Baromètre de la confiance des entreprises - Canada - Octobre 2013 à Avril 2014

Perspectives économiques

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Raffermissement soutenu de la croissance

À hauteur de 98 %, les cadres supérieurs canadiens pensent que l’économie canadienne est stable ou qu’elle s’améliore, comparativement à 79 % il y a un an.

Le pourcentage des cadres supérieurs canadiens qui considèrent que l’économie mondiale s’est améliorée a bondi à 56 %, comparativement à 22 % il y a un an. Un tel regain de confiance s’explique par l’assainissement de l’économie mondiale. La conjoncture s’est améliorée sur les marchés établis, et les grands marchés émergents se sont stabilisés. Aux États-Unis, la croissance économique s’est poursuivie, tandis que la situation s’est améliorée en ce qui a trait aux bénéfices des entreprises, à la croissance de l’emploi et à l’accès au crédit.

En Europe, l’amélioration de l’emploi, la hausse du PIB et un meilleur accès au capital sont autant de signes que le ralentissement économique tire à sa fin. Seulement 9 % des répondants canadiens considèrent que la situation qui prévaut dans la zone euro représente un risque pour leur entreprise, tandis que 15 % s’inquiètent plutôt du ralentissement soutenu de la croissance en Chine.

Il reste à voir dans quelle mesure un tel regain de confiance aura une incidence sur le marché transactionnel. Avant d’effectuer des acquisitions importantes, les entreprises canadiennes attendent toujours un retour à une plus grande certitude sur le plan économique.

Confiance dans la stabilité économique

  • Amélioration de la confiance dans l’économie
    Les cadres supérieurs canadiens continuent d’afficher une grande confiance dans l’économie locale, ce qui suit la tendance observée aux États-Unis. Il y a un revirement de situation quant au nombre de répondants qui considèrent que l’économie s’améliore, comparativement à ceux qui jugeaient qu’elle se détériorait il y a un an. À l’instar de leurs homologues américains, les cadres supérieurs canadiens se montrent plus positifs à l’égard de l’économie mondiale, 56 % estimant qu’elle s’améliore. Cet état d’esprit est motivé par la stabilité des facteurs fondamentaux sousjacents (surtout sur les marchés établis), la croissance du PIB, un accès au crédit grandement facilité et l’augmentation du taux de création d’emplois.
  • Augmentation soutenue des attentes en matière de croissance
    La grande majorité des cadres supérieurs canadiens prévoient une croissance de l’économie mondiale et de l’économie canadienne. Ce résultat concorde avec le point de vue exprimé par les répondants américains, qui prévoient également une croissance de l’économie mondiale, et surtout de leur économie locale, qui devrait selon eux connaître un taux de croissance de l’ordre de 1 % à 3 %.
  • Reprise de l’activité sur le marché transactionnel mondial, sous l’impulsion des pays développés
    Tandis qu’à 55 %, le taux de confiance des cadres supérieurs canadiens à l’égard de l’économie mondiale est plus faible que la moyenne mondiale, les répondants issus de certains des pays les plus développés et influents du monde ont de plus en plus confiance dans la vigueur de l’économie mondiale. Les répondants chinois sont les plus optimistes, mais ceux provenant de pays développés tels que le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon affichent également un degré de confiance élevé. Quant aux répondants américains, ils affichent un degré de confiance légèrement supérieur à la moyenne mondiale.

EY - Que pensez-vous de la situation actuelle de votre économie locale?

Intensification de l’activité transactionnelle, grâce à l’amélioration des facteurs fondamentaux

  • Mise en évidence des projets d’investissement des entreprises par leur engagement à créer de l’emploi
    Comparativement à il y a un an, les entreprises canadiennes ont revu considérablement à la hausse leurs prévisions de création d’emploi, tout comme leurs homologues américaines, ce qui met en lumière leurs besoins de recrutement tandis qu’elles se préparent en vue du prochain cycle de croissance. Le pourcentage des répondants canadiens qui affirment que leur entreprise prévoit réduire son effectif a diminué régulièrement au cours des trois derniers sondages.
  • Inquiétude des cadres supérieurs canadiens face à la difficulté de composer avec le retrait des mesures d’assouplissement quantitatif aux États-Unis
    Les cadres supérieurs canadiens semblent s’inquiéter davantage de l’incidence sur leur entreprise du retrait des mesures d’assouplissement quantitatif aux États-Unis que leurs homologues américains, qui sont davantage préoccupés par l’instabilité politique mondiale. Par ailleurs, tandis que 15 % des cadres supérieurs américains sont toujours incommodés par la situation dans la zone euro, seulement 9 % des répondants canadiens croient qu’il s’agit d’un risque pour leur entreprise.
  • Confiance élevée à l’égard des grands indicateurs économiques
    De façon générale, les cadres supérieurs canadiens et américains ont une opinion positive face aux indicateurs économiques locaux. La confiance à l’égard des six principaux indicateurs économiques canadiens a augmenté, comparativement à il y a un an. Les cadres supérieurs canadiens ont davantage confiance dans la croissance économique et les possibilités d’accès au crédit, tandis que les répondants américains sont davantage optimistes quant aux bénéfices des entreprises et à la croissance de l’emploi. Les entreprises font toutefois preuve de prudence dans la gestion du calendrier de mise en oeuvre de leurs stratégies de croissance et d’investissement. C’est pourquoi il faut probablement s’attendre à ce que le succès de toute transaction conclue dans un tel contexte d’optimisme économique soit mitigé.

EY - Au chapitre de l’emploi, que prévoit faire votre organisation au cours des 12 prochains mois?