Selon EY, la compétitivité des coûts est le principal enjeu des sociétés minières canadiennes

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(Toronto, le 4 mars 2013) D’après Ernst & Young, la compétitivité des coûts et l’exécution des projets sont parmi les plus importants défis auxquels font face les sociétés minières canadiennes en 2013, ce qui résulte de leur expansion rapide et de la hausse des taux de change.

Dans l’allocution qu’il a prononcée au congrès international 2013 de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (ACPE), Mike Elliott, leader du secteur mondial des mines et métaux d’Ernst & Young, a affirmé que les diverses déficiences importantes qu’ont récemment signalées les sociétés minières, et qui ont été très médiatisées, mettent en évidence le défi que le secteur est appelé à relever sur le plan des coûts.

«Le secteur minier a été très orienté vers la production pendant la plus grande partie de la décennie précédente, mais cela a changé très rapidement, de sorte que les coûts font maintenant l’objet de restrictions beaucoup plus importantes et qu’il faut donc revoir l’exécution des projets», explique M. Elliott.

Les pays producteurs comme le Canada qui ont connu les contrecoups d’une expansion rapide de leur secteur minier et une hausse des taux de change doivent maintenant composer avec les coûts plus élevés qui en ont découlé. C’est pourquoi la compétitivité des coûts et une discipline beaucoup plus serrée sur les plans de l’exécution des projets et de l’efficacité opérationnelle sont devenues des enjeux importants.

Parmi les nombreuses causes de l’inflation des coûts dans le secteur – laquelle figure en première position dans l’édition 2012-2013 de la liste des dix principaux risques dans le secteur des mines et des métaux établie par EY – signalons les suivantes :

  • complexité accrue des projets ayant induit une hausse des coûts opérationnels;
  • augmentation des coûts incontrôlables occasionnée par des facteurs tels que les manifestions de nationalisme dans le secteur des ressources naturelles;
  • diminution de la teneur en minerai ayant occasionné une augmentation des coûts par unité de production;
  • augmentation du nombre de projets réalisés dans des lieux éloignés;
  • pressions sur les approvisionnements se traduisant par une augmentation encore plus marquée des coûts opérationnels et des coûts en capital;
  • inflation des coûts aggravée par le fait que les pays producteurs disposent d’une devise forte.

Selon M. Elliott, bien que les sociétés minières canadiennes aient bénéficié de certains avantages sur le plan des coûts, comparativement à des pays producteurs comme l’Australie, il s’avère nécessaire d’accroître la compétitivité des coûts de tous les projets, car ce sont les projets marginaux qui seront d’abord arrêtés.

«Dans un contexte de baisse des prix, les entreprises qui sauront le mieux gérer leurs coûts seront davantage en mesure de protéger leurs marges, et celles qui parviendront à effectuer des améliorations durables à long terme sur les plans de la productivité et de l’exécution de leurs projets d’investissement seront les mieux placées pour tirer parti des occasions offertes lorsque reviendra le temps de procéder à des investissements en capital», soutient M. Elliott.

Zahid Fazal, leader de l’équipe affectée au Plan Nord et du secteur des mines et métaux d’Ernst & Young au Québec, ajoute que, bien qu’il soit moins urgent pour les producteurs d’or de s’attaquer aux hausses de coûts, puisque le prix de l’or s’est maintenu à un niveau élevé, ces producteurs n’ont pas échappé pour autant aux pressions des actionnaires réclamant davantage de trésorerie.

«La volatilité occasionnée par l’évolution en dents de scie de la conjoncture économique en 2012 a amené les actionnaires à être plus réfractaires à la prise de risques et à exiger une surveillance plus étroite en ce qui a trait à la répartition du capital, exerçant notamment des pressions sur les sociétés minières pour qu’elles fassent preuve de plus d’efficacité dans l’exécution des projets à l’égard desquels elles se sont engagées et pour qu’elles leur remettent davantage de trésorerie», explique M. Fazal.

«Nous avons vu les producteurs d’or réagir à cette situation en augmentant les taux de distribution et en indexant les dividendes au prix de l’or», de conclure M. Fazal.

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