Mines et métaux

Mines et métaux : la fin du « Super Cycle »

La tendance baissière des prix des commodités depuis quelques années peut s’expliquer par plusieurs facteurs liés notamment à la baisse de la demande et aux difficultés économiques auxquelles doivent faire face les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine).

En effet, la Chine a annoncé un taux de croissance de 6,8% en 2015. Il y a toutefois un doute à la fois sur ce chiffre et sur la croissance budgétée pour 2016 même s’il est clair que le pays est en train de passer d’une économie d’investissements à une économie de consommation.

Par ailleurs la Chine qui avait l’habitude de consommer de 35% à 55% des matières premières produites au niveau mondial a aujourd’hui des stocks importants dont le volume n’est pas forcément connu.

En outre la Chine s’est attaquée aux sujets suivants:

  • Restructuration complète de ses SOE (state owned entreprises)
  • Réduction et restructuration de ses surcapacités de production nationale à des coûts supérieurs aux prix de marché actuels.
    Ex : On estime à 10 000 le nombre de mines de fer «artisanales» en activité. Elles ont un cash cost autour de 90/100 dollars la tonne et ne sont pas rentables. Si celles-ci venaient à fermer, l’impact social serait gigantesque.

Ces quelques exemples illustrent la complexité des challenges auxquels doivent faire face les autorités chinoises au-delà de sujets sociaux et environnementaux plus globaux (la fin de la politique de l’enfant unique, vieillissement et précarité de la population, urbanisation qui atteint ses limites, pollution endémique, ...).

Au-delà de l’indigestion chinoise, on constate la mise en production (de façon globale) sur le marché des sites dont le ramp up remonte aux années 2010/2012. Le volume d’offres croît donc dans un marché déjà saturé, l’Inde n’ayant toujours pas pris le relais des consommations de matières premières.

Ces éléments laissent donc augurer un environnement flat sur le prix des commodités probablement dans un scenario positif jusqu’à fin 2017.

Le scenario catastrophe serait un cycle bas jusqu’en 2025, date à laquelle le continent africain comptera 1,5 milliard et demi d’individus et aura réussi à générer les capitaux suffisants pour doter un certain nombre de pays d’infrastructures plus consommatrices de matières premières.

Le secteur reste de plus confronté à des difficultés accrues telles que l'évolution des obligations relatives aux licences sociales d'exploitation, la pénurie de compétences, l'exécution de projets d'investissement, le respect des attentes gouvernementales en matière de recettes ainsi qu’une conformité réglementaire mondiale accrue et un manque de financement.

L'équipe du Centre d’Excellence mondial du secteur des mines et métaux (Global Mining & Metals Center) d'EY est composée de professionnels qui vous aident à exploiter tout votre potentiel. Basée à Sydney, notre équipe fédère plus de 2 300 spécialistes répartis sur 144 pays qui proposent des solutions sur mesure aux problèmes que vous rencontrez.

Les principaux défis du secteur des mines et métaux sont aujourd'hui les suivants :


  • Risques économiques

    Les sociétés minières et métallurgiques s'exposent à des risques grandissants et de plus en plus complexes : le nationalisme en matière de ressources, la pénurie locale de compétences et l'évolution des infrastructures, sans oublier le partage des bénéfices.

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  • Grandes tendances en matière de transactions et de financement

    Le nombre de transactions (fusions, acquisitions et levées de capitaux) dans le secteur des mines et métaux a chuté de 34% entre 2014 et 2015. L'an passé, 46 entreprises du secteur ont fait faillite. L'or est, pour sa part, le métal le plus convoité, s'arrogeant 29% de la valeur totale des opérations.

