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Avril à Octobre 2014

Baromètre de la confiance des entreprises - Canada

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En place pour la croissance

Les mandats de croissance — induits par l’amélioration de la confiance et de l’accès au crédit — stimuleront les activités de F&A sur les marchés établis et les marchés émergents.

Le plus récent numéro de notre Baromètre de la confiance des entreprises révèle que la confiance des cadres supérieurs canadiens dans l’économie continue d’augmenter. Malgré la récente instabilité politique à l’échelle mondiale, 79 % des répondants canadiens considèrent que l’économie mondiale s’améliore. Ce résultat représente une hausse de 24 % depuis notre dernier numéro du Baromètre paru en octobre 2013 et l’une des meilleures perspectives de tous les répondants des pays sondés. Bien que cet optimisme amène les Canadiens à procéder à un plus grand nombre de F&A au cours des 12 prochains mois, l’optimisation du capital par une concentration soutenue sur la réduction des coûts et l’efficacité demeure la priorité des conseils d’administration pour les 12 prochains mois.

Étant donné la confiance solide dans l’économie, l’accès au crédit qui atteint un sommet historique et la volonté accrue de recourir à des emprunts pour financer des transactions, il n’est pas étonnant que 41 % des cadres supérieurs canadiens prévoient faire une acquisition au cours de la prochaine année, comparativement à 33 % en octobre 2013. Cette tendance haussière annonce peut-être un retour au niveau plus habituel d’intérêt pour les acquisitions que nous avons constaté dans les numéros du Baromètre en 2012, alors qu’environ 46 % des entreprises prévoyaient procéder à une acquisition. Et tandis qu’ils prévoient un accroissement du nombre de possibilités de F&A, les répondants canadiens ont davantage confiance dans le rétrécissement de l’écart d’évaluation entre les acheteurs et les vendeurs.

Les répondants canadiens ont également indiqué avoir de saines possibilités de transaction dans leur pipeline : 66 % ont de une à trois transactions en vue, et, chose étonnante, 34 % en reluquent au moins quatre.

Face aux possibilités de transaction, les cadres supérieurs canadiens continuent de cibler les marchés émergents plus que les marchés développés et les marchés établis. Dans une proportion de 56 %, ils concentrent leurs capitaux réservés pour des acquisitions sur les marchés émergents (qui sont même distribués à parts égales de 28 % en tre les marchés BRIC et les marchés hors BRIC), tandis que 44 % préfèrent les marchés développés et les marchés établis. En cela, les répondants canadiens se distinguent grandement des répondants mondiaux, dont 33 % ciblent les marchés développés ou les marchés établis, et les autres, les marchés émergents.

Bien que la confiance dans l’économie chez soi et à l’étranger soit élevée et que d’autres paramètres fondamentaux demeurent solides, les entreprises canadiennes — à l’instar de leurs homologues mondiales — sont de plus en plus centrées en interne sur l’optimisation de leurs activités. Cet intérêt renouvelé, combiné avec la modeste reprise des intentions en matière de F&A, annonce peut-être un rééquilibrage de l’Enjeu Capital dans les conseils d’administration.

Tony Ianni, associé, Services consultatifs transactionnels