La valeur des transactions du secteur canadien des mines et métaux en baisse de 43 %, tandis que les sociétés recentrent leurs priorités d’affaires

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(Montréal, le 28 novembre 2012) La valeur et le volume des transactions du secteur des mines et métaux à l’échelle mondiale est en baisse, le Canada affichant lui-même un recul de 43 %, dont une diminution de 16 % par rapport à l’exercice précédent au cours des neuf premiers mois de 2012, selon le septième numéro semestriel mondial du Baromètre de la confiance des entreprises : Mines et métaux (en anglais) d’Ernst & Young.

«Les résultats de notre sondage révèlent que seulement 38 % des entreprises, comparativement à 53 % au mois d’avril, se concentreront sur la croissance au cours des douze prochains mois, tandis que 27 % d’entre elles réorientent leurs priorités vers des activités de base, dont la réduction des coûts et l’efficacité opérationnelle», affirme Zahid Fazal, leader de l’équipe affectée au Plan Nord et du secteur des mines et métaux d’EY au Québec.

L’inflation des coûts, le ralentissement de la croissance économique, l’intensification des risques géopolitiques et la volatilité des prix comptent parmi les facteurs qui ont entraîné ce changement de cap au sein des sociétés minières et métallurgiques.

«Les dirigeants abandonnent cette mentalité de “la croissance pour la croissance” au profit de l’optimisation du capital, poursuit M. Fazal. Près du tiers des répondants à notre sondage ont invoqué la réduction des coûts et l’efficacité opérationnelle comme leurs priorités clés pour le prochain exercice.»

Néanmoins, la confiance à réaliser des transactions s’améliore : 28 % des répondants s’attendent à réaliser une acquisition d’ici les douze prochains mois, comparativement à 18 % au mois d’avril dernier.

«Bien que la valeur et que le volume des transactions soient à la baisse, les entreprises minières et métallurgiques font de plus en plus confiance au contexte actuel des fusions et acquisitions, renchérit M. Fazal. Il faut s’attendre à ce que les sociétés abandonnent la diversification pour se tourner vers des transactions synergiques, qui créent des économies d’échelle et tirent parti de faibles évaluations dans tout le secteur.»

Des transactions moins importantes et des partenariats stratégiques sont au programme des conseils d’administration dans un contexte où les entreprises doivent gérer la pression de générer un rendement du capital investi, surtout à la lumière des récents dépassements de coûts et des problèmes d’intégration.

«Bien que de nombreuses entreprises recentrent leurs activités maintenant axées sur l’efficacité et le contrôle des coûts ainsi que sur la gestion des risques et la répartition des capitaux, il existe de nouvelles possibilités de transactions pour celles qui affichent un bilan solide. En cette ère de concurrence mondiale féroce pour les ressources, les sociétés ne peuvent se permettre de rater les bonnes occasions», conclut M. Fazal.

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À propos du sondage
Le Baromètre de la confiance des entreprises est un sondage mené auprès de plus de 1 500 cadres supérieurs de grandes entreprises du monde entier et de tous les secteurs de l’industrie. Le Baromètre a pour but d’évaluer la confiance des entreprises dans les perspectives économiques, de comprendre les priorités des conseils d’administration dans les douze prochains mois et de déterminer les pratiques émergentes en matière de gestion du capital alors que les conditions économiques ne cessent d'évoluer. Il s’agit du septième numéro semestriel du Baromètre d’une série qui a débuté en novembre 2009.

À propos d’Ernst & Young
EY est un chef de file mondial des services de certification et fiscalité, services transactionnels et services consultatifs. À l’échelle mondiale, les 167 000 membres de notre personnel sont unis par nos valeurs partagées et un engagement indéfectible envers la qualité. Nous nous distinguons en aidant nos gens, nos clients et nos collectivités à réaliser leur potentiel.