    En 2015, le secteur a connu un volume de transactions au plus bas, avec seulement 358 transactions. Les grandes tendances et mouvements observés en 2015 ainsi que les perspectives envisagées pour l’année 2016 peuvent se résumer comme suit :

    • 358 transactions ont été réalisées, soit 34% de moins qu’en 2014.
    • 228 millions de dollars de levée de capitaux, soit une baisse de 9% en un an.
    • 13 introductions en bourse avec une baisse de 78% en valeur par rapport à 2014.
    • En 2015, 20 entreprises ont fait faillite aux Etats-Unis dans le secteur du charbon. En tout, c’est 46 entreprises dans le monde qui ont fait faillite dans le secteur des mines et métaux. 
    • L’écart entre la dette nette et le EBITDA (Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation, and Amortization) ne cesse de se creuser. Le rapport dette nette/EBITDA a atteint 2,5, un taux jamais atteint.
    • 73% des transactions visaient des actifs au sein de la région de l’acquéreur.
    • Le nombre de transactions dans le minerai de fer a chuté de 86% en un an.
    • 29% de la valeur des opérations en 2015 était dédiée à l’or. L’or était le métal le plus visé, à la fois en volume et en valeur.
    • Les transactions dans l’acier ont augmenté de 38% en volume.

    Il semblerait que des changements de propriétés matérielles soient au programme pour 2016, avec de nouveaux acteurs prenant position, les plus importants réduisant leurs portefeuilles et certains ne pouvant pas survivre.

    Nous pouvons vous aider à prendre des décisions avisées et plus pertinentes sur la gestion stratégique des capitaux et des transactions dans votre secteur d’activité.

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  • Course à la croissance dans le secteur de l'acier

    La capacité de production de l'acier dépasse largement la demande, ce qui se traduit par d'importants excédents qui mettent la pression sur la rentabilité des opérateurs.

    Les principaux défis à relever par le secteur de l'acier mondial sont aujourd'hui les suivants :

    • Transfert vers les marchés émergents
    • Augmentation de la volatilité des marchés et pression sur les marges
    • Manque de souplesse opérationnelle
    • Nécessité de faire évoluer les modèles économiques

    Les Chinois ont officiellement annoncé l'absolue nécessité, pour le secteur minier, de se rationaliser. Cela avait été annoncé en filigrane par le gouvernement chinois au travers de la restructuration des SOE (State Owned Enterprises, sociétés d'Etat). Le secteur de l'acier chinois a annoncé une coupe de 15% des effectifs (1,5 à 1,8 million de destructions d'emplois). Il y a aussi une restructuration attendue des secteurs du fer et du charbon. 5 à 10 millions de personnes dans les années à venir devraient connaitre une situation de perte d’emploi dans ce secteur. On parlait déjà, il y a trois ans, de telles annonces et nous n'en sommes qu'au début des annonces négatives sur la Chine.

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  • Nationalisme des ressources

    Au cours des quatre dernières années, le nationalisme en matière de ressources comptait encore parmi les principaux risques encourus par les sociétés minières et métallurgiques. Cette tendance semble se renforcer dans un contexte où les gouvernements cherchent à transférer toujours plus de valeur.

    Partout dans le monde, les gouvernements vont désormais au-delà de la simple taxation en cherchant à s'approprier une part grandissante de ce secteur, comme l'illustrent les mesures telles que la valorisation obligatoire, les retenues à l'exportation et les restrictions imposées aux intérêts étrangers.

    Nous suivons de près le nationalisme des ressources, son impact sur nos clients et les mesures que les sociétés minières et métallurgiques peuvent prendre pour faire face à ce risque.

    Se sont ajoutés à ces paradigmes « un local content » plus « prégnant » et l’arrivée de « BEPS » (Érosion de la base d'imposition et transfert de bénéfices).

    En savoir plus :

  • Enjeux propres aux sociétés minières et métallurgiques en matière d’IFRS

    Nous assurons une veille permanente sur les normes IFRS et leurs interprétations pour l’industrie minière et métallurgique en prenant en compte les spécificités et les actualités sectorielles.

    Le Good Mining (International) Limited constitue une référence en matière des normes IFRS applicables à l’industrie minière et métallurgique, il propose une présentation d'esemples d'états financiers d’un groupe minier (fictif) en mettant l’accent sur les informations et interprétations les plus pertinentes pour le secteur.

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