Le sondage d’EY,

Baromètre de l’entrepreneuriat du G20 2013 : Canada

La puissance trois : gouvernements, entrepreneurs et sociétés

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Les entrepreneurs jouent le rôle principal.

Les entrepreneurs canadiens ont bien des raisons de se réjouir. Ils oeuvrent dans un contexte qui soutient largement leurs activités. Les coûts de démarrage d’une entreprise au Canada sont parmi les plus bas des pays du G20, tandis que les entrepreneurs passent moins de temps sur des questions fiscales que leurs pairs dans la plupart des pays, qu’ils connaissent des coûts de main-d’oeuvre moindres et ont un meilleur accès au financement. Par conséquent, le degré d’intensité des activités des nouvelles entreprises et des entreprises en démarrage dépasse largement la moyenne des pays du G20.

Cependant, compte tenu de ce contexte relativement favorable, les entrepreneurs canadiens se montrent nettement moins optimistes que ce à quoi on pourrait s’attendre. Soixante-treize pour cent des entrepreneurs au Canada par exemple révèlent que l’accès au financement demeure difficile, un chiffre supérieur à celui de la moyenne de l’ensemble des pays du G20. De la même façon, tandis que le Canada bénéficie des coûts d’insolvabilité les plus faibles des pays du G20, 36 % des entrepreneurs d’ici disent que les faillites constituent un obstacle à la création de nouvelles entreprises, un chiffre également supérieur à la moyenne globale.

Cette disparité peut refléter les attentes plus grandes des entrepreneurs canadiens. Dans un contexte habituellement propice, ils peuvent s’attendre à un degré d’aide et de soutien plus élevé et pourraient être déçus en période plus difficile, comme celle connue depuis la crise financière. Néanmoins, ces préoccupations auront besoin d’être abordées pour éviter un désillusionnement associé à l’entrepreneuriat. Le Canada se situe déjà en deçà de la moyenne des économies parvenues à maturité quant aux perceptions de l’entrepreneuriat comme choix de carrière : ce serait une erreur de laisser de tels sentiments l’emporter sur les nombreux avantages de l’entrepreneuriat au Canadaé

Globalement pourtant, le Canada est l’un des pays qui obtient les meilleurs résultats dans le Baromètre de l’entrepreneuriat du G20 2013 d’EY, puisqu’il a le meilleur pointage dans pratiquement toutes les catégories du contexte entrepreneurial. C’est sur la seule question du soutien coordonné qu’il obtient un résultat inférieur à la moyenne, d’après le sentiment entrepreneurial local – en commun avec d’autres pays en pleine maturité interrogés. Si l’on se tourne vers l’avenir, toutes ces forces devraient venir en renfort pour augmenter la création de nouvelles entreprises, avec un rapport annonçant la création nette de 150 000 nouvelles entreprises au cours des dix prochaines années – un appui indéniable à l’écosystème entrepreneurial canadien1.

EY - Les scores par catégorie du Canada par rapport à la moyenne des économies en pleine maturité des pays du G20


1. B Tal, Les entreprises en démarrage d’aujourd’hui et de demain (Marchés mondiaux CIBC inc., 2012).