L’immigration est à la rescousse du milieu des affaires, selon Ernst & Young
(Montréal, le 11 mars 2011) Les entreprises québécoises ont des besoins urgents de travailleurs qualifiés. La concurrence en matière de recherche de talents, tant à l’échelle nationale qu’internationale, est féroce. Le Québec doit relever le défi d’attirer, d’intégrer et de conserver les talents des immigrants et des travailleurs temporaires embauchés afin de répondre aux besoins de main-d’œuvre de ses entreprises, selon Ernst & Young.
«Selon les récentes prévisions du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, le marché du travail québécois aura besoin de plus de 1,3 million de personnes d’ici 2018 afin de combler les départs à la retraite ou tout simplement pour combler les nouveaux postes créés par la croissance économique, explique Danielle Laramée, associée leader du groupe Capital humain d’Ernst & Young à Montréal. Avec les défis considérables que connaît le Québec en matière de démographie, de plus en plus d’entreprises n’auront d’autre choix que de se tourner vers l’immigration pour répondre à leurs besoins.»
En visite au bureau d’Ernst & Young pour rencontrer des représentants de plusieurs entreprises, la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Mme Kathleen Weil, a pris le pouls du milieu des affaires. Les dirigeants ont confié leurs préoccupations en matière de rétention de personnel. En effet, et même si l’importance de l’intégration professionnelle est unanimement reconnue, les travailleurs temporaires à l’œuvre dans nos entreprises sont fréquemment obligés de partir en raison de l’arrivée à échéance de leur permis. En tant que levier stratégique pour assurer l’essor du Québec, les politiques d’immigration doivent non seulement faciliter l’accès des entreprises à un bassin de talents, mais aussi appuyer les efforts de rétention des immigrants et des travailleurs étrangers.
«Le rôle du gouvernement est crucial non seulement pour faciliter l’intégration des personnes immigrantes, mais surtout pour permettre aux travailleurs et aux étudiants étrangers de demeurer dans la province afin de contribuer, avec nous, à relever les défis auxquels le Québec est confronté, affirme Philippe Rousseau, avocat chez Egan, société d’avocats affiliée à Ernst & Young. Les programmes déployés par le Ministère doivent assurer à la communauté d’affaires que leurs besoins ont été compris, que les actions entreprises permettent un meilleur arrimage entre la sélection des immigrants et les besoins propres au Québec et que des programmes sont en place pour conserver les talents déjà présents.»
La mobilité internationale de la main-d’œuvre a pris des proportions importantes au cours des dernières années et continuera à prendre de l’ampleur. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 240 millions de personnes se trouvent présentement hors de leur pays de naissance, soit environ 3 % de la population mondiale.
À propos d’Ernst & Young
Ernst & Young est un chef de file mondial des services de certification et fiscalité, services transactionnels et services consultatifs. À l’échelle mondiale, les 141 000 membres de notre personnel sont unis par nos valeurs partagées et un engagement indéfectible envers la qualité. Nous nous distinguons en aidant nos gens, nos clients et nos collectivités à réaliser leur potentiel.
