Croissance des dépenses de la rentrée scolaire de 2,5 % prévue au Canada, selon EY

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(Montréal, le 30 juillet 2012) Les dépenses liées à la rentrée scolaire connaîtront une légère croissance de l’ordre de 2,5 % cette année par rapport à l’an dernier, en dépit d’une saison de magasinage qui s’est entamée beaucoup plus tôt au pays, selon EY.

«Les promotions entourant la rentrée scolaire de l’autre côté de la frontière se sont amorcées dès le 1er juillet dans l’espoir de stimuler la demande et contraignent maintenant les détaillants canadiens à emboîter le pas plus tôt que jamais, explique Daniel Baer, leader canadien du secteur du détail et du gros d’EY. Puisque leur niveau de confiance est bas, les consommateurs sont prudents et recherchent les aubaines, peu importe leur loyauté envers les marques. Ils n’hésitent pas à comparer les prix avant de faire leur choix, que ce soit en magasin ou, encore plus facilement, en ligne à la maison, ou avec un cellulaire.»

M. Baer ajoute que les détaillants reconnaissent que pour chaque dollar dépensé chez le concurrent, c’est autant d’argent retranché du budget des consommateurs, dollars qui auraient pu être dépensés dans leur propre magasin. En contrepartie, la plupart des achats pour la rentrée scolaire ne sont pas discrétionnaires.

Outre la tendance grandissante des achats en ligne pour profiter des bas prix auprès des détaillants américains, la concurrence transfrontalière est également stimulée par les nouvelles exemptions accordées aux voyageurs permettant aux résidents canadiens d’importer des produits sans devoir payer de droits ou de taxes. Depuis le 1er juin dernier, le montant de l’exemption aux voyageurs est passé de 50 $ à 200 $ pour les séjours d’au moins 24 heures, et de 400 $ à 800 $ pour les séjours d’au moins 48 heures.

«Au Québec, des milliers de vacanciers traversent la frontière lors des vacances de la construction. Comme l’inflation grimpe plus vite que les salaires, notamment les factures d’essence et d’épicerie, les consommateurs sont sous pression. Et pour les détaillants, la crainte de voir les familles faire leurs achats aux États-Unis pendant leurs vacances s’ajoute à leurs préoccupations.»

En effet, perdre du terrain au profit des détaillants américains n’est pas le seul défi auquel sont confrontées les entreprises canadiennes du secteur des produits de consommation. Selon un récent rapport mondial publié par EY intitulé Disrupt or be disrupted: Creating value in the consumer products brand new order, 74 % des chefs d’entreprises de produits de consommation affirment qu’ils ont besoin d’apporter des modifications importantes à leur entreprise afin de maintenir le même niveau de profitabilité. Le sondage révèle également que 68 % des répondants doivent réévaluer leur modèle de fonctionnement. M. Baer explique : «Le paysage de la consommation est en constante évolution, ici et partout ailleurs dans le monde. Les commerçants canadiens ne peuvent échapper aux tendances observées à l’échelle mondiale. Grâce à la technologie et à tous les nouveaux moyens de communication, les consommateurs prennent le contrôle de la conversation et exigent une plus grande valeur.»

Les promotions de la rentrée ne se limitent pas aux achats traditionnels, comme les vêtements, les chaussures et la papeterie. De plus en plus d’étudiants, et de plus en plus jeunes, s’équipent en fournitures et appareils électroniques. Selon M. Baer, il s’agit d’un créneau qui devrait connaître une bonne performance cette année.

M. Baer prévoit que les dépenses de la rentrée varieront d’une région canadienne à l’autre, tout comme les tendances observées en 2011 : l’Alberta et la Saskatchewan continueront de mener le peloton tandis que le niveau des dépenses au Québec et en Ontario sera sous la moyenne nationale.


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