Baromètre de la confiance des entreprises - Canada - Avril 2013 à Octobre 2013

Accès à des capitaux

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Du crédit de plus en plus accessible

En plus d’avoir rehaussé leurs perspectives à l’égard de l’économie, les entreprises canadiennes ont plus confiance que jamais dans leur capacité d’accéder aux marchés du crédit mondiaux.

45% des répondants canadiens perçoivent l’accès au crédit à l’échelle mondiale comme étant en voie d’amélioration, contre 20 % en octobre 2012

Interrogés sur l’accès au crédit à l’échelle mondiale, 45 % des répondants canadiens ont perçu une amélioration et seulement 15 %, un recul, soit la proportion la plus élevée et la proportion la moins élevée des deux dernières années. Comme pour plusieurs autres aspects, les répondants américains ont affiché un degré de confiance plus élevé.

Veuillez indiquer votre degré de confiance dans l’accès au crédit à l’échelle mondiale.

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Augmentation prévue de l’appétit pour l’endettement partout dans le monde – sauf au Canada

Les répondants mondiaux et américains sont d’avis que nous approchons d’un point d’inflexion, les changements à grande échelle apportés à la structure du capital des entreprises étant pratiquement achevés. Les ratios d’endettement demeurent assez stables aujourd’hui, mais l’appétit pour l’endettement des répondants canadiens devrait diminuer, tandis que celui des répondants mondiaux et américains devrait augmenter.

Le financement des transactions au moyen de trésorerie et d’emprunts renouera avec les niveaux traditionnels à mesure que les évaluations commenceront à s’améliorer et que les entreprises se prépareront à conclure des transactions de plus grande envergure et davantage axées sur la transformation qui ne peuvent être financées principalement au moyen de trésorerie. Toutefois, 42 % des entreprises canadiennes prévoient réduire leur endettement au cours de la prochaine année, ce qui soulève la question de savoir pourquoi davantage d’entreprises ne profitent pas du crédit disponible.

Au cours des 12 prochains mois, les entreprises canadiennes qui prévoient refinancer leur dette (23 %) se concentreront sur le remboursement de la dette venant à échéance et sur l’optimisation de la structure du capital (dans des situations sans stress).

Domination de la trésorerie dans le financement des transactions à court terme

Près de la moitié des répondants canadiens (49 %) indiquent que leur entreprise recourra à la trésorerie comme première source de financement au cours des 12 prochains mois. Malgré l’abondance du crédit disponible, un peu plus du tiers (38 %) affirment que leur entreprise prévoit plutôt recourir à des emprunts. L’utilisation accrue de la trésorerie aux fins du financement des transactions peut être indicative de la prudence dont continuent de faire preuve les entreprises et de leur besoin de déployer les fonds qui dégagent de faibles taux de rendement à l’heure actuelle.

Point de vue

L’accès au crédit comme principal indicateur

Selon notre sondage, un nombre légèrement inférieur d’entreprises canadiennes prévoient accroître leur ratio d’endettement, la proportion étant passée de 25 % en octobre 2012 à 21 % actuellement. Bien que davantage d’entreprises mentionnent que l’accès au crédit s’est amélioré (proportion passée de 20 % à 45 %), l’appétit pour l’endettement des entreprises canadiennes n’est pas aussi grand que celui de leurs homologues américaines. Il s’agit là d’un autre indicateur de la prudence accrue dont font preuve les cadres supérieurs canadiens.

Tout au long de la crise économique, les entreprises en mode de préservation ont commencé à percevoir l’utilisation du crédit comme un passif, et cette perception semble persister aujourd’hui au Canada. Mais la réputation du crédit, à l’instar de l’économie, se rétablit lentement. La proportion des répondants dont l’entreprise a un faible ratio d’endettement n’a cessé de baisser au cours des derniers sondages : ceux dont l’entreprise a un ratio inférieur à 25 % ont baissé de 4 points de pourcentage, alors que ceux dont l’entreprise a un ratio d’au moins 50 % ont augmenté de 8 points de pourcentage.

À une époque où il est facile d’accéder à du crédit et où les prix ont atteint un niveau plancher historique, les entreprises chefs de file perçoivent le crédit comme un outil à l’appui de leur programme de croissance.