Quarante-quatre pour cent des sociétés canadiennes prévoient réaliser des fusions et acquisitions au cours des douze prochains mois

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(Montréal, le 23 octobre 2012) Même si les Canadiens ont une vue plus pessimiste de l’état général de l’économie mondiale, ils recherchent quand même des occasions de croissance; c’est ce que révèle un nouveau sondage d’EY. En effet, 44 % des sociétés canadiennes prévoient réaliser des acquisitions au cours des douze prochains mois, soit un pourcentage légèrement inférieur à celui d’avril (48 %), mais considérablement plus élevé que celui de leurs contreparties mondiales qui n’est que de 25 %.

«Les sociétés canadiennes se tournent vers les acquisitions pour s’emparer d’une part des marchés existants et, dans une moindre mesure, des nouveaux marchés, déclare François Tellier, associé directeur des Services consultatifs transactionnels pour le Québec chez EY. Elles sont aussi enclines, dans une plus large mesure que les répondants des autres pays, à considérer les fusions et acquisitions comme un moyen de tirer avantage de la crise de la zone euro.»

Tandis que de nombreuses sociétés dans le monde, y compris les États-Unis, se préoccupent davantage de la réduction des coûts et d’autres secteurs de la gestion des risques, 35 % des répondants canadiens s’apprêtent à profiter de l’incertitude économique de l’Europe en se lançant dans des transactions de fusions et acquisitions opportunistes. Seuls 14 % des répondants mondiaux partagent ce point de vue.  

«Bien que l’appétit pour les fusions et acquisitions n’ait pas diminué au Canada, contrairement à d’autres régions du monde, nous prévoyons que l’envergure de ces transactions ne sera pas aussi importante, ajoute M. Tellier. De fait, 90 % des dirigeants canadiens sondés pressentent que toutes les transactions qui seront réalisées au cours du prochain exercice s’élèveront à moins de 500 millions $ US.»

Dans un contexte de faiblesse des taux d’intérêt qui continuent de se maintenir à des creux historiques, les sociétés canadiennes sont davantage portées à optimiser la structure de leur capital et à réduire les frais d’intérêt que les sociétés étrangères.

«L’accès au crédit demeure l’une des préoccupations des sociétés canadiennes, signale M. Tellier. La vigueur des banques canadiennes ne s’est pas détériorée comme celle de certaines institutions dans le monde; cependant, depuis la crise du crédit de 2008, les prêteurs canadiens ont adopté une approche prudente qui ne touche pas les grandes sociétés ouvertes, mais influe sur les sociétés fermées plus petites.»

Ainsi, en raison du plus grand nombre de sociétés fermées canadiennes ayant pris part au sondage, 45 % des dirigeants sondés ont indiqué que l’accès au crédit a diminué, soit un pourcentage sensiblement plus élevé que celui d’avril qui était de 22 %.

«L’efficacité et le contrôle des coûts demeurent les principaux facteurs qui sous-tendent les décisions de beaucoup de sociétés canadiennes, et bien que ces dernières font incontestablement preuve d’un niveau élevé de prudence, elles ressentent aussi le besoin de rester flexibles pour profiter des occasions qui se présenteront lorsque la reprise mondiale sera assurée», conclut M. Tellier.

À propos du sondage
Le Baromètre de la confiance des entreprises d’EY est un sondage tenu auprès de plus de 1 500 cadres supérieurs de grandes entreprises du monde entier et de divers secteurs d’activité. Le Baromètre a pour but d’évaluer la confiance des entreprises dans les perspectives économiques, de comprendre les priorités des conseils d’administration dans les 12 prochains mois et de déterminer les pratiques émergentes en matière de capital qui distingueront les entreprises qui se taillent un avantage concurrentiel alors que l’économie mondiale ne cesse d’évoluer. Voici le septième numéro de cette publication semestrielle, parue pour la première fois en novembre 2009.

À propos d’EY
EY est un chef de file mondial des services de certification et fiscalité, services transactionnels et services consultatifs. À l’échelle mondiale, les 167 000 membres de notre personnel sont unis par nos valeurs partagées et un engagement indéfectible envers la qualité. Nous nous distinguons en aidant nos gens, nos clients et nos collectivités à réaliser leur potentiel.