Perspectives 2014 dans le secteur canadien de l’assurance de dommages

Développement et innovation de produits

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L’évolution rapide de l’amélioration et de l’innovation technologiques à l’échelle mondiale est en train de changer le secteur de l’assurance. Avec des technologies nouvelles et des produits sans cesse renouvelés, de nouveaux risques et de nouveaux besoins d’assurance émergent continuellement.

Les assureurs doivent savoir concevoir et développer rapidement et efficacement de nouveaux produits d’assurance et agir dès maintenant pour tirer parti du contexte actuel de faibles taux d’intérêt. Les assureurs qui exploitent le mieux la technologie et les processus centrés sur le client améliorés prendront de l’avance sur les autres.

Risques qui demandent des solutions rentables plus générales de la part du secteur de l’assurance

  • Cyberassurance. Par suite de l’évolution de l’Internet et de l’intérêt soutenu pour les médias sociaux, le risque de cyberpiratage a considérablement augmenté. Les incidents de cyberpiratage et les violations de la confidentialité des données se produisent fréquemment de nos jours, car les entreprises ne sont pas en mesure de maintenir une longueur d’avance en se protégeant adéquatement. À cet égard, les sociétés d’assurance peuvent offrir une garantie accrue et des services d’atténuation des pertes en appliquant l’analyse de données et d’autres technologies pour aider leurs clients.
  • Assurance contre les catastrophes. Les catastrophes naturelles ont frappé durement les assureurs canadiens en 2013. Étant donné l’incertitude grandissante et l’inconstance des catastrophes, la demande d’une protection d’assurance a augmenté. L’attention accordée récemment à l’assurance contre les inondations a amené de nombreux clients à évaluer leur garantie et à déterminer s’ils étaient protégés adéquatement, y compris contre l’interruption des activités. Les assureurs doivent examiner attentivement la garantie des polices pour qu’elle soit expliquée clairement de manière à ne pas embrouiller leurs titulaires, comme cela s’est produit lors des inondations en Alberta en 2013.

    Les assureurs doivent également appliquer les progrès technologiques en cartographie par satellite pour évaluer les zones inondables pour qu’assureurs et titulaires de police comprennent les risques de certaines zones. Les réassureurs devront également prêter une grande attention aux conditions des contrats et aux limites de protection en vue des renouvellements imminents en 2014. Qui plus est, comme nous l’avons mentionné plus haut, le secteur de l’assurance doit mieux sensibiliser les titulaires de police au coût des inondations de 2013 et à la nécessité de mieux calculer les primes pour le bon profil de risque.
  • Nanotechnologies. Les applications émergentes des nanotechnologies dans la fabrication de médicaments et de cosmétiques, l’administration de médicaments, la robotique, la science des matériaux et autres produits et systèmes créent un risque de responsabilité éventuelle. En voici des exemples : des dommages corporels (analogues à une exposition à l’amiante) et une atteinte à l’environnement causés par des nanoparticules qui s’échappent hors de contrôle dans l’approvisionnement en air ou en eau. L’absence de passé révélateur sur l’utilisation de ces technologies, et des matériaux en cause, indique que les risques éventuels ne peuvent être évalués facilement.
  • Technologie des capteurs. Étant donné l’utilisation accrue de capteurs en télématique, le secteur de l’assurance automobile fera face à divers problèmes d’assurance. Cette technologie procurera certes aux clients une protection plus économique et mieux ciblée, mais elle fournira aux assureurs des données intégrées sur les risques. Il faudra examiner attentivement les lignes directrices et les applications en matière de souscription pour harmoniser toutes les données recueillies et établir le prix d’un produit pour qu’il soit attrayant pour le client.

    Alors que de nombreux assureurs mettent à l’essai leurs programmes télématiques, la question demeure de savoir si un modèle de tarification fondé sur l’usage est la voie de l’avenir. Bien des conducteurs seront frustrés par les seuils d’accélération et de freinage fixés au moyen de la télématique et pourraient refuser de les adopter. Mais il y a la promesse que le modèle favorise un changement des comportements au volant à long terme, ce dont toute la société bénéficierait.

    L’intégration de la télématique et les voitures sans conducteur de l’avenir créeront une dynamique intéressante à surveiller pour les assureurs. L’évaluation des risques devra être entièrement revue, puisque les risques d’erreur humaine seront réduits. Ce n’est cependant pas pour demain.

Les services de recherche et de développement des sociétés d’assurance et de réassurance doivent étudier de nouvelles façons de mesurer et d’atténuer les risques associés aux produits émergents et aux nouvelles technologies. Les sociétés d’assurance chercheront de plus en plus à l’extérieur de leur organisation les meilleurs talents pour favoriser ces nouvelles initiatives et technologies.

Les sociétés d’assurance devront comprendre leur portefeuille de produits pour soutenir efficacement la concurrence dans cet environnement. Les clients rechercheront des assureurs qui emploient les technologies pour simplifier la livraison et le traitement de leurs polices et accélérer le service.

Il faudra s’attaquer à toutes ces questions, tout en surveillant de près les coûts. Les activités internes et les coûts de l’entreprise font l’objet d’un examen plus rigoureux depuis que les grandes sociétés d’assurance deviennent encore plus grandes et abaissent ainsi leur ratio de frais grâce aux économies d’échelle qu’elles peuvent réaliser. L’examen des actifs essentiels et des actifs non essentiels pourrait aboutir à la réorientation stratégique et au désinvestissement des actifs et des activités non essentiels.