EY identifie les évolutions et les facteurs de réussite des entrepreneurs français au cours des 20 dernières années

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Paris La Défense – Le 24 octobre 2012 - À l’occasion des 20 ans du Prix de l’Entrepreneur de l’Année, EY publie les résultats d’une étude intitulée « 20 ans de succès entrepreneurial en France » : ces travaux mettent en lumière les évolutions et les facteurs de réussite observés parmi les quelque 1 700 entrepreneurs ayant concouru au Prix de l’Entrepreneur de l’Année au cours des vingt dernières années.

Fort de son expertise développée aux côtés des entreprises de croissance, EY a identifié, en collaboration avec la Chaire Entrepreneuriat de l’ESCP Europe, les évolutions majeures et les défis auxquels les entrepreneurs ont été confrontés sur une période allant de 1993 à 2011. L’étude identifie aussi un certain nombre de fondamentaux inhérents au développement des entreprises. 

  • Les entrepreneurs sont de plus en plus créateurs (la proportion passe de 66% à 85%) qu’héritiers. Ce phénomène peut aussi s’expliquer par la fiscalité qui pèse sur les entreprises familiales.
  • Ils sont aussi de plus en plus nombreux à se lancer jeunes (en 2002, 2% des candidats au Prix avaient créé ou repris une entreprise avant 35 ans ; en 2011, ils étaient 63%).
  • Les entreprises candidates au Prix de l’Entrepreneur sont bien plus grandes aujourd’hui qu’elles ne l’étaient il y a 20 ans. De quelque 200 employés, l’effectif moyen est passé à 640.
  • L’expérience acquise pendant leurs études et à un poste salarié joue un rôle primordial dans leur succès futur.
  • Les secteurs dont sont issus les entreprises candidates ont, à l’image de l’économie française, évolué : la part des entreprises de services passe de 23 à 44% et celle des sociétés de technologies de 3% à 16%.
  • L’innovation reste le premier facteur de leur succès, du lancement d’une entreprise à son développement.
  • Pour une majorité d’entrepreneurs, l’expansion internationale reste un but à atteindre. Et en ce sens, l’augmentation du coût du travail en France, sur la période observée, pénalise fortement les entrepreneurs en France et constitue un frein à la compétitivité de l’économie nationale et à l’emploi.
  • Mais pour tous, le financement de leur entreprise reste un défi majeur, de la création au développement.

L’observation assidue de cette population d’entreprises de croissance permet, par extension, de tirer des enseignements pour l’ensemble de la sphère entrepreneuriale française. C’est ainsi que se pose de façon de plus en plus prégnante, au regard du bassin d’emplois que représentent ces entreprises, la question du renouvellement des générations d’entreprises.

Pour Jean-Pierre Letartre, Président d’EY en France : « Il est important de créer, en France, un écosystème favorable, et par écosystème, nous entendons : un équilibre entre confiance et prise de risque qui soit favorable au développement des entreprises moyennes en France. Cela implique la stabilité et la prévisibilité réglementaire et fiscale, d’une part et, d’autre part, une culture positive vis-à-vis de l’entrepreneur. »

Et Jean-François Royer, associé EY, responsable du programme du Prix de l’Entrepreneur de l’Année d’ajouter : « Promouvoir l’esprit d’entreprendre en France, c’est précisément la raison qui a poussé EY à organiser, depuis 1993, en France, le Prix de l’Entrepreneur de l‘Année. »

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Note méthodologique :
A l’occasion des 20 ans du Prix de l’Entrepreneur, EY a souhaité analyser de manière approfondie l’évolution des entreprises candidates et de leurs dirigeants depuis la création du prix en 1993, en collaboration avec la Chaire Entrepreneuriat de l’ESCP Europe.

Afin de mettre en lumière les facteurs clés de leurs succès entrepreneuriaux, et pour mieux comprendre les problématiques spécifiques qui sont les leurs, EY a exploité les données régionales et nationales des candidats au Prix de l’Entrepreneur de l’Année depuis 1993 (avec une année de décalage entre la participation au Prix et l’année de référence utilisée pour les chiffres clés : ainsi, les données analysées pour les candidats de 2011 sont les chiffres de 2010).

Pour mettre en regard les tendances passées et actuelles, ces analyses ont été complétées d’une enquête en ligne et d’entretiens qualitatifs réalisés en mars 2012, à partir d’une liste de 30 questions. 91 dirigeants d’entreprises parmi les anciens candidats au Prix, ont répondu à cette enquête. Une dizaine d’entretiens qualitatifs ont en outre été menés auprès d’anciens lauréats, permettant d’éclairer les principales tendances.
Pour les besoins de l’analyse, des sources complémentaires reconnues ont également été utilisées, notamment les publications d’OSEO.

L’étude s’est naturellement enrichie de la connaissance d’EY et de son observation assidue du monde des entrepreneurs, en France et ailleurs, grâce notamment aux travaux réalisés dans le cadre du Baromètre EY sur l’entrepreneuriat dans les pays du G20, publié en octobre dernier.

Qui sont les participants au Prix de l’Entrepreneur ?
Pour être élu Entrepreneur de l’Année, il faut au préalable que l’entreprise candidate figure au Top 100 des entreprises les plus dynamiques et performantes de France. Etabli par le magazine L’Entreprise et publié tous les ans, ce classement recense les entreprises qui conjuguent avec brio croissance et rentabilité. Le candidat doit être dirigeant depuis au moins trois ans d’une entreprise :

  • dont le capital n’est pas détenu à plus de 50 % par un groupe,
  • dont il est actionnaire à hauteur de 10 % minimum (directement ou indirectement),
  • qui affiche une croissance cumulée sur les quatre derniers exercices :
    • d’au moins 20 % pour un chiffre d’affaires compris entre 10 et 100 millions d’euros,
    • d’au moins 15 % pour un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros,
  • dont la rentabilité est d’au moins 3 % (résultat courant avant impôt) sur le dernier exercice.

Afin de s’ouvrir aux champions de demain, le Prix intègre également des critères spécifiques pour les "Entreprises d’avenir" : exister depuis huit ans maximum ; avoir réalisé un chiffre d’affaires d’au moins 1 million d’euros sur le dernier exercice, ou une levée de fonds du même montant depuis la création de l’entreprise ; être dirigeant actionnaire à hauteur de 10 % minimum.