Hausse de 53 % du financement, un signe positif pour les sociétés de biotechnologie canadiennes : un rapport d’EY

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(Montréal, le 19 juin 2012) Selon un nouveau rapport d’Ernst & Young publié aujourd’hui, la performance financière du secteur canadien de la biotechnologie s’est de nouveau détériorée en 2011, mais une vague de résultats cliniques positifs a néanmoins stimulé le secteur, d’où l’augmentation de 53 % du financement qui témoigne de la qualité de la science au Canada.

«Dans la foulée de la crise de 2008, le secteur canadien de la biotechnologie a réagi en adoptant des mesures de compression des coûts et a amélioré l’ensemble de ses pratiques commerciales, mentionne Paul Karamanoukian, associé et leader national du secteur des sciences de la vie d’EY. Par conséquent, les sociétés plus solides ont pu surmonter la tempête et faire plus avec moins puisque, à l’heure actuelle, l’efficacité est la règle du jeu dans le secteur des sciences de la vie!»

En 2011, les capitaux mobilisés par le secteur canadien de la biotechnologie ont légèrement dépassé 740 millions de dollars américains, une augmentation de 257 millions de dollars américains par rapport à 2010. De ces capitaux, 574 millions de dollars américains ont été réunis par les sociétés ouvertes, soit 178 millions de dollars américains de plus qu’en 2010.

En 2011, 15 sociétés ouvertes se sont partagé 80 % de la totalité du financement public, une réelle amélioration en regard de 2010, lorsque la majorité du financement destiné aux sociétés ouvertes a été répartie entre huit sociétés seulement. «Cette année, les sociétés prospères sont plus nombreuses que l’an dernier, un signal positif pour les nouveaux investisseurs potentiels», d’ajouter M. Karamanoukian.

Les sociétés fermées ont, quant à elles, mobilisé un peu moins de 166 millions de dollars américains, une hausse de 91 % en comparaison de 2010.

Selon M. Karamanoukian, une revue préliminaire des résultats du premier trimestre de 2012 révèle une tendance à la hausse. Grâce aux programmes de stimulation annoncés par le gouvernement du Canada et celui de certaines provinces, le secteur pourrait se redresser considérablement. «Certaines des grandes sociétés pharmaceutiques s’associent également avec le secteur public pour créer des fonds d’investissement qui devraient stimuler les investissements, preuve que les secteurs ont foi en notre science.».

Le Québec se classe au premier rang en termes de financement total des sociétés ouvertes et de financement par capital de risque, surclassant le champion de 2010, la Colombie-Britannique. Le Manitoba et la Nouvelle-Écosse sont également en voie de devenir des intervenants du secteur. La répartition du total du financement public et privé entre les provinces est la suivante :

  • Québec : 50 % du financement total, soit 372,6 millions de dollars américains
  • Ontario : 24 % du financement total, soit 177,3 millions de dollars américains
  • Colombie-Britannique : 15 % du financement total, soit 112,2 millions de dollars américains
  • Alberta : 9 % du financement total, soit 62,9 millions de dollars américains
  • Manitoba : 1 % du financement total, soit 8,6 millions de dollars américains
  • Nouvelle-Écosse : 1 % du financement total, soit 6,4 millions de dollars américains

Voici d’autres constatations importantes du rapport :

  • Une fois de plus en 2011, aucun PAPE n’a été réalisé.
  • Le nombre de sociétés ouvertes est pratiquement demeuré inchangé au Canada, soit 71 sociétés. Le total des revenus a reculé de 21 % en regard de 2010 pour s’établir à 998 millions de dollars américains.
  • Le total de dépenses de recherche et de développement a connu une baisse de 4 % en 2011, pour atteindre 431 millions de dollars américains.
  • La situation de l’emploi dans le secteur a également souffert en 2011.

 

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