2010 sera une année déterminante pour le secteur canadien des médias et du divertissement, selon Ernst & Young

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(Montréal – le 15 janvier 2010) Les entreprises du secteur des médias et du divertissement au Canada se voient contraintes d’accélérer le rythme du changement car leurs principales activités sont menacées, selon le tout dernier rapport sur le secteur publié par Ernst & Young.

«Les consommateurs exigent maintenant du contenu partout, en tout temps et sur tout genre d’appareils, affirme Ted Di Giorgio, associé en certification et services consultatifs aux entreprises chez Ernst & Young. Comme les comportements des consommateurs et la technologie continuent d’évoluer, les sociétés canadiennes doivent être à l’écoute de leurs clients et s’adapter à leurs besoins changeants. Le plus gros défi sera de créer une valeur distinctive pour laquelle les consommateurs sont prêts à payer.»

Le programme Lessons from Change présente la série de mesures prises par les entreprises du secteur pour se positionner afin d’assurer leur réussite face à des facteurs qui aggravent la situation comme la révolution numérique, la baisse des dépenses de publicité et de consommation, et les attentes grandissantes des consommateurs pour du contenu en ligne gratuit.

Les entreprises du secteur des médias et du divertissement à l’échelle mondiale considèrent que les occasions d’investissement les plus intéressantes sont :

  • Les nouvelles technologies, y compris la télévision interactive numérique et la technologie mobile (21 %)
  • Les nouveaux types de contenu (19 %)
  • Les fusions et acquisitions (19 %)

Des défis de taille à l’horizon 

Les entreprises du secteur des médias et du divertissement subissent encore le contrecoup du crédit à la consommation de moins en moins disponible et des craintes de pertes d’emploi qui ont entraîné une baisse des dépenses discrétionnaires – y compris les ventes de DVD et les abonnements à des canaux spécialisés. Par conséquent, les entreprises sont en train de réexaminer le calendrier de lancement ou la tarification de leurs produits ou services. 

«Les entreprises vont continuer de rechercher de nouvelles façons d’accroître leurs revenus et de réduire leurs coûts en 2010, ajoute M. Di Giorgio. Les maisons de disques en sont un bon exemple. En vendant des chansons sous licence aux fabricants de jeux vidéo musicaux comme Rock Band et Guitar Hero, elles s’assurent de nouvelles sources de revenus qui leur permettront de réaliser des profits substantiels.»
 
Des studios de cinéma cherchent également de nouvelles sources de revenus face à l’évolution du marché. Les ventes de DVD, une puissante source de revenus et de profits pour le secteur,  connaissent un ralentissement en raison de la maturité du format et de la baisse des dépenses de consommation. De la même manière, les ventes de jeux vidéo − que l’on pensait jadis à l’abri des récessions – ont chuté et les revenus de publicité continuent à baisser. Comme les consommateurs sont plus fragmentés, la publicité doit être plus ciblée afin d’atteindre les groupes visés.

Le point tournant de la révolution télévisuelle

Selon M. Di Giorgio, un secteur à surveiller en 2010 est la télévision sur le Web, qui pourrait enfin avoir trouvé la bonne application après plusieurs faux pas. On estime que la télévision mobile représente une possibilité de 1,7 milliard $ US, et compte tenu que les téléspectateurs devraient doubler au cours des quatre prochaines années, les appareils mobiles pourraient devenir pour les consommateurs le moyen d’accès le plus populaire à du divertissement.

«En explorant le nouveau territoire du numérique, les sociétés devraient se montrer prudentes face aux investissements, car ceux-ci pourraient se révéler rentables beaucoup plus tard que prévu, prévient M. Di Giorgio. Il faut plus que du battage médiatique pour réaliser des profits. En effet, il est souvent difficile de transformer des développements comme du contenu généré par l’utilisateur et du réseautage social en sources de revenus durables.»

En 2010, les sociétés de médias et de divertissement devraient faire la juste part des choses entre se précipiter sur la dernière nouveauté et rater une bonne occasion. Celles qui réorganisent leurs activités pour soutenir la concurrence dans l’ère numérique en faisant des acquisitions et en établissant de nouveaux canaux de distribution ont le potentiel pour se positionner de manière durable et s’assurer un avenir prometteur. Mais ce n’est pas le moment pour les entreprises de faire des investissements non stratégiques ou coûteux.

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À propos d’Ernst & Young

 

Ernst & Young est un chef de file mondial des services de certification et fiscalité, services transactionnels et services consultatifs. À l’échelle mondiale, les 144 000 membres de notre personnel sont unis par nos valeurs partagées et un engagement indéfectible envers la qualité. Nous nous distinguons en aidant nos gens, nos clients et nos collectivités à réaliser leur potentiel. Pour plus d’information, visitez notre site Web ey.com/ca.