Baromètre de l’entrepreneuriat du G20 2013 d’EY : Canada

Accès au financement

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Un solide écosystème de financement, mais les prêts bancaires aux entrepreneurs doivent être débloqués.

Les entrepreneurs du Canada ont accès plus facilement au financement que la plupart de leurs pairs dans les autres pays du G20, selon le baromètre. De plus, le gouvernement canadien a reconnu qu’il n’y a pas de place pour la complaisance et a fait du soutien aux entrepreneurs et aux petites entreprises un élément central de son Plan d’action économique 2013. Ce plan prévoit un nouveau financement de 400 millions de dollars canadiens pour le secteur du capital de risque, ce qui peut expliquer en partie pourquoi les entrepreneurs font état d’un meilleur environnement : 45 % affirment que l’accès s’est amélioré, comparativement à 35 % dans l’ensemble des pays du G20. Concernant le démarrage, le plan comprend une aide de 18 millions de dollars canadiens pour la Fondation canadienne des jeunes entrepreneurs, qui offre aux jeunes entrepreneurs du financement de démarrage, du mentorat et des ressources pour lancer leur propre entreprise1.

Il y a également du progrès concernant le financement de croissance. L’aide gouvernementale additionnelle comprend un crédit pour l’embauche d’une valeur de 1 000 dollars canadiens pour chaque nouvel employé engagé par les petites entreprises. En outre, le ratio de l’activité des fusions et acquisitions («F&A») par rapport au PIB au Canada est maintenant plus élevé que dans tous les autres pays du G20, sauf l’Australie.

Des points faibles persistent cependant. Le soutien accru au capital de risque intérieur devra compenser une chute de 22 % de l’investissement en capital de risque étranger, selon l’Association canadienne du capital de risque et d’investissement2. Les résultats du sondage semblent indiquer que les clients ou les fournisseurs sont moins susceptibles de fournir du financement et que le financement bancaire se redresse plus lentement que dans d’autres pays.

«Le principal obstacle se situe dans le capital au démarrage, ajoute Scott Walton d’Enovex. Ce n’est pas l’argent qui manque, car il y a de nombreux riches investisseurs providentiels. Nous avons besoin d’un meilleur service de liaison entre les jeunes entrepreneurs ayant une bonne idée et ces riches investisseurs, explique-t-il.» De plus, pour améliorer l’accès au financement, M. Walton affirme que le gouvernement pourrait même faire preuve de leadership en investissant dans certains projets. «En fait, si le gouvernement était capable de présenter une offre d’investissement, même conditionnelle à d’autres investissements, cela aiderait vraiment.»

EY - Proportion des entrepreneurs sondés au Canada qui ont indiqué une amélioration de l’accès aux instruments de financement


1. Fondation canadienne des jeunes entrepreneurs, site Web du Plan d’action économique du Canada, actionplan.gc.ca/fr, visité le 13 juillet 2013.

2. Canada’s Venture Capital Market in 2012: VC Investments at $1.5 billion, Fund Raising Highest Since 2002, site Web Canada Newswire, newswire.ca, visité le 10 juillet 2013.