Près de la moitié des cadres supérieurs canadiens prévoient des fusions et des acquisitions cette année, selon un sondage d’EY

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(Montréal, le 9 mai 2012) Quoique encore prudents, les cadres supérieurs canadiens ont un vif intérêt pour les fusions et acquisitions, puisque 48 % d’entre eux prévoient rechercher une acquisition au cours des 12 prochains mois, en regard de 45 % il y a six mois et de 32 % en avril 2011, selon les constatations d’un sondage mené récemment par EY.

Ce regain de la confiance des répondants canadiens s’écarte des autres statistiques, qui montrent que seulement 31 % des répondants à l’échelle mondiale et 34 % des répondants américains prévoient en faire autant, contre respectivement 41 % et 34 % en octobre 2011.

«Au Canada, la confiance dans l’économie locale a plus que doublé, déclare François Tellier, associé directeur du groupe Services consultatifs transactionnels d’EY pour le Québec. Bien que la volatilité persiste et que les cadres supérieurs restent prudents, leurs perspectives sont plus positives que celles de nombreux répondants mondiaux qui évoluent dans un environnement plus difficile.»

Parmi les répondants canadiens sondés :

  • 31 % songent à un désinvestissement, en regard de 23 % en octobre 2011.
  • 80 % croient que le nombre de possibilités de transactions augmente, et plus des trois quarts estiment que la probabilité de conclure des transactions est plus grande qu’il y a six mois.
  • 75 % trouvent que l’accès au crédit est stable ou en voie d’amélioration.
  • 72 % pensent que la crise de la zone euro a nui à leurs affaires.

Certes les cadres supérieurs des entreprises canadiennes sont dans un état d’esprit plus confiant, surtout par rapport au reste du monde, mais ils restent fondamentalement prudents. La volatilité persistante des marchés, les mesures d’austérité, la crise de la zone euro et la possibilité d’un ralentissement de la croissance sur les marchés émergents ont continué d’alimenter la prudence.

«Les constatations indiquent que la plupart des cadres supérieurs canadiens estiment que la crise de la zone euro a nui à leurs affaires, poursuit M. Tellier. Une bonne partie de la prudence que nous observons chez les répondants canadiens vient du fait qu’ils font des affaires avec des économies moins stables que la nôtre; cependant, ils croient tout de même qu’il a y des possibilités de transactions, surtout sur les marchés émergents.»

Toutefois, la plupart des ingrédients nécessaires à un contexte favorable aux fusions et acquisitions au Canada étant maintenant réunis – abondance des réserves de trésorerie, accès adéquat au crédit et regain de confiance dans l’économie – le nombre de possibilités de transactions augmente, et la qualité des cibles éventuelles ne cesse de s’améliorer.

Quant aux acquisitions à l’extérieur de leur marché local, les principales destinations des investissements des répondants canadiens comprennent les États-Unis, la Chine, Hong Kong, Singapour et l’Inde, tandis que les secteurs où ils sont les plus actifs sont les services financiers, les sciences de la vie (dont les soins de santé), les produits de consommation, le pétrole et le gaz, et les technologies.

 

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À propos du sondage

Le Baromètre de la confiance des entreprises d’EY est un sondage tenu auprès de plus de 1 500 cadres supérieurs de grandes entreprises du monde entier et de divers secteurs d’activité. Le Baromètre a pour but d’évaluer la confiance des entreprises dans les perspectives économiques, de comprendre les priorités des conseils d’administration dans les 12 prochains mois et de déterminer les pratiques émergentes en matière de capital qui distingueront les entreprises qui se taillent un avantage concurrentiel alors que l’économie mondiale ne cesse d’évoluer. Voici le sixième numéro de cette publication semestrielle, parue pour la première fois en novembre 2009.

À propos d’EY

EY est un chef de file mondial des services de certification et fiscalité, services transactionnels et services consultatifs. À l’échelle mondiale, les 152 000 membres de notre personnel sont unis par nos valeurs partagées et un engagement indéfectible envers la qualité. Nous nous distinguons en aidant nos gens, nos clients et nos collectivités à réaliser leur potentiel.