Les administrateurs se penchent sur la gestion des risques

Stratégie

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Le succès de chaque organisation repose en partie sur une stratégie d’entreprise réfléchie et la planification et l’exécution rigoureuses de cette dernière. Les possibilités stratégiques iront de pair avec les risques qui, s’ils sont gérés adéquatement, pourraient accroître la valeur de l’organisation. Cependant, les risques doivent être examinés en tenant compte de la tolérance au risque de l’organisation et de leur effet potentiel sur sa compétitivité. Il faut définir très clairement les objectifs et les échéances associés à chaque initiative stratégique, les risques qui pourraient empêcher l’organisation d’obtenir les résultats recherchés et les risques concomitants au fait de ne pas avoir atteint les résultats.

Les administrateurs nous ont dit que, selon eux, le risque ne peut être dissocié de la stratégie et doit être considéré en temps réel au cours des discussions portant sur la stratégie. Voilà pourquoi il n’y a plus de comité responsable des risques au sein des conseils d’administration, ce qui entraîne des conséquences importantes pour les administrateurs. Dans l’avenir, une connaissance de base du vocabulaire en gestion des risques et un certain degré de sophistication seront des conditions sine qua non pour être efficace comme membre du conseil.

Au cours du processus de planification des affaires, les cycles de planification et d’établissement de rapports sur les risques devront être coordonnés de sorte que l’information récente sur les problèmes liés aux risques soit intégrée. Ces communications ne devraient pas toujours consister en un point à l’ordre du jour officiel, elles devraient s’inscrire dans un processus de dialogue permanent intégré à tous les échelons dans le cadre des activités quotidiennes.

La discussion de la stratégie et des risques au niveau du conseil ne se limite plus aux risques inhérents au choix d’une stratégie donnée. Une administratrice a observé que les risques les plus difficiles à prévoir et à évaluer sont souvent ceux occasionnés par l’interaction de plusieurs risques apparemment non liés. Elle nous a renseignés sur la démarche adoptée par son organisation pour repérer de tels risques, qu’elle appelle la «planification prospective». Lors de l’élaboration d’une stratégie, elle et les autres administrateurs examinent les divers scénarios pour dégager les issues possibles des diverses démarches afin de relever les facteurs risquant de faire «dérailler» la stratégie qui pourraient être passés inaperçus.

Voilà les questions importantes à régler lorsque vient le moment de décider, entre autres, de l’affectation des capitaux. Comme un administrateur l’a déclaré, si on lui demande d’affecter de nouveaux fonds et qu’il ne reçoit pas une réponse claire à ces questions fondamentales, son vote sera «d’une simplicité enfantine».

En terminant, on ne peut éviter tous les risques. Des crises sont susceptibles de survenir et il est impératif que votre organisation ait adopté une démarche souple et bien planifiée pour la gestion de crise. Il est impossible de prévoir toutes les éventualités, surtout celles entraînées par des facteurs extérieurs. Les membres de conseils auxquels nous avons parlé préconisaient la préparation afin de minimiser l’incidence d’un événement, et de positionner leur organisation afin qu’elle se rétablisse rapidement. Le conseil et l’équipe de direction peuvent examiner ensemble divers scénarios imprévus afin d’élaborer les principes et les protocoles nécessaires pour réagir de manière efficace à diverses situations. Les administrateurs ont recommandé au conseil que l’ordre du jour inclue une séance d’information sur la préparation en cas de crise et les plans d’urgence, y compris la gestion de crise, les politiques et procédures en matière de sécurité, et une définition claire des rôles et des responsabilités, de sorte que vous soyez bien préparés en cas de crise.