Les médias sociaux changent la donne

(Article paru dans Premieres en Affaires, avril 2012)

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Par Lara Iob, Associée, Services de certification, EY

Des pressions croissantes continuent de s’exercer sur le système de santé mondial, forçant les payeurs dans de nombreux marchés – gouvernements, compagnies d’assurance, consommateurs – à se concentrer davantage sur les résultats en matière de santé pour guider le choix de leur mode de consommation.

Parallèlement, les grandes transformations technologiques arrivent à maturité. Les données numériques et les dossiers de santé électroniques, les nouvelles technologies mobiles et les plateformes de médias sociaux pour le partage d’information sont en voie de donner naissance à un secteur de la santé orienté sur les résultats – du jamais vu.

Le croisement de ces deux tendances importantes représente un virage incroyable dans notre façon de penser qui offre une occasion unique au secteur des sciences de la vie, et plus particulièrement aux entreprises canadiennes. Si les sociétés canadiennes se positionnent maintenant efficacement, elles seront prêtes à jouer un rôle déterminant sur la scène mondiale au cours des années à venir.

Alors que nous nous dirigeons vers ce qu’EY désigne l’époque du «Pharma 3.0», nos recherches démontrent qu’en 2011, les investissements dans des applications pour téléphones intelligents, des sites Web éducatifs, des plateformes de médias sociaux, des appareils sans fil et d’autres programmes ont augmenté de 78 % par rapport à 2010. Le secteur misera sur ces nouvelles méthodes pour offrir des services en santé qui améliorent les résultats de santé globaux par la gestion de la maladie, la coordination des soins et une expansion dans les différentes étapes du traitement.

Toutefois, l’investissement dans la technologie ne suffit pas à lui seul à assurer au secteur un rôle prédominant dans l’avenir. Voici les quatre questions qui doivent retenir l’attention :

1.Revoir les politiques

Les sociétés qui veulent prospérer doivent s’atteler à la tâche. Il est maintenant temps d’établir des politiques intérieures pour encourager l’innovation, créatrice d’emplois. Une foule de gens compétents sont disponibles dans ce pays.

2. Aligner le Canada sur le reste du monde

L’établissement de règlements canadiens rigoureux en matière d’innovation et d’exploitation dans le secteur pharmaceutique est crucial. Toutefois, ces règlements doivent mieux s’aligner sur ceux d’autres marchés développés (depuis l’Europe jusqu’aux États-Unis) si nous voulons conserver notre avantage concurrentiel.

3. Stimuler la recherche et le développement au Canada

Les sociétés canadiennes doivent de nouveau être considérées comme les moteurs de l’innovation. Comment? Le secteur des sciences de la vie a besoin de gestionnaires de marque chevronnés et d’un apport massif de capitaux pour tirer parti de cette vaste ressource scientifique à l’échelle nationale.

4. Protéger la propriété intellectuelle

Un régime de propriété intellectuelle fiable, stable et concurrentiel est essentiel à la réussite du secteur. Le Canada doit continuer à s’efforcer de mieux protéger la propriété intellectuelle au pays. La capacité du secteur pharmaceutique de rivaliser dans ce nouveau contexte des soins de santé dépend essentiellement de cette condition.

Bref, s’attaquer à ces quatre défis exigera un engagement solide de la part des nombreuses parties prenantes, notamment les associations sectorielles, les sociétés pharmaceutiques et les autres sociétés œuvrant dans le secteur des sciences de la vie de même que les gouvernements. Cependant, affronter ces défis constitue la première étape critique qui permettra au secteur canadien non seulement de prospérer ici et à l’étranger, mais de modifier profondément la médecine moderne pour les patients partout dans le monde.


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