Seulement 24 % des sociétés du secteur des mines et métaux s’intéressent aux F&A malgré des signes positifs de l’économie

La croissance interne, l’optimisation de la structure du capital et les désinvestissements stratégiques sont inscrits en priorité à l’ordre du jour des réunions du conseil

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(Montréal, le 14 mai 2013) Seulement 24 % des sociétés du secteur des mines et métaux à l’échelle mondiale s’intéresseront aux fusions et acquisitions («F&A») au cours des six prochains mois, malgré le fait qu’elles sont 57 % à considérer que l’économie s’améliore, contre 21 % en octobre dernier, révèle le huitième rapport semestriel Baromètre de la confiance des entreprises - Mines et métaux (en anglais) d’Ernst & Young.

«La confiance dans l’économie en général s’affirme, mais les transactions dans le secteur, et l’inclinaison à les mener, s’effritent, tandis que les prix plus faibles des produits de base, l’inflation des coûts et les conflits de travail ont des conséquences néfastes, dit Zahid Fazal, associé d’Ernst & Young et leader du secteur des mines et métaux pour le Québec. Ces forces ont amené des entreprises à prendre des mesures draconiennes pour réduire leurs coûts d’exploitation, y compris des suppressions d’emploi et des fermetures de mines.»

La valeur totale des transactions a chuté de 45 % d’une année à l’autre à 16,3 milliards $ US tandis que le volume des transactions a chuté de 35 % pour s’établir à 168 transactions au cours du premier trimestre 2013.

Mais bien que les transactions puissent être rayées de l’ordre du jour des conseils, la croissance continue à être au cœur des préoccupations de 44 % des sociétés du secteur des mines et métaux, ajoute M. Fazal.

«Les sociétés cherchent par quels moyens elles vont atteindre la croissance à partir d’une base d’exploitation renforcée, explique M. Fazal. Elles optent pour une croissance interne à plus faible risque, en optimisant la répartition du capital et les désinvestissements stratégiques plutôt que les F&A. Pour celles pour qui les F & A constituent toujours une priorité, attendez-vous à voir de plus petites acquisitions complémentaires.»

Au deuxième semestre cette année, 91 % des transactions devraient être inférieures à 500 millions $ US, en hausse par rapport à 74 % en octobre 2012, tandis que les sociétés font bien attention de ne pas compromettre la souplesse du bilan et les évaluations du crédit.

«Les sociétés qui abordent le mieux la planification du capital se placeront en première place dans le prochain cycle d’investissement, dit M. Fazal. Les possibilités seront toujours là pour celles qui sont prêtes à considérer le secteur à long terme. Il s’agit d’équilibrer la réduction des coûts et les efforts d’efficacité opérationnelle avec des transactions stratégiques, particulièrement en cette époque d’évaluations en déclin qui pourraient fournir des rendements sur les transactions avantageux.»

L’écart qui se creuse dans les évaluations et l’intensification des désinvestissements créent un marché favorable aux vendeurs pour les investisseurs non traditionnels. De plus en plus de capital-investissement et de fonds souverains arrivent sur le marché, sécurisent l’approvisionnement et sont à la recherche d’un rendement sur les actifs sous-évalués.

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