shara, son fils Ryan, 15 ans, et sa fille Alaina, 12 ans.

La philosophie de vie de M. Beach, tant personnelle que professionnelle, est bien simple. «Il faut trouver un équilibre sain entre le travail et la vie personnelle qui favorise le sens du devoir et l’engagement», confie-t-il.

«J’en tire une satisfaction double. D’une part, bien sûr, il y a la rémunération; de l’autre, j’aime prendre un risque calculé et sortir des sentiers battus de temps à autre. De cette manière, je dépasse mes limites et vois ma vie sous un autre angle.»

Et comme Warren Beach est toujours dans le feu de l’action, sa perspective est sans cesse renouvelée.