EY - Perspectives 2014 dans le secteur canadien de l’assurance vie

Perspectives 2014 dans le secteur canadien de l’assurance vie

Des signes encourageants, mais les assureurs sauront-ils saisir les possibilités?

  • Partager

Sommaire

Le marché canadien de l’assurance vie devrait s’appuyer sur les facteurs économiques positifs intervenus en 2013. Pour saisir des possibilités, les assureurs prospères doivent exploiter la souplesse opérationnelle qu’ils ont développée au cours des dernières années. Des améliorations novatrices des bases opérationnelles internes s’imposent. Mais les assureurs vie qui se sont mis carrément en mode de survie opérationnelle pendant le ralentissement mondial mettront peut-être du temps à réagir à l’amélioration du climat économique.

En 2014, les assureurs vie doivent continuer à surveiller de près les taux d’intérêt et les marchés boursiers, de même que la reprise économique en cours dans l’emploi, les marchés de l’habitation, la confiance des consommateurs et la richesse personnelle. Certains marchés comme les États-Unis montrent des signes de reprise; au Canada par contre, les taux d’intérêt demeurent faibles, mais stables, et les marchés boursiers sont repartis plus lentement qu’aux États-Unis.

Au Canada, l’emploi et le marché de l’habitation sont demeurés relativement vigoureux tout au long du ralentissement économique, contribuant ainsi à un degré de confiance des consommateurs plus élevé que dans d’autres économies. Cette conjoncture a aidé les assureurs vie canadiens à réagir rapidement à la crise au moyen de programmes de réduction des risques et de nouvelles tarifications, et, plus récemment, le rééquilibrage de leur offre de produits leur a permis de s’adapter aux nouveaux besoins de leurs clients. Les consommateurs d’assurance ont plus de pouvoir aujourd’hui, grâce aux progrès en technologie et en communication, dont un accès plus rapide à des informations sur les produits et le marché.

Les sociétés d’assurance vie prospères — celles qui ont une situation de capital confortable et solide et des bases opérationnelles internes améliorées — doivent tirer parti de ce nouvel environnement et reprendre une stratégie de croissance. Pour ce faire, il leur faudra tenir compte des changements démographiques et des besoins des clients.

Cet exercice, à son tour, exigera des améliorations dans les analyses de données pour offrir le bon produit au bon moment par les bons canaux aux bons clients. En abandonnant les systèmes patrimoniaux qui gênent la croissance et en investissant dans des technologies et des techniques d’analyse des données de plus en plus avancées, les assureurs peuvent rationaliser leurs activités et bonifier leur proposition de valeur.

Les modifications réglementaires et comptables annoncées obligeront également les assureurs à investir dans les nouvelles technologies et les méthodes connexes, les processus et les gens. La nouvelle réglementation aborde l’analyse des risques, la surveillance de la distribution et la transparence de l’information. Les investissements dans les technologies ajouteront certes une bonne dose de complexité et de risque à l’entreprise, mais ils devraient réserver de fortes récompenses.

Afin de bien se positionner pour la croissance en 2014, les assureurs vie canadiens devront réaliser les objectifs suivants :