Le secteur de la biotechnologie au Canada perd du terrain – et des capitaux – rapidement, selon un rapport d’Ernst & Young

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(Montréal, le 14 juin 2011) Selon Ernst & Young, il est clair que le secteur de la biotechnologie au Canada perd du terrain par rapport à ses compétiteurs mondiaux puisque les sociétés de biotechnologie canadiennes n’ont recueilli que 2 % du capital mobilisé à l’échelle mondiale en 2010. Cela représente une baisse de 5 % depuis 2006.

Beyond borders, le rapport annuel d’Ernst & Young portant sur la situation mondiale de la biotechnologie, indique que très peu de sociétés bénéficient du financement public, et que le financement privé au Canada est à son plus bas depuis dix ans. La recherche et le développement dans le secteur diminue toujours et le secteur n’a pas connu de premier appel public à l’épargne depuis 2007.

«Des solutions symboliques ne feront pas avancer le secteur, explique Paul Karamanoukian, leader du secteur des sciences de la vie d’Ernst & Young du Canada. Le secteur de la biotechnologie du Canada doit s’examiner, redonner un élan à ses sociétés et se réinventer pour tirer parti des possibilités offertes par l’écosystème en évolution des soins de santé.»
Pour M. Karamanoukian, cela signifie mieux utiliser les capitaux pour devenir aussi efficace que possible.

«Les soins de santé évoluent vers un système axé sur les résultats, et le potentiel est énorme pour les sociétés de biotechnologie canadiennes, remarque t il. Si vous devez échouer dans ce nouveau contexte économique, vous devez échouer rapidement, limiter les pertes, passer à autre chose et recommencer. C’est la seule façon de livrer concurrence.»

Selon le rapport, les sociétés de biotechnologie canadiennes ont mobilisé plus de 482 millions de dollars US en 2010 en dollars réels, soit une baisse de 251 millions de dollars US en comparaison à 2009. Cependant, si l’on ne tient pas compte du financement de 325 millions de dollars US d’une société, le secteur a mobilisé 18 % plus de fonds en 2010, soit le deuxième pourcentage le moins élevé de la dernière décennie.

M. Karamanoukian s’inquiète de ce que cela signifie pour les sociétés canadiennes qui se battent pour obtenir une part du marché mondial. «Nous sommes à notre point le plus bas en dix ans. Mais cela pourrait changer en mettant l’accent sur les principes d’affaires fondamentaux et les nouvelles possibilités.»

Le rapport cerne quatre approches complémentaires qui peuvent être utilisées par les sociétés de biotechnologie afin de soutenir l’innovation dans cet environnement de plus en plus concurrentiel :

1. Se démarquer. Dans un écosystème axé sur les résultats, les sociétés font face à une pression accrue de prouver que leurs produits se démarquent.

2. Faire plus avec moins. Les sociétés doivent trouver de nouvelles façons de mobiliser du capital, de le déployer et d’augmenter l’efficacité de la R et D. Cela signifie faire preuve de créativité dans la mobilisation, l’optimisation, la conservation et l’investissement de rares capitaux. En ce qui concerne la R et D, cela pourrait signifier concevoir des produits qui ciblent des populations plus petites pour en augmenter l’efficacité à toutes les étapes du processus.

3. Acquérir de nouvelles compétences. Afin de soutenir les deux premiers impératifs, les gestionnaires doivent acquérir des compétences différentes, comme la connaissance de la dynamique du marché en évolution, la rigueur de la gestion, la mesure du rendement, la capacité à établir la valeur et autres.

4. Collaborer en vue d’une action concertée. Le soutien de l’innovation nécessite également des changements que les sociétés de biotechnologie ne peuvent exécuter seules. Ces changements demandent une action concertée avec d’autres intervenants.

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À propos d’Ernst & Young

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