(Montréal – le 26 mai 2010) Au Canada, 82 % des dirigeants croient que la lutte aux changements climatiques s’impose de nos jours et prévoient une hausse immédiate des dépenses pour les initiatives liées aux changements climatiques, selon le nouveau rapport intitulé Action amid uncertainty: the business response to climate change, fondé sur le sondage mené par Ernst & Young.
«La volonté des sociétés d’investir dans les initiatives liées aux changements climatiques malgré l’environnement réglementaire incertain dans lequel évoluent bien des organisations est un phénomène extrêmement encourageant», déclare Mme Sonia Lacombe, Leader, Est du Canada, Services consultatifs, changements climatiques et durabilité. «Les chefs d’entreprise comprennent qu’il existe un éventail d’autres inducteurs du marché comme les demandes évolutives des clients, et l’intérêt croissant manifesté par les analystes de titres à l’égard de la performance en matière de changements climatiques, qui motivent la prise de mesures».
Selon Mme Lacombe, plus de 90 % des dirigeants qui ont pris part au sondage à l’échelle mondiale ont indiqué que la gouvernance en matière de changements climatiques repose entre les mains des dirigeants ou des administrateurs d’entreprises. Cela reflète l’importance stratégique croissante des changements climatiques pour de nombreuses organisations, qui comprennent que ces changements ne constituent pas uniquement un secteur de risque, mais aussi une occasion de réduire les coûts, d’accroître leurs revenus et d’acquérir un avantage concurrentiel.
Les participants canadiens au sondage sont du même avis, 71 % ayant révélé que leur société est déjà dotée d’un plan général de lutte aux changements climatiques visant les principaux inducteurs de l’entreprise, et un autre 11 % prévoyant la mise en place d’un tel plan dans les 12 prochains mois.
Les répondants canadiens font également bonne figure comparativement à leurs pairs à l’échelle mondiale; tandis que 70 % des personnes interrogées à l’échelle mondiale prévoient que les dépenses de leur société consacrées aux initiatives liées aux changements climatiques augmenteront au cours des deux prochaines années, 82 % des compagnies canadiennes prévoient augmenter leurs dépenses à ce chapitre. L’investissement sera considérable, près de la moitié des répondants canadiens prévoyant dépenser entre 0,5 % et plus de 5 % de leurs revenus pour les initiatives liées aux changements climatiques. Pour une société de 1 milliard de dollars américains, cela représente une dépense prévue de 5 à 50 millions de dollars américains par année. Les sociétés canadiennes adoptent une approche exhaustive, multipliant leurs efforts contre les changements climatiques à la grandeur de l’entreprise au moyen de l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement. Parmi les répondants, 43 % ont affirmé qu’ils collaborent directement avec leurs fournisseurs pour réduire leur empreinte carbone, tandis qu’un autre 29 % déclarent qu’ils ont entrepris de tels pourparlers.
À l’échelle mondiale, les constatations du sondage sont essentiellement les mêmes dans tous les pays participants, voici ce qui en ressort :
Le rapport est fondé sur un sondage mené auprès de 300 cadres supérieurs mondiaux dans 16 pays. Ernst & Young a commandé le sondage pour faire le point sur les réponses des entreprises aux questions liées aux changements climatiques en 2010, à mi-chemin de la première période d'engagement du Protocole de Kyoto.
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