Perspectives 2014 dans le secteur canadien de l’assurance vie

Tenir compte des changements du profil démographique des consommateurs

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Les activités d’assurance vie reposent sur les données démographiques. Au cours des dernières décennies, l’espérance de vie des Canadiens a augmenté, grâce aux progrès des traitements médicaux préventifs et curatifs. En même temps, les dépenses de santé par personne se sont accrues, passant de 2 054,13 $ en 1995 à 2 519,13 $ en 2000 puis à 4 519,96 $ en 2011, selon la Banque mondiale. À mesure que le besoin de solutions en matière d’assurance santé grandira, les assureurs voudront peut-être mettre au point de nouveaux produits ou ajouter des prestations ou des avenants aux produits existants.

Le fait de bien comprendre les changements démographiques aura une grande incidence sur la capacité des assureurs vie canadiens à exploiter des possibilités de marché. Par exemple, le Canada sera balayé par une importante vague de bébé-boumeurs qui prendront leur retraite au cours des prochaines années. Voilà donc une belle occasion d’innover, et les assureurs doivent se pencher sur les besoins en produits postérieurs à la retraite, en produits hybrides et en produits pour retraités qui travaillent.

Bien sûr, les assureurs doivent tirer parti des besoins en matière de transfert de risque et d’épargne des gens de tous âges, allant des jeunes jusqu’aux préretraités et aux retraités. Pour être en mesure de répondre aux besoins des consommateurs plus jeunes et plus habiles à utiliser les technologies, les assureurs doivent absolument faire preuve d’innovation. Les produits tels que l’assurance vie temporaire et l’assurance vie entière continueront de susciter de l’intérêt chez les consommateurs plus jeunes parce qu’ils sont plus simples et plus faciles à comprendre, sans compter qu’ils peuvent en outre être souscrits facilement au moyen de la technologie numérique.

Ces caractéristiques contrastent avec les produits d’épargne-retraite et d’assurance plus complexes, souscrits par des personnes qui sont aujourd’hui à la retraite ou presque et qui préfèrent traiter directement avec des agents. Et elles diffèrent des produits destinés aux segments des personnes fortunées et des personnes aisées, dont les rentes à capital variable assorties de nouveaux tarifs, une gamme élargie de rentes différées à revenu fixe et de rentes indexées, et des produits d’assurance vie pour la planification successorale.

Les assureurs doivent également chercher à multiplier les possibilités de croissance au-delà de celles issues des consommateurs plus fortunés. Les assureurs qui sauront élaborer des modes de distribution rentables sur le marché de masse réussiront et se distingueront des autres. Il leur faudra par contre exercer efficacement leurs activités et segmenter efficacement le marché pour s’adapter à la croissance démographique et à la diversité socioéconomique et numérique des consommateurs de masse éventuels.

Par ailleurs, le succès soutenu de la branche de gestion de patrimoine de certaines sociétés d’assurance ne peut être ignoré. Certes ces produits représentent une volonté de délaisser la protection et le transfert de risque, mais ils se sont révélés plus simples à comprendre pour les clients et continuent de générer des ventes au Canada et dans le monde entier. Puisque ces produits se prêtent plus facilement à l’utilisation de la technologie, ils occupent un espace où les sociétés d’assurance peuvent rivaliser à armes égales avec les grandes banques sur le terrain du numérique.