Baromètre de l’entrepreneuriat du G20 2013 d’EY : Canada

Soutien coordonné

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Le gouvernement pourrait fournir davantage de soutien.

Cette catégorie est celle où le Canada obtient un mauvais score, selon un sondage sur cette question auprès d’entrepreneurs locaux. Ce pessimisme pourrait notamment s’expliquer par les attentes plus élevées des entrepreneurs au Canada. Il importe de noter, toutefois, que d’autres pays qui obtiennent un faible score dans cette catégorie ont tendance à obtenir des scores élevés dans les autres catégories. Peut-être qu’étant donné que les entrepreneurs dans ces pays se font offrir un environnement encourageant à d’autres égards, ils recherchent de meilleurs niveaux de soutien et d’aide sur tous les plans.

Néanmoins, le Canada obtient un mauvais score concernant diverses mesures. Ses résultats sont sous la moyenne pour ce qui est du mentorat (faisant écho à une plainte présentée dans la catégorie «éducation»), de la fourniture d’incubateurs par les entreprises et les universités ainsi que de la disponibilité des réseaux tels que les associations et les clubs d’entrepreneurs. Les mentors d’entreprise et les mentors non gouvernementaux sont particulièrement difficiles à trouver, ce qui explique pourquoi les entrepreneurs du Canada demandent plus de programmes gouvernementaux de démarrage d’entreprises ainsi qu’un meilleur accès aux incubateurs d’entreprises et aux programmes de mentorat.

EY - 21 % des entrepreneurs du Canada sondés sont d’avis que l’accès aux incubateurs d’entreprises s’est détérioré au cours des trois dernières années

Jusqu’à maintenant, le gouvernement a pris du temps à traiter ces enjeux. En 2011, Industrie Canada a produit un rapport important sur l’entrepreneuriat canadien qui avait été commandé par le gouvernement1.

Bon nombre de ses recommandations principales ont été adoptées, mais la proposition de créer un conseil sur la recherche et l’innovation industrielles, qui serait la pièce maîtresse des efforts du gouvernement fédéral pour aider les entrepreneurs à mettre leurs idées novatrices sur le marché et à faire croître leur entreprise pour qu’elle réussisse sur la scène internationale, n’a pas été prise en compte.

Tout cela limite le progrès de l’entrepreneuriat sur le terrain, explique Scott Walton d’Enovex. «Nous communiquons avec de nombreuses universités dans l’ensemble du Canada et des États‑Unis, de l’Allemagne, de la France et de l’Inde, et il y a une quantité importante de propriété intellectuelle vitale qui attend juste qu’un entrepreneur vienne s’y associer. Le problème est qu’il y a des idées, mais pas d’argent pour les concrétiser.»

EY - Point de vue des entrepreneurs sur les meilleures initiatives et organisations qui pourraient le plus améliorer la croissance à long terme de l’entrepreneuriat


1. Industrie Canada, Innovation Canada : Le pouvoir d’agir (Rapport final du groupe d’experts – Industrie Canada, 2011).