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Peu de leaders en finance ont la chance d’avoir une carrière aussi riche, diversifiée et stimulante que Ghislain Parent, un de nos anciens du bureau de Montréal. Maintenant à la tête de la fonction finance de la Banque Nationale du Canada, M. Parent a su se distinguer grâce à sa façon particulière d’aborder les défis et les occasions d’affaires : une approche intégrée qu’il a surnommée la «vision 360». Il applique ce concept non seulement dans son travail au quotidien, mais aussi dans une perspective à long terme.

Un parcours 360 jusqu’au sommet de la fonction finance

Auditeur externe et interne, chef comptable, inspecteur d’un organisme de réglementation, consultant au sein d’une institution financière internationale et aujourd’hui chef des finances, on peut dire que M. Parent connaît toutes les facettes de la fonction finance!

M. Parent a entrepris sa carrière il y a plus de 25 ans en tant qu’auditeur externe. Il se souvient des propos de Sylvain Vincent, maintenant associé directeur du bureau de Montréal, qui avait réussi à le convaincre de se joindre à EY. Un premier emploi, une deuxième famille… une famille qui est toujours là pour lui, prête à l’aider à relever de nouveaux défis.

Ses premières responsabilités lui ont permis d’explorer le monde de la finance. Il aimait déjà la complexité des enjeux d’affaires et la stimulation intellectuelle qu’elle procure, et il savait qu’il ferait carrière en finance.

Après son passage chez EY, il a exercé plusieurs rôles différents qui l’ont aidé à se façonner et dans lesquels il a pu observer des situations sous différents angles pour mieux aborder la gestion financière.

M. Parent a travaillé au Bureau du surintendant des institutions financières, principal organisme canadien de réglementation des institutions financières, des sociétés d’assurance et des régimes de retraite privés. Il a ensuite fait le saut en audit interne en tant que vice-président de la Banque Laurentienne, motivé par son désir d’améliorer les processus, les politiques et les opérations au sein d’une institution bancaire. Plus tard, il a été nommé premier vice-président, finances et opérations de la Caisse de dépôt et placement du Québec, l’un des plus importants gestionnaires de fonds institutionnels du pays.

Aujourd’hui, en qualité de chef des finances de la Banque Nationale du Canada, M. Parent assume les responsabilités les plus importantes de sa carrière. Entouré d’une équipe compétente et passionnée, il joue un rôle actif dans l’atteinte des objectifs financiers de la Banque, objectifs qu’il sait adapter aux nouveaux défis en matière de réglementation, notamment Bâle III. Améliorer sans cesse l’efficience de l’organisation, continuer à investir pour l’avenir et maintenir une intégrité financière sont en tête de liste de ses priorités.

Perspective d’affaires 360 : à la découverte des marchés émergents

Lorsque M. Parent a commencé sa carrière, les effets de la mondialisation sur le secteur des services financiers étaient encore minimes. Cependant, il a toujours porté un intérêt particulier à la conjoncture financière mondiale, et plusieurs expériences de travail à l’étranger se sont avérées des plus enrichissantes, tant sur le plan personnel que professionnel.

À deux occasions, il a mis à profit son expérience et ses connaissances pointues en finance pour mettre sur pied un service de surveillance bancaire à l’étranger. Tout d’abord en Haïti au milieu des années 90, puis quelques années plus tard au Rwanda, pays de l’Afrique de l’Est dont l’économie est maintenant l’une des plus stables de la région.

Dans le cadre de ces deux missions très valorisantes, M. Parent a découvert et mis à profit des ressources insoupçonnées chez les professionnels en poste dans ces pays si durement frappés. Il a mené ces missions à terme avec enthousiasme et était fier de constater que ses réalisations étaient reconnues à son retour au Québec.

La mondialisation et la montée des marchés émergents ont depuis refaçonné le secteur des services financiers et l’ont forcé à redéfinir ses stratégies organisationnelles. Grâce à ses expériences à l’étranger, il a saisi de nouvelles occasions d’affaires dans les marchés émergents pendant son passage à la Caisse de dépôt et placement du Québec. En plus d’organiser des visites au Brésil, en Russie, en Inde et en Chine pour des équipes de placement, il a piloté des initiatives concrètes dont les retombées ont été très positives, notamment l’obtention du «statut d’investisseur étranger» à la Bourse de Shanghai et l’ouverture d’un bureau à Beijing.

Une vision sociale 360 : redonner aux collectivités

Tout au long de ses voyages, M. Parent a eu la chance de mener la vie et la carrière de son choix. Et même si le travail à l’étranger le passionnait, son coeur était au Québec, et il a démontré à plusieurs reprises au cours des vingt-cinq dernières années combien il est bien ancré dans son milieu, en siégeant par exemple au conseil d’administration de diverses sociétés de la province.

Il est particulièrement fier de sa participation, à titre de président du conseil d’administration du Quartier international de Montréal, au projet de mise en valeur de la rue McGill, à Montréal, située à l’ouest du quartier du Vieux-Montréal et au centre de l’enceinte historique de la ville. Des travaux d’infrastructure et de réaménagement ont permis non seulement de rehausser l’apparence de ce quartier historique, mais aussi de dynamiser le secteur grâce à l’implantation de nouveaux commerces, ce qui est très apprécié des visiteurs.

Plus récemment, il a voulu pousser plus loin son engagement auprès de la collectivité en sollicitant le milieu des affaires pour financer une cause qui lui tient beaucoup à coeur : la réinsertion sociale des sans-abri et des personnes défavorisées.

En effet, M. Parent a accepté d’être président de la neuvième édition de la soirée Homard et Vin blanc visant à amasser des fonds au profit de l’Accueil Bonneau, organisme sans but lucratif et maison pour hommes offrant repas, toit, vêtements et bien plus aux sans-abri de Montréal. Il a aussi organisé, pour la première fois de l’histoire de cet organisme, une campagne de collecte de fonds auprès des sociétés, ce qui a permis à l’Accueil Bonneau d’amasser des milliers de dollars additionnels.