Les détaillants canadiens vivront une année de tensions, selon EY

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(Montréal, le 19 janvier 2012) Les détaillants canadiens n’auront pas le temps de profiter de la période après les Fêtes, car les enjeux de 2011 débordent sur 2012. Les détaillants font face à de nombreux enjeux, dont un afflux de concurrents étrangers, la morosité des consommateurs et la diminution du pouvoir d’achat de ces derniers, selon EY.

«Les ventes nationales de la période des Fêtes ont progressé d’environ 2 % en 2011, conformément aux attentes, déclare Daniel Baer, associé et leader national des services au secteur du commerce de détail d’EY. Le consommateur va continuer de se concentrer carrément sur les prix en 2012. Les ventes au détail devraient augmenter très peu. Entre-temps, la hausse des prix du gaz, des impôts et des taxes, et des coûts du panier d’épicerie et de certains produits manufacturés viendront éroder davantage le pouvoir d’achat et se combineront pour réduire les bénéfices nets des détaillants.»

Les détaillants devront également composer avec les répercussions en chaîne de la nouvelle concurrence américaine sur le marché canadien. Alors que les détaillants canadiens ne sont pas encore complètement remis de l’arrivée de nombreuses sociétés américaines en 2010 et en 2011, ils devront surtout chercher à se distinguer des autres. Nous verrons probablement plus de campagnes marketing patriotiques nous incitant à «Acheter canadien» dans l’année qui vient.

«En 2011, les détaillants canadiens ont été beaucoup plus nombreux à adopter les pratiques américaines du Black Friday et du Cyber Monday, ce qui démontre l’incidence du marketing américain au Canada, explique M. Baer. Attendez-vous à ce que les détaillants canadiens imitent leurs homologues américains en 2012, surtout dans l’adoption des médias sociaux, de stratégies en ligne plus audacieuses et de l’expansion internationale.»

Qui plus est, de nombreux détaillants canadiens rechercheront des possibilités de croissance à l’étranger. Selon M. Baer, «un certain nombre de détaillants canadiens ont eu beaucoup de succès aux États-Unis et dans d’autres pays partout dans le monde, et ces réussites en inspireront d’autres en quête d’un avantage concurrentiel.»

Voici d’autres tendances à surveiller en 2012 :

  • Magasinage en ligne : ce circuit de distribution, particulièrement utilisé à partir d’appareils mobiles, continuera d’influencer le secteur du détail, et les détaillants continueront d’affiner leur offre en ligne.
  • Logistique et politiques de prestation : tous les volets à partir de la facilité d’utilisation seront remis en question. À long terme, les détaillants réexamineront leurs stratégies pour leurs magasins physiques devant la progression des ventes en ligne.
  • Médias sociaux : l’utilisation des médias sociaux influencera de plus en plus comment, quand et où les consommateurs feront leurs achats.
  • Immobilier et talent : Puisque des détaillants américains continueront de s’implanter sur le marché canadien, les détaillants subiront des pressions sur l’immobilier et le talent.
  • Regroupements et restructurations : Bien que le marché canadien ait vu un certain nombre de détaillants fermer boutique en 2011, les regroupements et les restructurations seront davantage monnaie courante en 2012. Certains détaillants sont affaiblis par la récession et devront se restructurer ou vendre.

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