Les administrateurs se penchent sur la gestion des risques

Savoir-faire

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Les administrateurs nous ont indiqué qu’ils attachent une attention toute particulière au savoir-faire des personnes chargées d’administrer les sociétés qu’ils surveillent. Ils établissent un lien direct entre la qualité des stratégies et leur exécution par rapport aux objectifs et les compétences et l’expérience de l’équipe de direction.

Les administrateurs se fient à la direction pour bien les orienter dans le labyrinthe des risques propres à une entreprise et les soutenir lorsqu’ils projettent les possibilités d’avenir. Et, à un niveau plus précis, les administrateurs s’attendent à ce que la direction exploite judicieusement les compétences mises à sa disposition pour évaluer les risques, y compris les fonctions comme l’audit interne, le contentieux, la conformité de l’entreprise et la santé et la sécurité environnementales.

Les administrateurs apprécient également nettement l’expérience des personnes qui siègent avec eux au conseil lorsque des problèmes importants sont débattus. Rien d’étonnant à ce que les membres des conseils dans tout le pays parlent de la nécessité de recruter des personnes présentant une diversité d’expériences professionnelles, d’identités sexuelles et d’origines culturelles. Les administrateurs ayant une expérience approfondie de leur secteur à l’échelle internationale seraient très recherchés, ainsi que ceux ayant tendance à poser les questions «difficiles», à nager à contre-courant et à dire franchement ce qu’ils pensent en ce qui concerne la stratégie et les risques qui importent le plus.

Un milieu d’affaires en constante évolution se traduit par des besoins d’affaires changeants à l’échelon de la haute direction ainsi qu’à celui du conseil. L’un des administrateurs a proposé un exercice intéressant pour les conseils d’administration : «Déterminez où se situe votre chef de la direction par rapport aux compétences, aux connaissances et à l’expérience exigées et demandez-vous si vous l’embaucheriez si le poste de chef de direction devenait vacant.» Cela souligne le rôle de premier plan que jouent les administrateurs en ce qui touche une compréhension claire de la stratégie et des plans de relève de l’entreprise compte tenu d’un environnement en pleine évolution et de l’embauche et du perfectionnement des cadres appropriés dans ce contexte.

L’un des facteurs clés qui lie inextricablement l’embauche et le maintien en poste des personnes compétentes est, de toute évidence, la rémunération. Les pratiques de rémunération d’une organisation devraient être liées au rendement, et être assez concurrentielles pour atteindre les objectifs de rétention désirés. Bien que les buts doivent évidemment être liés au plan d’expansion de l’organisation, les incitatifs correspondants comme les primes ne devraient pas inciter les dirigeants à prendre des risques inacceptables susceptibles de nuire à l’entreprise dans l’avenir.

Les chefs de la direction et autres cadres doivent être rémunérés en fonction de leur capacité de gérer, de surveiller et de trouver les possibilités d’affaires en situation de risque, ce qui, dans bien des cas, pourrait signifier que les régimes de rémunération devront varier d’une personne à l’autre. Une gouvernance rigoureuse est essentielle pour favoriser des comportements conformes aux valeurs de base de l’organisation et à sa culture.