EY Baromètre de l'attractivité de la France 2014

Baromètre attractivité de la France

Agir et convaincre

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La France enregistre une légère augmentation de 9% du nombre de projets d’investissements étrangers. Elle semble avoir inversé la tendance à la baisse qu’elle connaissait depuis 2010, mais ne retrouve pas les niveaux d’avant-crise.

Les implantations internationales dans la France de 2013

Avec 514 implantations ou extensions portées par des investisseurs étrangers en 2013, le nombre de projets augmente légèrement (de 471 à 514) après deux exercices consécutifs de forte baisse.

Même retournement sur le front de l’emploi, où la destination France retrouve le niveau de 2010 : 14 122 créations d’emplois ont été annoncées en 2013.

Mais l’érosion des emplois portés par les investisseurs étrangers reste forte : entre 2009 et 2013, ils ont permis la création de 13 122 emplois par an contre une moyenne de 18 136 sur la période précédente (2004-2008).

La France reste sur la 3e marche du podium européen

La France se voit toujours plus distancée par le duo de tête formé par le Royaume-Uni (799 projets, +15%) et l’Allemagne (701 implantations, +12%), qui ont davantage profité de la reprise mondiale.

“La France ne peut laisser l’écart se creuser avec le Royaume-Uni et l’Allemagne. Car c’est bien finalement la performance relative de notre économie et de son attractivité dont il est question.”

Si les résultats de cette année laissent entrevoir une dynamique à la hausse, probablement tirée par les perspectives de reprise européenne, la lecture des performances françaises à travers une décennie d’attractivité est sans appel : la résistance de “l’économie airbag” de la France est réelle, mais l’érosion de son attractivité aussi. 

Le temps de l’action

Alors que l’Europe semble bénéficier d’un rebond économique, la France, elle, se transforme : elle a, certes, perdu du terrain mais a désormais conscience du cap à franchir.

Politiques, opinion publique, partenaires sociaux et entreprises partagent le diagnostic des forces et faiblesses de la France, et regardent aujourd’hui dans la même direction. Encore faut-il que la France regagne son capital confiance et un capital séduction auprès des investisseurs étrangers. 

Cette année plus que jamais, l’analyse proposée par notre baromètre est un marqueur des cartes que la France doit jouer si elle entend revenir de façon audacieuse dans le jeu de la mondialisation. Il faut convaincre nos partenaires commerciaux actuels et les futurs clients de la France du bien-fondé d’un investissement en France et des atouts de notre territoire.

Méthodologie