Le niveau d’endettement de l’entreprise et la crédibilité de la haute direction sont les principaux facteurs de succès d’un PAPE, selon Ernst & Young

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(Montréal, le 1er février 2011) Après avoir été marqués par la récession, les investisseurs considèrent qu’un faible niveau d’endettement et la qualité de la haute direction sont les deux principaux indicateurs d’un premier appel public à l’épargne («PAPE») prometteur, selon un rapport d’Ernst & Young.

«Malgré le redressement du marché des PAPE aux États-Unis, depuis la crise financière, les investisseurs sont davantage sur leurs gardes qu’auparavant face à des sociétés fortement endettées, affirme Sylvain Boucher, associé au sein du bureau de Montréal d’Ernst & Young. L’inscription à la cote de nouveaux émetteurs étrangers et le grand appétit des investisseurs pour les nouvelles offres attrayantes sont les moteurs du marché. Cependant, après le ralentissement économique, les entreprises canadiennes qui envisagent de s’inscrire en Bourse devront faire face à un examen plus poussé de la part d’investisseurs prudents. Elles devront aussi avoir à l’œil les entreprises des marchés émergeants qui leur font concurrence auprès des mêmes investisseurs. C’est pourquoi elles ont tout intérêt à bien planifier leur PAPE.»

Le haut niveau d’endettement des entreprises est actuellement la principale source d’inquiétude pour les investisseurs. Dans leguide d’Ernst & Young sur l’introduction en Bourse, une parution récente, la Société constate que 63 % des investisseurs sondés jugent que le ratio emprunts/capitaux propres est le plus important facteur influant sur le succès financier d’un PAPE. Selon le sondage qu’Ernst & Young avait effectué en 2008 auprès d’investisseurs institutionnels, ce facteur ne venait alors qu’au neuvième rang des facteurs financiers les plus importants pour les investisseurs.

«Les investisseurs s’attendent maintenant à ce que les entreprises bénéficient d’un financement adéquat, explique M. Boucher. Avant de s’engager dans un PAPE, elles doivent notamment réduire ou refinancer leurs dettes. Il est important qu’elles commencent à se préparer au moins 24 mois à l’avance. Elles doivent aussi envisager d’autres possibilités de financement et reconnaître que des améliorations s’imposent quant à leur gouvernance.»

Dans le cadre de la planification de leur PAPE, les entreprises canadiennes devront aussi surveiller la concurrence mondiale. L’année dernière, plus de 100 PAPE ont été inscrits à la Bourse de Toronto (TSX). En outre, au-delà de 70 nouveaux émetteurs étrangers se sont inscrits à la cote de la Bourse de Toronto et à celle de la Bourse de croissance TSX, ce qui indique que les marchés financiers canadiens suscitent un grand intérêt à l’échelle mondial.

Le rapport suggère aussi aux entreprises d’évaluer toutes les transactions qui pourraient servir de jalons vers leur entrée en Bourse ou d’attrayantes solutions de rechange à un PAPE, y compris leur vente à un acquéreur stratégique par des fusions et acquisitions, des placements privés, de coentreprises ou d’alliances stratégiques. Les PAPE ne conviennent pas à toutes les entreprises, les embûches potentielles sont nombreuses et les enjeux sont considérables.

M. Boucher signale aussi des facteurs non financiers qui ont une incidence sur les décisions des investisseurs. Selon le rapport, bien qu’en moyenne 60 % des décisions des investisseurs relatives à leurs investissements dans un PAPE reposent sur des mesures financières, 40 % de leurs décisions se fondent plutôt sur des critères non financiers, comme la crédibilité et l’expérience de la direction, la qualité et l’exécution de la stratégie d’entreprise, de même que la notoriété de la marque et la position sur le marché. De fait, 90 % des participants à l’étude soutiennent que, de tous les facteurs non financiers, la qualité de la direction est le plus déterminant pour le succès d’un PAPE.

«Ce sont les gens qui font le succès ou l’échec d’une entreprise, affirme M. Boucher. Les investisseurs disent souvent soutenir les gens d’une société, plutôt que sa stratégie, de sorte que les entreprises doivent s'attarder à constituer une équipe de direction solide, possédant l'expérience, les compétences et la motivation nécessaires pour entreprendre un PAPE et diriger une société ouverte.»

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À propos d’Ernst & Young

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