Skip to main navigation

L’avenir est ouvert- Objectif monde - Baromètre de l’attractivité du site France 2012 - EY - France

Objectif monde - Baromètre de l’attractivité du site France 2012

  • Partagez
Le baromètre 2012 apporte son lot de bonnes, voire d'excellentes nouvelles. On y apprend que le site France reste une valeur sûre aux yeux des investisseurs internationaux qui ne partagent pas pour l'avenir l'europessimisme dont nous sommes si coutumiers.

L'amélioration de l'attractivité française dépendrait donc essentiellement de... nous. De notre capacité et de notre volonté collective à s'adapter à l'évolution du monde, à jouer résolument la carte de l'ouverture économique, scientifique et culturelle.

Ouvert aux émergents

L'attractivité d'une économie se mesure à son pouvoir de séduction auprès des acteurs les plus dynamiques de la planète, en l'occurrence les économies émergentes qui devraient rester dans les prochaines années les moteurs de la croissance mondiale (+6% en 2012 et 2013 selon le FMI). Or, dans cette bataille, la France est pour le moment distancée : le Royaume-Uni reste en tête pour les investissements indiens, l’Allemagne pour l’ensemble des investissements en provenance des BRIC. L'Hexagone voit même sa part des investissements émergents reculer, passant de 15 à 9% du total européen en trois ans.

Le rayonnement de ses entreprises à l’international contribue aussi à renforcer l’attractivité d’un pays. La France a de nombreux leaders mondiaux dans leurs spécialités. Mais les PME (99,8% des entreprises et 55,2% de la valeur ajoutée totale) doivent aussi prendre toute leur part de ce rayonnement. A condition qu'elles puissent grandir et innover davantage afin de défendre leurs chances dans la compétition internationale et de conquérir des marchés à l'export.

Sur le plan géographique, de nombreux observateurs estiment pour leur part que c’est au sud, du bassin méditerranéen jusqu'aux terres de croissance africaines, que la France pourrait cueillir les prochains fruits de son attractivité. La France dispose avec ce continent du meilleur réseau international de conventions fiscales et peut séduire des opérateurs émergents pour localiser leur centre de décision. La proximité culturelle, géographique et économique de ces deux grandes régions du monde, l'européenne et l'africaine, constitue pour chacune d'entre elles une opportunité historique et la France y a une belle carte à jouer.

Ouvert aux talents et aux créateurs

Dans l’économie de la connaissance, la capacité de la France à influer sur la course du monde par ses idées et sa créativité semble de plus en plus remise en cause. Si la France veut reconquérir son leadership, les investisseurs estiment qu'elle doit en premier lieu renforcer son investissement dans l’éducation et la formation aux nouvelles technologies (44%), promouvoir la culture de l’innovation et de l’entrepreneuriat dès l’enseignement secondaire (40%) et soutenir activement la recherche appliquée et la mise sur le marché des innovations (36%).


Quels sont les leviers qui vous semblent les plus adaptés pour que les entreprises françaises deviennent leaders en matière d’innovation et de créativité ? Réponses « très adaptés » ?

Source : Baromètre EY de l’Attractivité du site France 2012 (205 répondants)

En 2007, le Royaume-Uni a attiré près de 30 % d’étudiants étrangers de plus que la France et formé quatre fois plus de Chinois et dix sept fois plus d’Indiens que notre pays.

Par rapport aux besoins d’une entreprise aujourd’hui, comment jugez-vous le niveau des diplômés de l’enseignement supérieur en France ?


Source : Baromètre EY de l’Attractivité du site France 2012 (205 répondants)

La France peine à faire la différence sur la qualité et le niveau de formation de ses diplômés. 64% des investisseurs étrangers considèrent qu'elle ne peut se prévaloir d'un avantage comparatif dans ce domaine (18 % seulement pensent le contraire). Si l'Hexagone forme trois fois plus d'ingénieurs qu'il y a trente ans (près de 30 000 par an), il rencontre toujours autant de difficultés à les intégrer dans l’écosystème de l’innovation. 5% seulement des ingénieurs créeront leur propre entreprise à l'issue de leur formation.

Dans notre pays, les liens entre l'industrie et la recherche ont toujours été trop distendus. Ainsi, en 2008, seulement 3% de la recherche universitaire française étaient financés par des collaborations avec des entreprises (13% en Allemagne).

Ce manque de porosité entre l'éducation supérieure, la recherche et le tissu économique est perçu négativement par les investisseurs. Dans un monde de plus en plus interconnecté, l'existence de liens vivaces entre ces acteurs constitue en effet un facteur fondamental de création de la valeur ajoutée.





<< Précédent

Sommaire

Téléchargez Baromètre de l’attractivité du site France 2012 en version imprimable

En savoir plus

Découvrez notre Baromètre de l'attractivité européenne 2012 en ligne

10 ans d’attractivité du site France, et maintenant ?
Back to top