Baromètre EY de l’attractivite du site France 2013

  • Partagez

Les investisseurs lancent un « dernier appel » pour une France plus attractive et plus en phase avec la mondialisation

LE ROYAUME-UNI ET L’ALLEMAGNE, PAYS LEADERS DE L’ATTRACTIVITE EUROPEENNE, DISTANCENT LA FRANCE (EN 3EME POSITION), NOTAMMENT AUPRES DES FUTURS CLIENTS DE L’EUROPE QUE SONT LES INVESTISSEURS PROVENANT DES BRIC

Baromètre EY de l’attractivité du  site France 2013
Consultez l’étude
Baromètre de l'attractivité de la France 2013 en ligne

Paris-La Défense, le 5 juin 2013, L’attractivité de la France a marqué le pas comme le souligne la 12ème édition du Baromètre EY de l’attractivité du site France 2013, « France : dernier appel », présenté lors de la conférence The State of the European Union*, à Bruxelles, le 6 juin prochain.

La France enregistre une baisse de 13% du nombre d’implantations internationales (471 en 2012 contre 540 l’année précédente). Néanmoins, elle conserve sa 3ème place, derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne. Plus en phase avec l’économie mondiale, ces deux pays connaissent une hausse des implantations accueillies sur leur territoire (697 en 2012 contre 679 en 2011 pour le Royaume-Uni ; et 624 en 2012 contre 597 en 2011 pour l’Allemagne). Sur le plan des créations d’emplois, l’ensemble de ces investissements internationaux a généré 10 542 postes en France en 2012 (contre 13 164 en 2011, soit une baisse de 20%).

Une France distancée par le Royaume-Uni et l’Allemagne, destinations préférées des investisseurs émergents et des industriels

Dans ce contexte de crise, qui affecte la totalité des investissements étrangers mondiaux (1 300 milliards de dollars en 2012 contre 1 500 milliards en 2011), l’Europe ne subit qu’une baisse limitée du nombre de projets réalisés (3 797 implantations en 2012 contre 3 907 en 2011, soit une diminution de 2,8%). Cette relative « tenue » de l’attractivité européenne ne profite néanmoins pas à la France qui se voit distancée par les deux leaders puissants que sont le Royaume-Uni et l’Allemagne, particulièrement auprès des investisseurs en provenance des BRIC (14 projets accueillis en France en 2012 contre 70 par le Royaume-Uni et 63 projets pour l’Allemagne).

Par ailleurs, si la France reste sur la première marche du podium européen en nombre d’implantations industrielles, celles-ci accusent un fort recul (de 170 projets en 2011 à 127 projets en 2012 soit une diminution de 25%) et peinent à se transformer en emplois (la France ne se classe qu’en 13ème position en termes d’emplois créés, avec 3 605 postes en 2012 contre 7 785 l’année précédente). Une performance décevante que l’on retrouve pour les projets de R&D. Sur ce point, malgré les efforts et les dispositifs déployés, la France perd sa seconde place et figure désormais en 3ème position (26 implantations), derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne (respectivement 54 et 31).

« Si le Royaume-Uni et l’Allemagne sont considérés comme des destinations de rang mondial, les investisseurs étrangers pourraient désormais classer la France parmi les localisations secondaires, aux côtés de l’Italie et l’Espagne, avec le risque de la voir réduite à un rôle de puissance moyenne. Cette image d’un pays désynchronisé du tempo global, tenté par le repli sur lui-même, est malheureusement alimentée par le pessimisme français », observe Marc Lhermitte, associé EY Advisory, et auteur du Baromètre.

Toutefois, dans ce contexte, on notera la position de la France comme destination privilégiée des investisseurs américains en Europe, notamment dans les secteurs du numérique, de la vente et du marketing. Avec 138 implantations ou extensions en 2012 (contre 124 en 2011) et 4 474 emplois créés cette année (2 380 en 2011), elle devance même l’Allemagne sur ce terrain. Les investisseurs appellent donc la France à réagir, et cet appel témoigne de leur intérêt toujours perceptible envers notre pays et ses atouts.

L’appel des investisseurs à la France afin qu’elle joue pleinement son rôle dans la mondialisation

Les résultats du Baromètre 2013 mettent en lumière un décalage dans la confiance dont témoignent les investisseurs : parmi les entreprises interrogées et non implantées en France, seules 9% voient l’attractivité française se détériorer dans les cinq années à venir, alors que cette proportion atteint 34% parmi les entreprises déjà installées en France.

« Les résultats du Baromètre indiquent clairement que les investisseurs étrangers adressent un dernier appel à la France. Le regard porté sur notre pays qui provient de l’intérieur contraste avec la vision plus positive d’une France vue de l’extérieur par les investisseurs non implantés dans l’Hexagone. Les investisseurs internationaux semblent croire, davantage que les Français eux-mêmes, en nos atouts et en notre capacité de développement » analyse Jean-Pierre Letartre, Président d’EY en France.

