Les 100 sociétés minières les plus importantes de la Bourse de Toronto ont accru leur valeur de 142 milliards de dollars en 2010, selon Ernst & Young
(Montréal, le 2 mars 2011) Les 100 sociétés minières les plus importantes de la Bourse de Toronto ont émergé d’une période de reprise vigoureuse en 2009 pour devenir un groupe de sociétés d’une grande efficacité opérationnelle, axées sur la croissance. Les sociétés inscrites dans le secteur minier à la Bourse de Toronto et à la Bourse de croissance TSX ont atteint des sommets records en 2010, la capitalisation boursière totale de ces sociétés minières ayant augmenté de 325 milliards de dollars en 2009 à plus de 467 milliards de dollars en 2010, selon Ernst & Young.
«Les sociétés inscrites sur les bourses canadiennes ont doublé depuis 2009, la Bourse de croissance TSX et la Bourse de Toronto s’étant appréciées respectivement de 50 % et 14 %, déclare Zahid Fazal, associé et leader du secteur mines et métaux d’Ernst & Young pour le Québec. Le prix élevé des produits de base et le besoin fondamental de mettre en valeur des réserves à long terme continueront de stimuler l’activité en 2011, surtout dans le secteur aurifère. Nous avons aussi constaté un intérêt soutenu pour la potasse alors que la course est menée à l’échelle mondiale pour protéger les actifs liés aux engrais.»
Cette année, la limite à franchir pour faire partie des 100 sociétés principales de la Bourse de Toronto est passée de 430 millions de dollars à 809 millions de dollars, les 18 nouveaux entrants qui se sont ajoutés à la liste haussant le seuil de la capitalisation boursière de 88 %. En 2010, 80 sociétés sur la Bourse de Toronto avaient une capitalisation boursière de plus de 1 milliard de dollars, contre seulement 54 sociétés en 2009. Environ 61 % des nouveaux entrants étaient concentrés sur l’or. Par suite de l’accroissement des prix, l'argent s'est classé au deuxième rang des entrants axés sur les produits de base. Le cuivre a aussi été mis de l'avant, la situation mondiale de l’offre et de la demande étant toujours prévue comme déficitaire au cours de 2011, alors qu’une forte demande se maintient en Chine.
En 2010, les 52 PAPE qui ont eu lieu dans le secteur minier à la Bourse de Toronto et à la Bourse de croissance TSX ont mobilisé plus de 1,3 milliard de dollars. Le total du capital mobilisé dans le cadre des PAPE, des appels publics à l'épargne et des placements privés pour le secteur a dépassé 17,7 milliards de dollars. (En comparaison, le secteur pétrolier et gazier s’est classé au rang suivant avec 11,3 milliards de dollars). À l’échelle mondiale, le secteur des mines et métaux a aussi connu le plus grand nombre de PAPE et d'opérations sur les actions par volume comparativement à l'ensemble des autres secteurs.
Outre l’accroissement des transactions en 2011, M. Fazal s’attend à ce que les placements d’actions de filiales et les PAPE d’entités exploitant une seule mine gagnent en popularité comme moyen de financement unique de la mise en valeur des mines.
En règle générale, les opérations de placement d’actions de filiales surviennent lorsqu’une composante des activités d’exploitation et des finances de l’entreprise est détachée de sa société mère, habituellement avant un PAPE ou une vente. Parmi les exemples récents de placements d’actions de filiales et de PAPE d’entités exploitant une seule mine, citons le PAPE de 265 millions de dollars de Pretium Resources qui est issue de la scission des actifs de Silver Standard Resources. Au cours de 2010, Goldcorp a également procédé au placement des actions de sa filiale San Dimas, mine aurifère et argentifère, pour créer Primero Mining et a cédé son projet argentifère Escobal à Tahoe Resources, ce qui est devenu le PAPE minier le plus important de la Bourse de Toronto en 2010 qui a atteint 383 millions de dollars.
L’envolée récente des prix des produits de base à l’échelle mondiale a également donné lieu à des pourparlers concernant une fusion entre la Bourse de Toronto et la Bourse de Londres, transaction dont M. Fazal juge qu'elle serait la bienvenue pour le secteur canadien : «Le secteur minier est vraiment une industrie mondiale, les sociétés recherchant du capital auprès d’investisseurs du monde entier. Une fusion de ces marchés principaux réunirait deux plateformes complémentaires, élargissant l’accès au capital pour les sociétés minières.»
Tant la Bourse de Londres que la Bourse de Toronto ont procuré d’abondantes sources de capital à des sociétés à différentes étapes de leur cycle minier. Alors que la Bourse de Toronto attire habituellement les sociétés en démarrage et en phase d’exploration, la Bourse de Londres accueille les entreprises bien établies et diversifiées.
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