Le secteur des ressources du Canada doit relever de nouveaux défis liés à l’emploi avec l’élimination du crédit d’impôt pour emploi à l’étranger, selon EY

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(Montréal, le 26 avril 2012) Compte tenu des modifications fiscales, les sociétés canadiennes qui entreprennent des activités de prospection ou d’exploitation des ressources à l’étranger devront adapter leur stratégie pour attirer les personnes compétentes et atteindre les objectifs de croissance selon les prévisions au cours des quatre prochaines années, selon Ernst & Young.

Cela s’explique par l’onde de choc créée par le budget fédéral de mars 2012 dans tout le secteur minier et métallurgique canadien à l’annonce du retrait progressif prévu d’ici 2016 du crédit d’impôt pour emploi à l’étranger (CIEE) établi de longue date pour les employés canadiens travaillant à l’étranger.

«Les sociétés minières et métallurgiques exercent leurs activités dans quelques-unes des régions les plus reculées du monde où le maintien d’une main-d’œuvre qualifiée constitue toujours un défi de taille, affirme Zahid Fazal, associé chez EY et leader de l’équipe du Québec affectée au Plan Nord. Le CIEE amoindrissait quelques-unes des difficultés auxquelles ces sociétés font face lorsqu’elles recrutent des personnes compétentes sur des postes qu’il serait autrement difficile de pourvoir, et ce, sans coûts supplémentaires».

Pourtant, ce changement ne constitue pas nécessairement une surprise. Les taux d’imposition des sociétés ont chuté considérablement depuis l’entrée en vigueur du CIEE et les sociétés sont financièrement plus aptes à soutenir leurs propres activités à l’étranger.

Stéphane Leblanc, associé et fiscaliste chez EY précise que cela ne veut pas dire que cela se fera sans bouleversement. Le vrai problème est une question de calendrier. Les prix des produits de base sont élevés et les éléments fondamentaux du secteur sont bons. Cela dynamise l’investissement dans des projets nouveaux ou existants partout dans le monde, tandis que le soutien pour ces activités se tarit. De son côté, Zahid Fazal croit que cette nouvelle tournure, pour ce secteur déjà au bord d’une pénurie de main-œuvre à l’échelle mondiale, présente une parfaite batterie de risques qui pourraient nuire à la capacité de l’industrie de pourvoir des postes clés à l’étranger dès à présent et à plus long terme.

Avec l’élimination graduelle du crédit d’impôt pour emploi à l’étranger, le coût des activités menées dans des pays étrangers pourrait grimper, forçant ainsi les employeurs à augmenter la mise sur la rémunération et les salaires – une possibilité dont les sociétés minières doivent tenir compte dans les plus brefs délais.

«Les sociétés touchées par l’élimination de ce crédit d’impôt devraient commencer à revoir leurs programmes et leurs politiques de rémunération et les modifier dès maintenant, explique Stéphane Leblanc. En effectuant une modélisation des coûts, les sociétés peuvent aussi estimer l’incidence financière de l’élimination progressive du CIEE sur leurs employés admissibles et probablement sur elles-mêmes.»


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