La culture du risque habite les cadres supérieurs canadiens: 73 % se sont appliqués à atténuer le risque d’illiquidité de leur entreprise, selon Ernst & Young

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(Montréal, le 26 juin 2012) Une proportion de 73 % des cadres supérieurs canadiens ont pris des mesures pour atténuer leur risque d’illiquidité depuis la crise économique de 2008, selon EY.

Sur toile de fond de problèmes mondiaux — les pressions économiques persistantes aux États-Unis et en Europe, la dette de la crise souveraine européenne et l’évolution rapide du cadre réglementaire — les banques et les sociétés d’assurance à l’échelle mondiale modifient leurs processus de gestion des risques et améliorent leurs méthodes pour surveiller la conformité et vérifier leur appétit pour le risque.

«Pour la majorité des banques et des sociétés d’assurance, l’une des grandes priorités consiste à accroître les réserves d’actifs liquides et à élaborer de meilleurs processus de gestion des risques, de meilleures simulations de crise et de meilleures méthodes, déclare Michel Bergeron, associé d’Ernst & Young. La crise financière a vraiment fait ressortir les faiblesses de ces organisations et les a forcées à inclure l’appétit pour le risque dans les fondements de leur entreprise. Elles ont maintenant pour défi d’équilibrer la croissance et la culture du risque.»

Selon la troisième étude annuelle sur la gestion des risques menée par EY et l’Institute of International Finance et intitulée Progress in financial services risk management, équilibrer le risque et la croissance est un défi, mais les organisations apprennent actuellement à appliquer des modèles réformés d’appétit pour le risque ou ont ajouté de nouvelles mesures pour évaluer d’une façon réaliste l’exposition au risque.

Sur les 75 banques et sociétés d’assurance mondiales sondées, 77 % sont en train ou ont fini de faire un examen poussé en vue d’identifier et d’évaluer leurs risques d’affaires. Selon les répondants, le renouvellement des cadres réglementaires change fondamentalement le modèle d’affaires de leur entreprise.

Des progrès ont également été réalisés pour réformer les modèles de simulation de crise, les méthodes et les structures de gouvernance des risques afin de réorganiser réellement l’entreprise et d’instaurer une culture du risque à laquelle l’organisation tout entière puisse adhérer. L’étude révèle que :

  • 75 % des répondants ont créé et mis en œuvre un nouveau modèle de simulation de crise au cours des 12 derniers mois;
  • 58 % ont prêté une plus grande attention à la culture du risque au cours des 12 derniers mois, contre 23 % en 2011;
  • 87 % des entreprises ont maintenant un comité de gestion des risques et un comité d’audit distincts l’un de l’autre et ont modifié les rôles et les responsabilités de sorte que 58 % des chefs de la gestion des risques relèvent directement du chef de la direction et que 90 % ont directement accès au conseil ou au comité de gestion des risques.

Bien que la plupart des entreprises s’attachent à modifier leur structure de gestion des risques, les participants de l’étude reconnaissent qu’il y a bien des défis à relever avant d’intégrer réellement la culture du risque dans l’ensemble de l’organisation. Et surtout, 73 % ont indiqué que des systèmes inadéquats pour saisir les données et présenter et évaluer l’information posent un grand problème, et 63 % ont invoqué la difficulté d’aligner la mentalité de vente sur la culture du risque.

«L’un des plus importants changements que doivent opérer les entreprises réside dans le concept selon lequel le risque est la responsabilité de chacun, et pas seulement celle du chef de la gestion des risques, conclut M. Bergeron. L’étape la plus importante consiste à adopter une culture axée sur le risque en formant et en motivant les employés pour les amener à voir au-delà du respect des limites et à tenir compte des complications générales de la gestion des risques. Alors seulement pourront suivre les méthodes et les processus.»

À propos de l’étude

L’étude intitulée Progress in financial services risk management est la troisième étude annuelle sur la gestion des risques menée par l’Institute of International Finance (IIF) et EY depuis la crise de 2008. De décembre 2011 à mars 2012, 75 banques et sociétés d’assurance dans 38 pays ont participé à l’étude par téléphone ou en ligne, ou les deux, dans 32 entrevues avec des chefs de la gestion des risques, 12 entrevues avec des cadres supérieurs de la gestion des risques et 68 participations en ligne.

 

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À propos d’EY

EY est un chef de file mondial des services de certification et fiscalité, services transactionnels et services consultatifs. À l’échelle mondiale, les 141 000 membres de notre personnel sont unis par nos valeurs partagées et un engagement indéfectible envers la qualité. Nous nous distinguons en aidant nos gens, nos clients et nos collectivités à réaliser leur potentiel.