Baromètre de la confiance des entreprises - Canada - Avril 2013 à Octobre 2013

Croissance

  • Partager

Retour de l’appétit pour la croissance

À mesure qu’elles reprennent confiance dans l’économie mondiale et que l’accès au crédit s’améliore, les entreprises canadiennes indiquent que leur appétit pour la croissance a légèrement augmenté et que les investissements sont revenus à l’ordre du jour. La tendance semble toutefois s’être stabilisée au Canada, et elle est maintenant inférieure à celle observée aux États-Unis et dans le reste du monde.

Lorsqu’on les interroge sur les priorités de leur entreprise pour la prochaine année, 50 % des répondants canadiens ont mentionné la croissance, ce qui traduit une légère augmentation par rapport à octobre 2012 (48 %), contre une augmentation de 15 % du côté des répondants américains pour la même période. Dans ce contexte d’optimisme prudent, 33 % des répondants canadiens affirment que leur entreprise continue de mettre l’accent sur la réduction des coûts et l’efficacité opérationnelle.

% des entreprises axées sur la croissance

Affectation prévue des excédents de trésorerie aux stratégies de croissance

Les entreprises canadiennes affectent leur excédent de trésorerie, le cas échéant, à la croissance plutôt que de le remettre à leurs parties prenantes. Globalement, 64 % des répondants canadiens affirment que l’excédent de trésorerie de leur entreprise sera affecté à la croissance interne ou à la croissance externe. La croissance interne demeure une préférence importante (48 %), et la croissance externe a légèrement reculé depuis octobre 2012, soit l’inverse de la tendance des répondants américains. Globalement, 36 % des répondants canadiens affirment que leur entreprise s’emploiera à remettre de la trésorerie aux parties prenantes en remboursant sa dette, en versant des dividendes ou en rachetant des actions, soit 6 % de plus qu’en octobre 2012.

Une croissance interne reposant sur un portefeuille de risques équilibré

Les entreprises américaines continuent de se concentrer surtout sur des stratégies de croissance à faible risque, soit des approches beaucoup plus prudentes que celles auxquelles on pourrait s’attendre compte tenu du regain de la confiance et de l’amélioration de l’accès au crédit. C’est la «nouvelle norme» dans le contexte de l’après-crise financière, c’est-à-dire que les activités axées sur la croissance perçues comme présentant un risque élevé sont réalisées avec une plus grande prudence. Les entreprises veulent des preuves plus nombreuses et plus durables d’une reprise avant de procéder à des investissements importants. Cela dit, les entreprises canadiennes adoptent une approche plus diversifiée en matière de croissance interne, en utilisant une combinaison de stratégies à faible risque et de stratégies à risque élevé pour atteindre leurs objectifs.

Prédominance des investissements dans le cadre du programme Enjeu Capital

Malgré une contraction de 2 points de pourcentage, les entreprises canadiennes prévoient que leurs priorités dans le cadre du programme Enjeu Capital continueront de viser les investissements au cours des 12 prochains mois. Les répondants canadiens, dont une grande partie (48 %) se sont intéressés aux investissements au cours des 12 derniers mois, soutiennent que leur entreprise éprouve encore le besoin d’optimiser sa structure du capital, la proportion étant passée de 19 % il y a six mois à 36 % en avril 2013, soit une nette augmentation. Si les entreprises se préparent à investir, elles continuent d’appliquer des stratégies de croissance interne et d’optimisation de leur portefeuille.

Un ordre du jour prudent axé sur l’efficience, le contrôle des coûts, la gestion des risques et l’affectation du capital continue de dominer les discussions des conseils d’administration.

Point de vue

Les conseils d’administration maintiennent l’équilibre entre la gouvernance et la croissance

Les conseils d’administration se concentrent actuellement sur les principes fondamentaux : efficacité, contrôle des coûts, gestion des risques, affectation du capital, questions réglementaires et gouvernance d’entreprise. Tous ces éléments à l’ordre du jour, cités par au moins la moitié des répondants, indiquent que les entreprises aspirent à se responsabiliser davantage envers leurs parties prenantes.

Les mesures de croissance plus risquées ne figurent pas parmi les priorités à l’ordre du jour. Cependant, les conclusions du présent Baromètre laissent entrevoir des possibilités de croissance accélérée. La confiance en l’économie, les conditions de crédit et les évaluations, ainsi que la récente recrudescence de l’activisme des parties prenantes, indiquent qu’il est temps d’agir. Il est impératif de faire preuve de discipline et de gouvernance avec prudence. Mais il est peut-être temps pour les conseils d’administration et les directions d’adopter des priorités orientées vers une croissance accélérée.