Pour y parvenir, et devenir une partie prenante majeure de la globalisation, la France doit, selon les investisseurs interrogés,  lever les freins à son attractivité que constituent le coût du travail, la fiscalité et l’environnement administratif, juridique et réglementaire. Ceux qui maintiennent leur confiance (ils sont 64% en moyenne) plébiscitent le niveau de ses compétences et de la qualité « made in France », ainsi que sa position de barycentre européen servie par des infrastructures jugées satisfaisantes. Ils affirment également - et ce sont là des éléments différenciants qu’ils nous invitent à mettre en avant - que l’innovation (33%), l’esprit d’entreprise (30%) et une meilleure spécialisation sectorielle (30%), pourraient constituer des facteurs du rebond français.

Ils suggèrent, enfin, que la France peut trouver au plan local les ressorts et les solutions qui ne se sont pas encore révélés au plan national. En témoigne la dynamique des territoires français, à commencer par l’Ile-de-France (2ème région européenne d’accueil des investissements directs étrangers derrière le Grand Londres), mais aussi Rhône-Alpes, Aquitaine, Nord-Pas-de-Calais, Midi-Pyrénées ou Pays-de-la-Loire qui figurent également en haut du classement des régions françaises

« En investissant dans des infrastructures numériques et logistiques, des pôles universitaires rénovés, des espaces d’activités adaptés aux besoins des entreprises, grandes agglomérations et régions ont su intégrer, localement, cette logique « extra-muros », nécessaire au rebond de la France » conclut Marc Lhermitte.

 

Note méthodologique :
Le baromètre 2013 de l’attractivité du site France s’articule autour d’une double analyse :

  • d’une part, l’analyse des grandes évolutions des flux d’investissements étrangers en Europe et en France. La base de données « EY European Investment Monitor 2013 » recense le nombre d’implantations sur site. Pour les besoins de l’analyse, des sources complémentaires reconnues sont également utilisées : CNUCED, Eurostat, INSEE, Xerfi...
  • d’autre part, l’analyse de la perception et des attentes des grands décideurs internationaux à travers une enquête conduite par l’institut CSA qui interroge par téléphone les décideurs internationaux selon le système CATI – Computer Assisted Telephonic interviews.

Du 21 février au 4 mars 2013, ce sont 212 dirigeants d’entreprises qui ont été interrogés, dans 25 pays différents et dans 3 langues. L’échantillon des entreprises interrogées est issu de diverses origines géographiques, mais en grande partie (50 %) d’Europe occidentale. Ces entreprises de tailles variées par leur chiffre d’affaires et représentées par des postes divers offrent un reflet pertinent du tissu économique français et de ses grands secteurs d’activité.

Méthodologie de recensement des implantations de projets et des créations d’emplois

Depuis 1997, EY, en partenariat avec le cabinet Oxford Intelligence, recense le nombre d’implantations de projets d’investisseurs étrangers sur chaque territoire, prenant en compte uniquement les annonces publiques et fermes d’investissements porteuses de créations d’emplois nouveaux.

D’autres méthodes peuvent être utilisées pour le recensement de ce type de projets, comme celle de l’Agence Française pour les Investissements internationaux (AFII). L’AFII recense, en plus des emplois créés, les emplois « maintenus » par les investisseurs étrangers en France. De plus, elle présente les créations et les sauvegardes d’emplois projetés sur 3 ans, alors que l’EIM se concentre sur les données au démarrage des projets et ce, dans tous les pays européens. Enfin, l’écart s’explique par la nature des projets retenus par l’AFII qui ne le sont pas forcément par l’EIM (hôtellerie, distribution, restauration...).
Globalement, les tests de qualité et les croisements réalisés auprès des entreprises pour la constitution de la base de données EIM permettent de garantir un niveau d’exhaustivité et de comparabilité unique en Europe.

Cette publication présente une synthèse d'éléments dont la forme résumée a valeur d'information générale. Elle n'a pas vocation à se substituer à une recherche approfondie ou au jugement d'un professionnel. Ni EYGM Limited, ni aucun autre membre de l'organisation mondiale EY ne pourra être tenu pour responsable d'un dommage occasionné à quiconque aurait agi ou s'en serait abstenu en fonction de son contenu. Pour toute précision utile consulter le professionnel approprié

EY :

-  Audit | Conseil | Fiscalité & Droit | Transactions
-  Notre positionnement, notre engagement

EY est un des leaders mondiaux de l’audit et du conseil, de la fiscalité et du droit, des transactions. Partout dans le monde, nos 167 000 salariés associent nos fortes valeurs communes à un ferme engagement pour la qualité. Nous faisons la différence en aidant nos collaborateurs, nos clients et tous nos interlocuteurs à réaliser leur potentiel.

EY désigne les membres d'Ernst &Young Global Limited, dont chacun est une entité juridique distincte. Ernst & Young Global Limited, société britannique à responsabilité limitée par garantie, ne fournit pas de prestations aux clients.
EY est une marque déposée au niveau mondial.

Retrouvez plus d'informations sur notre organisation : www.ey.com/fr