Baromètre de la confiance des entreprises - Canada - Avril 2013 à Octobre 2013

Perspectives pour les fusions et acquisitions

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Croissance prévue des volumes de transactions, mais diminution de l’appétit pour les fusions et acquisitions au Canada

Un solide consensus règne parmi les répondants canadiens quant à la probabilité, tant à l’échelle mondiale que locale, que les volumes de fusions et d’acquisitions aillent en augmentant au fur et à mesure du redressement de la confiance à l’égard de l’économie mondiale. Globalement, 66 % des entreprises canadiennes prévoient une croissance des volumes de transactions à l’échelle mondiale au cours des 12 prochains mois.

Selon vous, comment les volumes des fusions et acquisitions / transactions évolueront-ils au cours des 12 prochains mois au Canada et à l’échelle mondiale?

Selon vous, comment les volumes des fusions et acquisitions / transactions évolueront-ils au cours des 12 prochains mois au Canada et à l’échelle mondiale?

Bien que les répondants canadiens prévoient une augmentation des volumes de transactions, ils sont moins nombreux à s’attendre à ce que leur entreprise procède à une acquisition au cours des 12 prochains mois. Ils ne sont que 33 % à s’attendre à ce que leur entreprise fasse une acquisition ou plus pendant cette période, tandis qu’ils étaient respectivement 44 % et 48 % à être de cet avis en octobre 2012 et en avril 2012.

Bien que les répondants canadiens soient toujours plus enclins que leurs homologues des États Unis et d’ailleurs dans le monde à affirmer que leur entreprise a de l’appétit pour les acquisitions, il ne fait nul doute qu’une tendance négative s’est installée au cours de la dernière année, ce qui met en évidence l’attitude prudente et mesurée des entreprises canadiennes, du moins à court terme. Malgré la diminution des projets d’acquisition au Canada, les répondants canadiens se montrent davantage positifs quant aux probabilités de clore des acquisitions et quant à la qualité et au nombre des possibilités d’acquisition.

87% des entreprises canadiennes prévoient réaliser des transactions de moins de 500 millions $ US

Tendance à privilégier des transactions de moindre envergure dans un contexte de prudence soutenue

Dans le prolongement de la tendance observée il y a six mois, il est probable que la taille des transactions restera modeste, malgré les volumes record de liquidités disponibles et l’amélioration des conditions de crédit. Globalement, 87 % des entreprises canadiennes prévoyant faire des acquisitions s’attendent à y investir tout au plus 500 millions $ US. La recherche de transactions de moindre envergure concorde avec la stratégie globale des entreprises orientée vers la croissance interne et un appétit moindre pour le risque.

C’est dans les secteurs offrant des possibilités de croissance sur les marchés émergents et/ou en Amérique du Nord que le niveau d’activité est susceptible d’être le plus élevé.

Augmentation de la valeur des transactions

Les prévisions d’augmentation de la valeur des transactions se sont améliorées au cours des six derniers mois, 34 % des entreprises canadiennes s’attendant à ce que le prix ou la valeur de leurs actifs progresse dans l’année à venir, comparativement à 27 % en octobre 2012. Seulement 14 % des entreprises s’attendent à une diminution de la valeur de leurs actifs, comparativement à 31 % il y a six mois. Les répondants américains se montrent même plus confiants à cet égard, ce qui semble indiquer une stabilisation du marché.

La majorité des répondants canadiens (68 %) affirment que l’écart d’évaluation est de 20 % ou moins. Globalement, 75 % s’attendent à ce que cet écart reste inchangé ou à ce qu’il se creuse au cours des 12 prochains mois.

Des transactions orientées vers la croissance sur les marchés établis et les marchés émergents

Les destinations des investissements continuent de changer, tandis que les entreprises revoient leurs stratégies de croissance et leur degré de tolérance au risque sous-jacent. Les entreprises canadiennes et les entreprises américaines ciblent à peu près les cinq mêmes destinations d’investissement, qui comprennent des marchés émergents et des marchés établis.

Bien que les entreprises restent optimistes quant aux transactions sur les marchés émergents, elles font preuve d’une plus grande prudence. Face au ralentissement de la croissance sur les marchés émergents, 84 % des répondants canadiens affirment que leur entreprise a décidé de revoir sa stratégie d’investissement sur ces marchés. C’est ainsi que 46 % des entreprises canadiennes «feront preuve de davantage de rigueur» dans l’évaluation des possibilités de transaction sur ces marchés, tandis que 18 % ont décidé d’y suspendre pour le moment leurs projets d’investissement, ce qui est surprenant.

Des désinvestissements axés sur l’obtention de valeur

Les désinvestissements représentent maintenant un outil reconnu de création de valeur pour les actionnaires. Les répondants américains avancent que l’intensité de leurs activités de désinvestissement pourrait augmenter légèrement au cours des 12 prochains mois. Entre-temps, les entreprises canadiennes continuent d’afficher une tendance à la baisse à cet égard depuis deux ans, malgré la reprise temporaire observée en avril 2012.

Globalement, 80 % des entreprises canadiennes ayant des projets de désinvestissement s’attendent à ce que ceux-ci se traduisent par le morcellement d’une ou de plusieurs divisions. Structurées en tant que ventes pures et simples, que scissions partielles, que PAPE ou que participations à une coentreprise, ces transactions sont très complexes et obligent les entreprises à recourir à des processus structurés et rigoureux aux fins de leurs désinvestissements.

Point de vue

Possibilité d’un point d’inflexion dans les évaluations d’actifs

L'’écart perçu entre les acquéreurs et les vendeurs dans les évaluations d’actifs est un facteur qui contribue au ralentissement continu de l’activité transactionnelle. Les entreprises qui veulent procéder à des désinvestissements souhaitent obtenir une valeur élevée pour leurs actifs, tandis que les acquéreurs potentiels s’attendent à faire de bonnes affaires, étant peu disposés à payer le fort prix.

Il est toutefois possible que nous ayons maintenant atteint un équilibre entre le prix que les acquéreurs sont disposés à payer et celui que les vendeurs sont prêts à accepter. Un tel équilibre est essentiel et indique que les marchés transactionnels en sont peut-être à un point d’inflexion, prêts à rebondir. Le moment est venu pour un retour du balancier, c’est-à-dire pour des évaluations plus élevées du point de vue des acquéreurs et des prix plus attrayants du point de vue des vendeurs. Cela suggère également un retour aux fondamentaux du marché, à la prospérité des entreprises et à des conditions de stabilité favorables à la conclusion de transactions.

Bien que 34 % des répondants s’attendent à ce que la valeur des actifs visés par une fusion ou une acquisition augmente au cours des 12 prochains mois (comparativement à seulement 14 % qui prévoient une diminution), les entreprises devraient envisager de tirer parti dès maintenant de ce point d’inflexion.