Le secteur canadien du gaz non classique doit viser la croissance au-delà des États-Unis, selon Ernst & Young

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(Montréal, le 30 mars 2011) L’incertitude relative aux prix, la baisse anticipée de la demande en provenance des États-Unis et l’évolution de la réglementation et des politiques budgétaires ne sont que quelques-uns des défis auxquels font face les entreprises qui cherchent à investir dans les réserves gazières non classiques canadiennes (les non-classiques), et à les mettre en valeur, selon Ernst & Young.

«Pour conserver leur part du marché et demeurer concurrentielles, les entreprises canadiennes auront besoin de se tourner vers des pays plus éloignés pour trouver de nouveaux clients, indique Thibaut Millet, leader des Services consultatifs, changements climatiques et développement durable d’Ernst & Young au Québec. Alors que nous nous attendons à une diminution de la demande de la part des États-Unis, le Canada constate l’intérêt manifesté par des entreprises qui envisagent le secteur du gaz naturel non classique à long terme, notamment des sociétés pétrolières internationales, des sociétés pétrolières nationales et des sociétés pétrolières indépendantes – nombre d’entre elles en Asie.»

Le secteur canadien des non-classiques est en proie à bien d’autres défis parmi lesquels la planification des nouvelles installations et infrastructures de gazoducs, l’incertitude relative à la conversion massive des centrales de charbon au gaz et les questions concernant la capacité de l’industrie de relever les défis environnementaux.

De plus, la surcapacité et les stocks importants signifient que la clientèle nord-américaine n’est pas disposée à payer des prix plus élevés..

Le Canada est actuellement le plus grand exportateur de gaz naturel vers les États-Unis (environ 87 % des importations de gaz aux États-Unis, 14 % de la demande comblée). Cependant, il est prévu que les réserves considérables de gaz de schiste aux États-Unis ralentissent les exportations de gaz à partir du Canada alors que l’offre et les niveaux de stocks atteignent leur maximum.

«Nombreux sont ceux qui, ici, au Canada, jugent que la formation de schiste d’Utica au nord-est de Montréal entraînera non seulement une formidable croissance économique au Québec, mais modifiera aussi le mouvement du gaz au Canada, ce qui veut dire une diminution de la demande pour le gaz de l’Ouest canadien, affirme Thibaut Millet. Avec ce virage anticipé à l’horizon, les entreprises canadiennes ont tout intérêt à être à l’affût de nouveaux clients à long terme dans des marchés comme celui de l’Asie où la demande croît. La capacité du Canada d’exporter ce gaz est indispensable à la croissance de ce secteur»

Les entreprises peuvent aussi réussir à gérer l’incertitude persistante en recherchant d’autres coentreprises et partenariats qui aident à explorer les réserves de gaz non classique, grâce au partage des risques et des coûts avec des économies extérieures gourmandes en pétrole et en gaz. Il est prévu que la poursuite de l’activité de fusions et d’acquisitions sera menée par de jeunes entreprises aux prises avec des défis de rentabilité et qui sont prêtes à se regrouper, plus particulièrement dans les situations où l’activité des entreprises porte plutôt sur le gaz et moins sur le pétrole. Une plus grande intégration dans la chaîne de valeur entre entreprises des secteurs intermédiaires et des secteurs en aval contribuera probablement à abaisser les coûts et offrir de la flexibilité sur le marché en matière de prix.

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À propos d’Ernst & Young

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